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 L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)

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MessageSujet: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Dim 31 Jan - 17:55

Nous étions le 31 janvier. Dehors la nuit tombait doucement, petit à petit. Bien qu'il n'était que dix-huit heures trente, le soleil partait déjà se reposer pour laisser place à sa consœur la lune... Les rues grouillaient de monde tous plus pressés que les autres... Une fourmilière... Voilà à quoi ressemblait Iteku en ce moment. Les écrans qui étaient omniprésents appelaient les gens à rentrer chez eux pour se poser devant la télévision ou encore entrer en Noerphilie... Mais il arrivait que certaines personnes ne répondent pas à cet appel, partant se cultiver ou simplement se balader, profitant des derniers rayons de soleil avant que celui-ci ne disparaisse jusqu'au lendemain...

C'est ainsi que nous nous trouvons dans l'aquarium d'Iteku nommé "Minami Aquarium" à l'intérieur se trouvaient divers poissons. Des petits, des grands, des beaux, des moches... Allant du plus petit combattant jusqu'à un grand requin blanc. Des raies, des soles, des carpes mais aussi des méduses, des anémones et des poissons-clown nageaient paisiblement dans les immenses bocaux de verres contenant des litres et des litres d'eau... L'ambiance était rêveuse, calme, détendue... Presque personne ne parlait, perdu dans la contemplation de ces petits êtres et aidé par la douce musique qui sortait à bas-volume des haut-parleurs situés dans les coins des pièces...

Les décors à l'intérieur du bocal variaient en fonction du type de poisson contenu à l'intérieur. Pour les poissons des profondeurs, un faible éclairage avec des rochers un peu partout, pour les poissons tropicaux, un décor rappelant les plus beaux lagons des îles paradisiaques... Au milieu de cet univers féerique se trouvait un jeune garçon. Ce garçon serrait un carnet de dessins dans ses mains et son crayon dépassait de sa poche... Ce garçon restait bloqué devant l'aquarium des petits poissons... Les poissons-clown, les chirurgiens bleus, les guppys... Toutes ces espèces nageant tranquillement comme si rien ne les affectait... Tous ces petits êtres vivants qui semblaient heureux... Cela fascinait le jeune garçon qui devait avoir quinze ans, pas plus...

Le garçon sortit de sa torpeur et colla son visage contre la vitre... Il sourit aux poissons avant de se mettre à parler seul... Sa voix enfantine et émerveillée semblait s'adresser à quelqu'un mais il était seul dans cet endroit...

-Shishio... Regarde comme c'est beau...

Comme nous pouvions nous y attendre, aucune réponse ne parvint aux oreilles de l'enfant... Mais il ne laissa rien paraître, il regardait toujours les poissons en souriant.

-Vous n'êtes pas libre pourtant vous semblez heureux... Quel est votre secret...

Cet enfant parlait aux poissons, il avait une petite mine, essayant de trouver une réponse à sa question sans réponse, restant sans bouger, le visage contre la vitre et les mains collées à celle-ci, ses yeux rivés sur ces petits êtres.


Dernière édition par Saoki Kangai le Mer 23 Mar - 20:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Dim 31 Jan - 19:10

Vendredi soir, enfin le week-end ! Il n’y avait rien de mieux dans la vie que le week-end ! Ça et le poisson à la crème anglaise. Pour fêter cette fin de semaine, Charles avait décidé de faire un petit détour sur le chemin de son appartement afin de se rendre dans le Minami Aquarium. Il ne s’y était encore jamais rendu, n’aimait pas particulièrement la vie sous-marine, (faut le comprendre aussi, à Cracovie l’océan c’est juste sur les cartes postales) et ne savait pas du tout à quoi s’attendre une fois là-bas, mais allez savoir, il avait envie d’y faire un tour. La façade du bâtiment était magnifique. Elle exprimait à la fois mélancolie et fascination, à la manière des Poèmes Saturniens. Le polonais lisait sans grandes difficultés les pancartes du bâtiment. Depuis son arrivée ici, sa maîtrise du japonais était devenue exemplaire. S’il n’avait pas eu ce faciès typiquement slave, personne n’aurait pu douter de sa véritable nationalité.  

