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 Name's Alice. 'Kay. I'm gone, now. See ya. — R U ready ?

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MessageSujet: Name's Alice. 'Kay. I'm gone, now. See ya. — R U ready ?    
Mar 26 Avr - 22:06

Alice Morphee Blackbullet
seize yo ♦ masculin ♦ américaine ♦ dont know yet ♦ the devil ♦ étudie à la maison
A Iteku : Yooo ! Intéressé par moi, hein ? Je sais, personne ne peut s'en empêcher. C'est parce qu'on dirait que je viens d'un autre monde, c'est pour ça. Et puis, il y certainement un milliard de choses dont personne n'est jamais sûr me concernant. Mais je vais une gentille petite poupée avec toi, et te dévoiler mes secrets. Tout d'abord, je suis un peu excentrique. Je pense que ça se voit autant dans ma routine que dans d'autres points comme la couleur de mes cheveux, mon style vestimentaire. Mais s'il faut vraiment commencer quelque part, commençons par mes cheveux, tiens. De base blonds, je passe un temps fou tous les matins à les teindre à l'aide de teintures temporaires. Mes préférées sont la rouge, la rose et la bleue ! Quand j'ai la foi, je pousse le vice encore un peu plus loin, et je les teins de deux couleurs, généralement l'une sfondant dans l'autre vers mes pointes. Le rouge vers le jaune ou l'orange, le rose vers le violet, le bleu vers le vert, des trucs comme ça quoi. Toujours dans tes tons très flashy, bien sûr, parce que j'aime me faire marquer. Ce qui, vous vous en doutez, est appuyé par un style de petit métalleux, punk ou punk lolita. Oui, vous ne rêvez pas, je viens bien de dire "lolita". Comment ça je suis un garçon ? J'suis au courant ! J'aime juste beaucoup m'habiller avec des vêtements de nanas, qui sont milles fois plus colorés et confortables. Et puis, quoi que vous en disiez, vous ne pourrez pas vous empêcher de me trouver adorablement mignon quand vous me verrez agiter les froufrous de ma robe. Même si je suis très féminin, avec mes papas (stay tune, j'expliquerais ce point un peu plus loin), je m'habille de façon un peu plus masculine, qu'on ne leur fasse pas de commentaire sur le fait de balader un p'tit mec en jupette. Les gens ont des pensées malsaines pour peu ! Du coup, en tournée avec eux, j'opte le plus souvent pour un tuxedo un peu personnalisé. Même si pas mal e gamins se fichent de moi à cause de ça, mes papas me surnomment "petite fée" parce que je confectionne moi-même mes vêtements et mes accessoires, et que j'ajuste toujours les trucs dans lesquels ils peuvent pas passer parce que ce sont de beaux bébés. Même si ces cons ont la vilaine tendance à tout oublier, moi, j'suis là pour tout gérer. Je m'entends bien avec leur manager, qui a fini par me donner le rôle de mascotte/assistant, parce que je n'oublie jamais rien, que je suis très organisé et méthodique.