Les couloirs sombres étaient complètement cernés par les immenses aquariums. Une musique douce installait une ambiance intimiste et feutrée, presque onirique. On se sentait ici comme dans un les caveaux de Paris, il faisait froid, humide, mais on y était presque happé par une sorte de force séculaire qui vous ouvrait le ventre pour en arracher votre substance et vous laisser là, à l’abandon, au milieu de milliers de crânes. Quelle délivrance. Il n’y avait pratiquement plus personne, le jour déclinait. Bien malgré lui, on entendait les pas de Charles raisonner dans les salles sombres. De ci de là, il admirait quelques poissons particulièrement colorés ou imposants. Il fut particulièrement attiré par un ravissant spécimen de poisson-clown. Pourtant paré d’un orange vivace, il n’attirait l’attention d’aucun autre poisson, et chacun continuait de faire sa vie comme il l’entendait. Le libraire soupira.

- Franchement… même les bêtes arrivent à supporter la différence des autres.

Un constat amer de la condition humaine. Pourtant Charles était pieu, il croyait en la bonté de l’homme.  La Bible elle-même disait « Cessez de juger les apparences, jugez avec équité. » Mais bien peu étaient ceux qui respectaient ces préceptes salutaires. Quel gâchis. Dans une démarche mécanique, l’immigré européen avançait mécaniquement entre les différents poissons. Il ne les regardait pratiquement plus, contrairement à tous les autres visiteurs. Il réfléchissait à vrai dire, se rappelant soudain pourquoi il voulait venir dans cet endroit. Rien n’était plus propice à la réflexion qu’un lieu aussi serein. Le temps lui-même semblait s’être arrêté pour admirer, quelques instants seulement, ces magnifiques créatures. Il n’y avait pas mieux pour se plonger dans ses pensées.

Alors que, physiquement, Charles était devant l’aquarium d’un ravissant poulpe à-demi enfoncé dans une jarre, son esprit était déjà beaucoup plus loin. Il se trouvait en lieu et place de la Révolution Léniniste de 1917. Son regard pétillant admirait les rebelles vaincre les soldats du Tsar. Malgré son enfance promptement libérale, Charles regrettait de ne pas être né un siècle plus tôt. Ses héros ne s’appelaient pas Super-man, Captain America ou encore Rambo, mais bien Lénine, Jdanov ou Youri Gagarine. Ces grands hommes qui propageaient un véritable idéal, presque naïf. Les préceptes du communisme étaient quand même merveilleux à l’époque : plus de classes sociales, plus de riches ni de pauvres, la véritable égalité… Ce devait être un rêve fantastique. Malheureusement, c’est resté à l’état de rêve… Plongé dans des souvenirs qu’il n’avait même pas vécus, le libraire entendit à peine cette petite voix, lointaine, légère, mais si puissante alors au milieu de la cohue révolutionnaire. Une voix d’enfant.

Charles secoua la tête, comme brusquement réveillé. Il lança un regard surpris vers la source de ce bruit. Un petit adolescent, vraiment juvénile pour son âge, contemplait d’un regard surpris quelques poissons exotiques. Il semblait parler à quelqu’un, mais il n’y avait personne. Quel étrange petit garçon, en plus de cela il parvenait à hurler en chuchotant, c’était en tout cas ce que Charles ressentait dans sa tête. La voix de ce gamin s’amplifiait dans ses oreilles, comme s’il était tout près de lui. Intrigué, le polonais s’approcha de ce petit être fasciné et fascinant. Il le regardait comme une curiosité, quelque chose d’étrange, mais d’une attirance inexplicable. L’enfant posa une question aux poissons. Et quelle question ! Charles sourit. Il était désormais juste à côté du garçon, mais il semblait ne l’avoir toujours pas vu.

- Mets un bébé dans une petite pièce, apprends-lui que le monde n’est pas plus grand que cela, et il se sentira comme la plus libre des créatures.  

Une réponse très alambiquée. Voyons comment réagira le petit homme.
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Dim 31 Jan - 20:12

L'enfant n'avait pas senti l'homme arriver, perdu dans sa contemplation. Ces êtres étaient fascinant..

- Mets un bébé dans une petite pièce, apprends-lui que le monde n’est pas plus grand que cela, et il se sentira comme la plus libre des créatures.