J'ai aucune honte à parler comme ça de mes pères. Primo, vous l'aurez certainement deviné : aucun n'est mon père biologique. Secundo, ils m'ont toujours dit que je pouvais dire tout ce que je voulais du moment que ce n'était pas impertinent. Enfin, tertio, j'ai été à une drôlement bonne école, avec leur vocabulaire de charretier ! Si j'ai un visage d'ange, des traits de poupon, et que je suis votre adorable p'tit gars avec mon pauvre petit mètre cinquante-trois, je n'en reste pas moins un mec qui a été élevé entre deux bières, deux galipettes et quelques notes. Mes pères sont familiers, ils en imposent, et j'ai appris à tenir leur réputation en m'affirmant. Je ne laisse personne me marcher sur les pieds, et si quelqu'un me tape sur le système : je le fais comprendre. Je n'ai jamais hésité à me battre, quand c'était nécessaire. La raison la plus courante de mes bastons restant encore que des p'tits cons s'amusent à dire que j'étais jamais qu'un rejeton récupéré par des trous duc alcoolisés et qui sacrifiaient des vierges au nom de Satan. Certes, les chansons d'mes daddy parlent quelque fois de forces obscures, ou de conneries du genre, mais aucun ne prend ça au sérieux. La plupart sont même chrétiens et m'ont élevé là-dedans ! Sauf cas exceptionnel, le brassard qu'on m'a passé, qui est un peu le symbole du groupe d'mes papas, il est toujours à l'endroit. Donc avec l'esprit vers le haut. Si ça c'pas une preuve ! En fait, la plupart du temps, quand je le renverse, c'est surtout pour embêter le papa avec lequel je vis. J'suis comme ça, j'adore jouer avec les nerfs des gens pour voir jusqu'où ça peut aller, simplement parce que ça m'amuse. En revanche, je ne suis pas un sombre connard. J'ai jamais été "trop" loin. J'me suis toujours arrêté avant de faire du mal psychologiquement à qui que ce soit. J'suis parfaitement au courant que les complexes, les peurs, ou ce genre de trucs, ça bloque complètement nos idées, et que ça serait dégueulasse de jouer avec ça.

Je sais que j'ai l'air d'un p*tain d'enfant pourri gâté qui aime faire chier son monde. Mais je suis pas "que" ça. J'embête les gens parce que j'aime pas les voir bloquer sur un truc, les voir galérer, ou pas assumer une connerie. Y'a des gens qui souffrent, quand quelqu'un assume pas qu'il a merdé. J'enfonce des portes, je frappe parfois des trucs qui font chialer, mais c'est surtout parce que j'trouve que le monde a du oublier ses balls dans un coin. J'pourrais vomir sur ceux qui font leur tapette et qui contournent les problèmes, qui pensent que tout se résout avec de l'intelligence. Des fois, une bonne droite, c'est le seul truc qui peut raisonner quelqu'un. Et s'il faut que je passe pour un buffle parce que personne d'autre veut bien le faire, qu'ils sont tous trop bien à pouvoir se regarder dans la glace en se mentant, moi, j'veux pouvoir dormir en paix, me dire que j'agis pas simplement parce que ça m'éclate. Je ne fais que très rarement des trucs sans qu'il y est une explication derrière. De toutes façons, même si je suis très énergique, j'ai envie de faire tellement de choses qu'en général j'en fais jamais la moitié. La preuve : j'voulais faire percer mon oreille droite trois fois. Bah au final je l'ai fais que deux fois. J'ai pas tenu en place, comme toujours. Du coup, j'en profite pour préciser, du coup, mon oreille droite est percée deux fois, et la gauche une seule, mais à l'hélix. Enfin, ça se voit pratiquement pas, en fait. C'est très souvent cacher par mes cheveux, qui m'arrivent sous les fesses. Allez. Je vous en prie. Imaginez donc l'erreur que c'est, tous les matins, pour les coiffer... C'est pour ça que je laisse faire papa, quand il a le temps. Même s'il en abuse clairement en me coiffant toujours comme une gonzesse.

J'suis capricieux. Et je m'en porte bien. J'ai l'habitude qu'on me cède plus ou moins tout ce que je veux, parce que mes papas n'ont pas toujours le temps de s'occuper de moi. Je suis le genre de gamin qui va se balader dehors à minuit, qui fumera à l'occasion, qui frottera sa tête contre la poitrine de quelques fans qui auront envie de me tirer sur les joues parce qu'elles sont "toutes rondes c'est trop cute!". Je sais qui je suis, je connais mes atouts, et j'en joue beaucoup pour toujours obtenir ce qui me fait envie. Parfois, voire souvent, j'utilise mes propres moyens. Mais quand il faut un accord parental, là je bats des cils (allez résistez à mes beaux yeux bleus, même si je porte le plus clair du temps des lentilles de contact d'un peu toutes les couleurs) auprès de l'un de mes papas, après avoir évaluer lequel sera le plus enclin à me céder ma petite folie du moment. Mes pères sont laxistes, très ouverts, il m'autorisent plus ou moins tout du moment que je ne me mets pas en danger, du moment que je préviens où je suis, ce que je vais faire, à quelle heure je vais rentrer. De toutes façons, en général, quand on me reconnait (ce qui n'est pas bien difficile vu mon style pas du tout adapté au Japon), on vient pas de tirer par les plumes. Je suis leur "beauté", leur "petit prince", et mes papas plaisantent pas quand il s'agit de mon bien-être. Même s'ils sont pas toujours d'accord, que je dois souvent jouer le médiateur, ils sont unanimes sur le fait que le premier qui me fait mal va pouvoir compter ses dents. Je joue beaucoup aussi sur ce fait, sur celui d'être sur-protégé, et je n'hésite donc pas à chercher les ennuis encore plus ouvertement quand mes protecteurs sont dans les parages. Malgré de vous paraître certainement une p'tite tête de con, je suis pas le genre de gars qui va tirer une camarade de classe par les cheveux. De toutes façons, je ne vais pas à l'école. Comme on bouge beaucoup, j'étudie "à la maison", ce qui n'est pas aussi compliqué que ça en à l'air quand on sait organiser son emploi du temps et toujours être respectueux dans ses dead-line. De temps à autres, j'ai même quelques heures d'avance, du coup je me permets de jouer d'la gratte avec papa !

En Noerphilie : Que dire sur ma tronche de l'autre monde ? Déjà, que quand je me suis vu pour la première fois, j'ai certainement frôlé la crise cardiaque. Hoy, mec, j'ai quand même perdu mes pokéballs ! Je suis plus "différent", nan nan, je suis carrément "différente" ! Mais à bien y réfléchir, sur le long terme, ça ne me dérangera peut-être pas plus que ça. Je veux dire, ça surprend, mais c'est plutôt cool. C'cute, une nana. Surtout que, niveau True Self en Noerphilie, je crois que je tape dans le haut niveau de kawaii-attitude. Physiquement, mentalement, il n'y a pas grand-chose de moi qui persiste. Foncièrement, c'est le "moi" que vous ne verrez jamais à Iteku. Le vrai moi. Je me demande si je dois commencer à parler de moi au féminin, du coup, maintenant... Bah, allez, je m'adapte ! En Noerphilie, psychologiquement, je suis beaucoup plus serein, heu sereine. Gentille, douce, je suis timide, introvertie, et communique relativement peu, parce que je ne suis plus aussi confiant par rapport à mes mots. Il m'arrive encore, bien sûr, de lancer des piques, mais c'est en général plus pour que les autres gardent la tête froide qu'autre chose. Je ne suis pas foncièrement méchant là-bas non plus. Je panique vite, à la moindre bourde que je fais, et m'agite pour un rien de droite à gauche. Et quiconque sera plus grand que moi m'impressionnera beaucoup, dans un sens effrayant comme admiratif. Heureusement pour moi, je ne change presque pas de personnalité en présence de mes proches en Iteku, je suis différent plutôt avec les inconnus. Intrigué par les créatures de la Noerphilie, je demeurerais bon explorateur, et un véritable passe-partout du fait d'avoir rétrécis au lavage semble t-il. Eh ouais ! Maintenant, je suis à la limite du chibi. D'un mètre cinquante-trois, je suis passé à un riquiqui mètre quarante tout rond, comme mes joues. Malgré cette taille peu avantageuse, le fait d'avoir une force encore diminuée, je contre-balance ce fait avec un esprit doté d'une grande capacité d'analyse, de réflexion, qui font toutes deux de moi un leader né. Si la situation le nécessite, je ne ferais preuve d'aucun remord, d'aucun favoritisme, et n'hésiterait pas à sacrifier quelques personnes pour le bien du groupe. J'ai bien dis "le groupe", parce que je ne peux pas totalement compenser mon manque de force par mon intelligence, ce qui fait que je me vois obligé, ou obligée si tu préfères, à me trouver un groupe.