Cette voix le fit tourner la tête avant de voir un homme qui faisait environ la taille de Shishio... Il n'était pas japonais et cela se voyait... Blond, la peau claire et les yeux non bridés... Un européen... Ou un Américain mais plutôt européen. L'adolescent recula d'un pas afin de ne pas trop lever la tête, après tout, cinquante-cinq centimètres de différence n'était pas rien... Le jeune garçon posa son index sur sa bouche avant de demander.

- Dans ce cas, la vie n'est que mensonges.. Nous aussi nous trouvons-nous dans une petite pièce, ne sachant rien du vrai monde, comme le prétendaient les romains avec le mont Olympe? Il y a trop de questions sans réponses...

L'adolescent se mit à soupirer puis il sourit à l'inconnu. Son regard se reporta sur les poissons et son esprit divagua sur ses questions puis, une sorte d'éclair de génie lui traversa l'esprit. Se présenter. Le jeune garçon s'inclina puis tendit sa main comme le faisaient les non asiatiques. Il l'avait vu dans une série débile qu'il regardait avant de connaître la Noerphilie....

-Bonsoir. Je suis Saoki Kangai, fils du Docteur Kangai et de l'infirmière Kangai.

Je m'étais toujours présenté comme cela, alors c'était devenu une sorte d'automatisme. Puis, je me demandai s'il comprenait tout ce que je lui disais... Normalement oui mais on ne sait jamais avec tous les touristes qui se promènent en Iteku depuis l'annonce de Miss Harmonie.

-D'où viens-tu? Et qui es-tu d'ailleurs?

Et voilà, le moment de questionnement était terminé. Le jeune garçon redevint le jeune homme enjoué et amusé de tout qu'il était. Souvent, ce changement provoquait un refus de la part des autres... Mais, si ils ne l'aimaient pas, le trouvait bizarre ou mille-et-une autre excuse, il s'en fichait, lui? Il aimait tout le monde.
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Lun 1 Fév - 19:02

Le garçon tourna la tête. Devant l’évidente différence de taille qui le séparait de Charles, il préféra reculer d’un ou deux pas, pour ne pas se tordre le cou à essayer de voir son visage. Celui du polonais n’avait pas bougé, toujours aussi souriant, malgré la flagrante fatigue. Il avait toujours l’air fatigué, quelle que soit l’heure ou le jour, toujours Charles semblait sortir d’une nuit blanche. Le petit bonhomme semblait curieux. Dans ses yeux luisait l’âme d’Alcibiade, celui qui posait mille et une questions à son maître Socrate. Evidemment, c’est ce que fit le garçon.

- Dans ce cas, la vie n'est que mensonges.. Nous aussi nous trouvons-nous dans une petite pièce, ne sachant rien du vrai monde, comme le prétendaient les romains avec le mont Olympe? Il y a trop de questions sans réponses...

Le polonais resta silencieux un instant, temps de réflexion minimum pour comprendre ce que venait de dire le japonais et élaborer une réponse appropriée. Entre-temps, son interlocuteur était retourné à sa contemplation ensorcelante des créatures marines. D’un geste distrait, Charles se tourna lui aussi vers l’aquarium, espérant puiser dans cette eau claire une illumination. Il ne vit qu’une chose, son reflet bleuté dans la paroi de verre. Il faisait encore froid à Iteku ce mois-ci, Charles portait donc un pull blanc très léger assorti d’un long manteau noir. Ses mains étaient gantées de mimines en cuir et une écharpe de laine vert kaki entourait son cou. Pour le reste, il était comme d’habitude. De son cou et de son oreille droite pendaient des croix argentées.

- Je te laisse trouver toi-même la réponse à cette question. Tu en rencontreras beaucoup, des mystères comme cela, et on ne peut les résoudre que par la méditation et une grande réflexion. On appelle cela la philosophie.

Le libraire ne souriait plus. Il n’en était pas moins content d’être ici, mais l’introspection avait pris le pas sur les conventions sociales. Il continuait de regarder les poissons, sans vraiment le faire d’ailleurs. La question du jeune garçon était étonnante de profondeur. On pouvait en déduire une réponse simple, mais elle demandait une analyse plus poussée pour en saisir chaque nuance. Malheureusement, la vie sociale « débordante » de Charles le ramena bien vite sur Terre et il se souvint qu’il était alors en plein milieu d’une conversation. Lorsqu’il baissa la tête vers le gamin, celui-ci lui tendait une main espiègle, un large sourire illuminant son visage exotique.