Mais bon, à priori, ça risque pas d'être trop trop difficile, étant donner mon adorablitude. Oui, ce mot n'existe pas. Juste : comment me résister ? Je veux dire, à Iteku, je plais déjà à pas mal de personnes, parce que j'ai une apparence divinement androgyne, que je suis la petite princesse d'un groupe de métal connu. Mais en Noerphilie, c'est pire encore ! j'ai pas besoin d'une réputation, d'un nom populaire, juste besoin d'être giga méga supra mignonne ! Et c'est ce que je suis ! Un mètre quarante de cuteness, de looongs cheveux roses, de grands yeux assortis, de bouille toute ronde dont on adorerait tirer les joues parce qu'elles ont l'air toutes guimauves, et de voix de lolita comme on les aimes ! Et puis, j'ai toujours ce côté pieux, et non pas pieu, avec mes piercings aux oreilles, de grosses barrettes en forme de pentacles sur la tête. Et des cornes. Oui, bon, ça, je m'y attendais pas franchement. Mais j'ai des cornes. Des punaises de cornes. Je crois que, en réalité, je suis tellement "étrange" qu'on pourrait certainement me prendre pour un persona. Alors que, je vous jure, j'en suis pas un du tout. En Noerphilie, becase why not, je me balade pieds nus, ou je m'arrange pour qu'on me porte, ce qui me permet alors de dormir sur le dos des gens et de me reposer des milles questions qui se baladent dans mon esprit. Malgré d'avoir un air terriblement enfantin, je garde ma capacité mentale, bien que mon caractère soit plus "honnête", et me demande donc activement ce qu'on a gagné les promoteurs de ce nouveau monde, au bout du compte ? J'ai entendu parler des disparitions, d'ailleurs. Et si elles ne semblent inquiéter personne, j'ai pas envie que mes papas paniquent parce que du jour au lendemain on aura perdu ma trace. Qu'il faille ou non que je marche sur les plates bandes des autres, sur ce point, je ferais tout pour retrouver ceux portés disparus. Non pas que je me pense une justicier, ou une justicière, mais bien parce qu'ils doivent en savoir plus que nous, assez en tout cas pour que ce monde singulier les aient réduits au silence.

QUALITÉS

♦ ambitieux ♦
♦ énergique ♦
♦ méthodique ♦
♦ franc ♦
♦ affectueux ♦
DÉFAUTS

♦ susceptible ♦
♦ arrogant ♦
♦ capricieux ♦
♦ calculateur ♦
♦ critique ♦
True Self

Nom : Mosh pit.
Description
Es-tu déjà allé à un concert de métal, et assisté à un mosh pit ? J'espère pour toi qu'nan ! Même s'il y a des règles, qu'on va te répéter qu'il y a du respect, que personne va frapper directement personne, si tu crois ça, c'est que t'es qu'un bon gros abruti. Ça se fait au rythme de la musique, mon coco. Et les infirmeries sont pleines à claquer après. Et c'est pas parce que tout le monde a la chi*sse, si tu veux mon avis. Mais concrètement, mon pouvoir il a quoi à voir avec tout ça ? Je peux tout simplement provoquer des mosh pit, et du genre bien hardcore, de ceux qui vont te gueuler que tu peux tabasser ton voisin en dansant. Mouline des bras, des jambes, cours un peu dans tous les sens, tu fais ce que tu veux. Y'a des mouvements, de base, avec des noms et tout, mais là, avec moi, ça sera juste Babylon niveau organisation. Un beau " Mooosh piiiit ! " et voilà que tu ne peux pas résister à l'idée de te foutre sur la tronche avec les autres. Bon, par contre, okay, c'est totalement anarchique. Mais il faut bien ça, si on veut faire le plus de dégâts possibles. Allez. Parce que c'est fun. Et pour la forme... Moooooosh piiiiiiiiit !
Toute ma vie, je me suis demandé ce que j'étais censé faire. Si je n'étais pas juste une sorte de poids pour mes proches. Abandonné, rejeté, je crois que, de mon vivant pourtant, je suis passé par toutes les phases d'acceptation de la mort. Mais à cet instant bien précis, face à l'écran qui parlait d'un monde nouveau, je me suis senti comme "puissant". Je me suis senti à l'aube d'un nouveau jour, comme si tout de cet environnement m'appelait à le découvrir. C'était terriblement tentant mais, encore un peu embrouillé par la barrière du langage, moi qui galérais encore avec le japonais, j'ai réussi à m'enfuir de l'emprise hypnotique de l'annonce. J'ai levé la tête vers papa qui laissait cramer la clope à son bec. Je lui ai mis un coup de coude, sans vergogne, dans les côtes, pour le réveiller, et il a baissé la tête vers moi. Il pensait comme moi. Ça avait l'air d'être giga excitant. Mais giga dangereux, aussi. Et si les médias se foutaient juste de nous ? Et s'ils attendaient juste d'se gosser en nous voyant précipiter nos paluches dans des écrans ? Il fallait que j'en ai le coeur net. J'ai pris la main de papa, et je l'ai fixé.

- Vas-y., lui lançais-je, sans confiance.
- Hum ?
- Mais vas-y ! Mets ta main dans l'écran !
- Et pourquoi tu ne l'ferais pas toi-même, Courage le chien froussard ?
- Parce que, là, moi, j'suis une flipette, voilà. Et que si j'le fais, j'vais mourir.
- ... Donc tu veux que je meurs, Alice ?
- Rho mais vas-y, bord*l ! Pose tes castagnettes sur la table et fiche ta main là-d'dans, dad !
- Hum. 'Kay. Whatever.

Il m'a fixé, longuement. Il y croyait qu'à moitié, lui aussi, à cette histoire. Mais, au final, mieux valait l'air ridicule en essayant d'être prit pour des cons en essayant pas. J'avais pas envie de m'faire dessus à chaque fois que j'allais nettoyer une poussière sur mon écran en pensant qu'il allait m'avaler. Il a avancé la main, un peu, et puis l'a jeté sur l'écran. J'ai hurlé, parce qu'il m'avait prit de court, et puis, façon aspirateur possédé, l'écran nous a tiré vers lui. J'ai hurlé plus fort, j'ai tout bonnement gueulé. Et puis ça a été le grand vide. Plus rien? Plus d'son, plus d'image. J'étais une punaise de télé pétée.

J'ouvre les yeux, petit à petit. La lumière est trop vive, ça me pète la rétine c'te connerie. C'est blanc. C'est... pur ? Une fois mes membres de nouveau alimentés correctement en sang, je me redresse, d'un mouvement large, et tourne vivement la tête. Papa ?! Je soupire, doucement, en le voyant assit un peu plus loin, sa cigarette toujours aux lèvres, même si elle s'est éteinte. Comme il a l'habitude d'arracher le filtre, elle est genre méga courte, maintenant. Et il n'a pas l'air d'apprécier. En remarquant que je suis revenu à moi, il tourne la tête, les yeux un peu plus ronds, et puis se lève pour se rapprocher et appuyer sa main sur ma tête, caressant vigoureusement. Je gonfle les joues, en bougonnant, mais la "réalité" me frappe malgré tout. On est plus à la maison. Et tout, autour de nous, à l'air de sortir d'un Final Fantasy.Il ne dit rien, jugeant les environs, et je soupire finalement encore, un peu découragé.

- Alors c'était vrai, ils ont pété une durite.
- Ouais. On dirait bien, princesse. Tu veux explorer ? En évitant les miroirs, of course.
- Oui s'tu v- Hein ? Quoi, les miroirs ?
- Disons que tu m'as l'air un peu... Différent, princesse. Je devrais peut-être carrément dire "différente" ?

Je sursaute. Il me faut une vitre ! Un truc qui me montre mon reflet ! Je cours un peu partout, grimaçant parce que le sol me pique les pieds. Déjà. D'où ils sont nus, hein ? D'où j'me balade comme ça ? Où sont mes docks ? Je fini finalement par parvenir à une sorte de décoration en verre, derrière laquelle s'écoule de l'eau, et, voilà, je meurs. La bouche grande ouverte, comme si j'essayais de gober les mouches, les yeux écarquillés, je me laisse tomber sur le cul en reculant d'un pas maladroit. Nan. C'pas possible, ce délire. C'est quoi leur truc ? Une sorte de jeu vidéo avec un avatar ? Je retourne la tête vers mon père, qui hausse les épaules.

- Hoy, dad ! Pourquoi t'es pas différent, toi ?!
- Aucune idée, gamin. Quand j'suis rev'nu à moi, j'étais toujours le même. Et toi, t'étais comme ça. D'ailleurs, t'es toujours Alice ou..?
- Ah bah merci ! Ravi de voir que tu reconnais toujours ton fils, papa !

Et là, une phase. Un trou. Un blanc. Wait. Non. C'est juste pas possible. Je donne le dos à papa et, étrangement, me met à chouiner. Reprends-toi, Alice ! Je baisse l'espèce de culotte large que j'ai sur les gambettes, et manque de peu de tomber dans les vapes. Où sont mes pokéballs ?! J'vais faire comment pour tendre ma perche aux gens, hein, moi, maintenant ?! Je chouine plus fort, en remettant ma culotte longue en place, et puis vient me jeter dans les bras de papa qui, un peu décontenancé, me tapote le dos. Je suis une fille. Pour une raison qui m'échappe encore, maintenant j'ai plus mon service trois pièces. Et je suis clairement plus petit. Je dois dire "petite"..? Un peu perdu, je pleure un moment, parce qu'il faut que ça sorte, et puis finit par me calmer, fatigué. Fatiguée. Papa me soulève par le tissu dans mon dos, et me glisse sur le sien. Je passe mes bras à son cou, pour ne pas tomber, et me laisse porter, plus certaine de comprendre quoi que ce soit. Bon. On va relativiser. Moi qu'on a toujours traité comme une gonzesse, maintenant, j'en suis une. Au moins, plus de confusion. C'est dur à avaler. Mais ça pourrait être fun. Surtout que, à priori, on peut alterner entre les deux mondes tant qu'on ne meurt pas. Évitons le game over, du coup, hein. Papa avance, à priori lui il n'a pas changé d'un pouce, pour démarrer l'exploration. Il faut qu'on trouve un écran, pour rentrer à la maison. Glissant ma tête près de la sienne, je souffle lourdement.

- Faut trouver une télévision. Et à la rigueur, si on sait où y'en a une, comme elle devrait pas s'envoyer, on pourra mémoriser sa position et y revenir si on veut explorer ?
- Bonne idée, Sherlock. Mais, déjà, faut en trouver une.

On marche, enfin surtout papa, soyons d'accord. On marche beaucoup. On passe devant des gens qui discutent, des marchands d'une autre époque, on profite des paysages, de l'architecture. Ça fait très jardin radieux dans Kingdom Hearts, c'monde. Je penche la tête, après de longues minutes, et, sans trop savoir moi-même pourquoi, cherche un sujet qui puisse me rassurer, me rappeler le monde duquel on vient comme pour ne pas se laisser avaler par l'actuel.

- Hey, dad. Tu te souviens de quand tu m'as adopté ?
- Course. T'étais perdu. On a cherché tes parents pendant des heures, avec les autres couillons. Et finalement, quand on t'a amené à la police, ils ont dit que tu étais inconnu. T'as été quelques temps en orphelinat. Et puis quand j't'ai retrouvé, j't'ai adopté parce que tu m'aimais bien et que tu voulais jamais te décoller, tu restais accroché à ma jambe comme un chaton déses-...
- Ou-oui ! Bon, hein !, réponds-je rapidement, sentant le sang gagner mes joues sous la gêne. Mais j'y pense... Pourquoi tu m'as donné ton nom d'artiste, et pas ton vrai nom ?

Papa rigole tout bas, d'un air embêté, gardant une main sur ma cuisse pour me soutenir quand l'autre recale sa cigarette à ses lèvres, pour qu'elle ne tombe pas. Je dois vraiment être légère pour qu'il me balade comme ça, même si, bon, papa, ça a jamais été une brindille.

- Disons que, avec mon nom, t'aurais eu pas mal d'emmerdes, chaton. Et puis, quand je t'ai adopté, Blackbullet, comme c'était connu, ça a pas mal joué en ma faveur. Même si c'était aussi à mon désavantage.
- Hum, je vois le genre... Et pourquoi tu m'as appelé Alice, en sachant que j'étais un garçon ?
- Je devais être devin, à ce moment-là ! Regarde, maintenant, tu es une gonzesse !, me répond t-il en riant, me faisant gonfler à nouveau les joues.
- Papa c'est même pas drôle... Nan mais, sérieusement ?
- J'adorais Alice au pays des merveilles, quand j'étais môme. Et t'avais l'air d'être dans ton monde. Du coup, bah, ça m'a semblé plutôt évident que j'allais t'appeler Alice. Et puis, pour Morphee, c'est parce que p'tiot, quand tu pionçais avec moi, te regarder dormir ça m'endormait sec. Et puis, merde, c't'original, nan ?
- Ah bah oui, ça, c'est sûr, c'est original. Je suis un mec soporifique avec un prénom de fille. La grande classe !
- Mais pourquoi tu m'poses toutes ces questions, princesse ?
- J'sais pas... J'ai juste envie que tu me parles des trucs dont j'me souviens pas parce que j'étais qu'un bambin, t'vois. On a jamais vraiment eu l'temps de parler d'ces trucs-là, avec les tournées, les répét' et tout.

Papa s'arrête. Il me fait descendre de son dos, me repose au sol, et attrape ma main, comme je me souviens qu'il le faisait quand j'étais encore tout petit, en me souriant en coin. Il trouve ça drôle, hein ? Forcément, c'est pas mon genre, des crises de sentimentalisme comme ça. Mais ce monde me fait flipper, en fait. Je sais pas franchement où on est, si on peut parler aux gens sans risquer de finir en pots de compotes. Et puis tout autour à l'air d'avoir des airs de palais, avec des gens importants dedans. Je connais pas les coutumes, les uses, j'sais pas si les gens parlent la même langue, je sais même pas qui vivait ici dès le départ ou qui a fait la même belle connerie que nous en venant ici. Il y a des tonnes de gens autour, maintenant qu'on a rejoint le centre de la ville et, remarquant que je suis mal à l'aise, papa bifurque par une ruelle où nous nous asseyons, à l'ombre, très peu habitués à la lumière aussi puissante du jour.

- Bon. On fait une pause. Okay, princesse ?
- Ouais, je veux bien.
- Profitons-en. Ici, y'a pas de fans. Y'a pas de groupe non plus. On va parler, fiston.
- Parler ? De quoi tu veux qu'on parle ? J'veux juste rentrer à la maison, perso.
- Ouais, je sais. Moi aussi, mon grand. Mais c'est bien qu'on soit un peu au calme, non ?
- Hum... Ça veut dire que, pour le moment, j't'ai tout pour moi, daddy ?
- Oui, chaton. Alors. Tu veux me demander quoi ?

Je me rapproche, grimpe sur les cuisses de papa qui s'est installé en tailleur, et cale ma tête contre son torse, profondément content que nous ayons enfin de nouveau un moment pur se parler. Au final, ce monde, c'est peut-être pas si mal, s'il me permet de passer un peu de temps avec papa ! On devra pas s'absenter trop longtemps, mais ça ne nous empêche pas de rester un peu, pas vrai ? L'effervescence de la nouvelle va bientôt retomber, les gens exploreront et s'éloigneront, et on sera encore plus tranquille. Je frotte ma tête contre son torse, alors qu'il me caresse les cheveux, en soupirant d'aise.

- Tu te souviens la fois où le bus de la tournée à Londres a failli me zapper ? Vous avez paniquer, avec les autres !
- Oh oui j'm'en souviens. On t'as fais chercher partout. T'étais encore un môme, on a cru que quelqu'un t'avais embarqué.
- Alors que j'vous attendais à l'accueil ! Tu m'as toujours dis : " Si tu te perds, tu vas à l’accueil. Et tu fais les yeux doux aux hôtesses jusqu'à ce qu'elles te ramènent. " Alors bah j'l'ai fais.
- Moi j'ai dis ça ? Probablement, tu m'diras. C'bien mon style.
- Oh ! Oh et la fois où une dame m'a poursuivi jusque dans les loges !
- Je m'en souviens, de ça aussi. Il a fallu que Dan la remette à sa place, et puis qu'la sécurité intervienne ensuite.
- Elle arrêtait pas de hurler qu'elle allait couper mes cheveux pour se faire une perruque avec. C'était méga flippant !

Malgré le "mauvais" souvenir, je ris un peu, et papa aussi. On en a eu pas mal, des gens comme ça. Des lettres de menaces, aussi. Mais j'ai grandi dans cet univers, il me fait pas peur. Depuis que j'ai 5 ans, papa m'a toujours embarqué partout avec lui. En même temps, je lui ai pas trop laissé le choix. Soit je venais avec eux, soit je me laissais mourir en refusant de manger et de boire. Ils ont fini par céder, et toujours me garder une place. Je me souviens bien de notre rencontre, en réalité. Je ne me souviens pas des détails, pas de la date, de l'heure, mais je me souviens très bien de sa main qui s'était posé sur ma tête, tellement grande et chaude, et de sa voix de velours qui m'avait dit que tout irait bien. J'aime mes papas ! Tous les hommes du groupe sont des amours avec moi ! Mais j'aime papa plus que j'aime qui que ce soit sur Terre, parce qu'il ne m'a jamais laissé derrière lui. Plus le groupe avance, plus ça devient difficile pour lui de me consacrer du temps, mais il est toujours là, tous les matins, à me laisser des p'tits mots qui me souhaitent une bonne journée. Papa non plus, il aime pas les démonstrations de sentiments, ça le met mal à l'aise. Mais il me prouve, tous les jours, qu'il est fier de m'avoir adopté, de m'avoir comme fils, et qu'il m'aime lui aussi énormément. Pendant des années je l'ai gonflé en venant dormir dans son lit, parce que j'avais peur du noir dans ma chambre, et la presse et les médias se sont mit à dire des horreurs sur lui. Pendant longtemps, on a entendu parler du fait que des hommes adultes, avec des histoires troubles, s'occupaient d'un petit garçon toujours habillé comme une fille, et que parfois celui-ci dormait avec eux. Mais ils ne m'ont jamais fait le moindre mal. Et le premier qui m'en faisait, il le payait très cher.



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MessageSujet: Re: Name's Alice. 'Kay. I'm gone, now. See ya. — R U ready ?    
Dim 1 Mai - 11:36

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MessageSujet: Re: Name's Alice. 'Kay. I'm gone, now. See ya. — R U ready ?    
Lun 2 Mai - 22:12

Je n'ai absolument rien à dire sur cette fiche ! tout est parfait ! Attention à ne pas suivre de trop longtemps le lapin blanc ! ~





Ton groupe va être attribué suite à cette validation! Tu peux dès à présent créer ta propre fiche de relations et faire ta demande de RP. Je t'invite à recenser ton pouvoir. Bonne journée à toi et encore bravo pour ta validation!
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Name's Alice. 'Kay. I'm gone, now. See ya. — R U ready ?

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