- Bonsoir. Je suis Saoki Kangai, fils du Docteur Kangai et de l'infirmière Kangai.

Amusé, le polonais se tourna un peu plus vers le dénommé Saoki et serra la main qui lui était présentée. Pas spécialement avec force, pourtant le garçon semblait avoir été quelque peu secoué. Charles pouffa légèrement, puis il se présenta à son tour.

- Moi je suis Charles Luwanov, fils d’un médecin, comme toi, et d’une secrétaire. Ravi de te rencontrer. D’où je viens ? De Pologne, un pays à l’est de l’Europe. Pardonne-moi donc si mon japonais n’est pas parfait.

Il inclina légèrement le buste, comme le voulait la tradition japonaise en guise de salue. Si le jeune garçon avait fait l’effort de se présenter à l’européenne, Charles avait bien l’intention de lui rendre la pareille.

- Tu m’as l’air intelligent, comme gamin. Puis-je te demander depuis quand te poses-tu ce genre de questions compliquées ?

Le libraire était très sérieux. La première fois que de telles interrogations étaient arrivées spontanément dans son esprit, c’était après une grande prise d’opium. Il espérait qu’un enfant de cet âge ne soit pas aussi atteint que lui il y a quelques années…
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Sam 6 Fév - 11:57

- Je te laisse trouver toi-même la réponse à cette question. Tu en rencontreras beaucoup, des mystères comme cela, et on ne peut les résoudre que par la méditation et une grande réflexion. On appelle cela la philosophie.

La philosophie? Il avait lu un seul texte qu'il avait trouvé dans la bibliothèque de ses parents... Aristote... "Ce n’est pas parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des êtres, mais parce qu’il est le plus intelligent des êtres qu’il a des mains." Cette phrase l'avait même marqué à un tel point qu'il avait fini par lire le texte entier et commencé à le connaître par cœur... Shishio était exaspéré quand le jeune Saoki lui posait des questions car il était incapable de lui répondre... Après un petit moment le géant se présenta à son tour.

- Moi je suis Charles Luwanov, fils d’un médecin, comme toi, et d’une secrétaire. Ravi de te rencontrer. D’où je viens ? De Pologne, un pays à l’est de l’Europe. Pardonne-moi donc si mon japonais n’est pas parfait.

Son japonais était très bon pour un étranger... Un pays de l'Est? Une lueur d'amusement se lut dans les yeux du jeune garçon, se mettant à sourire comme un enfant quand on lui annonce qu'un nouveau parc d'attractions va ouvrir près de chez lui.

-Tu as un très bon japonais! S'il y a un mot que tu ne comprends pas dire le moi! hm... Tu viens de l'Est hein? Ce qui veut dire qu'il y a de la neige? Il fait froid? Il y a des patinoires? Si on met un pied dehors dans la neige, elle nous recouvre les genoux? Waaa! Il faut montrer cet endroit à Shishio!

Le jeune japonais était fasciné par la neige car il pouvait courir et s'amuser encore plus que quand l'herbe est haute. Après tout... Ce n'est qu'un enfant..

- Tu m’as l’air intelligent, comme gamin. Puis-je te demander depuis quand te poses-tu ce genre de questions compliquées ?

Quand le prénommé Charles lui posa la question sur le temps que ses questions sans réponses étaient apparues, le garçon se calma et regarda les poissons en réfléchissant... Il avait commencé à les poser aux adultes quand le manque d'attention de ses parents le faisait vraiment souffrir... Surement pour attirer l'attention? Mais dans tous les cas, cela n'avait pas marché...

-Depuis combien de temps hein? Depuis que j'étais en âge de réfléchir correctement il me semble... Je n'avais rien d'autre à faire mis à part regarder la télévision ou faire semblant d'écouter en cours... J'ai surement commencé à les poser vraiment quand je voulais que mes parents m'apportent de l'attention mais...

Le petit enfant secoua la tête et se remit à sourire, une légère lueur de tristesse dans ses yeux mais qui partit bien vite

-Je ne leur en veux pas! Car s'ils ne travaillaient pas tout le temps je ne vivrai pas dans les mêmes conditions... Et puis... J'ai Shishio maintenant! Quand je m'ennuie je vais le voir bon... L'appeler me consomme de l'énergie mais on peut dire que Shishio est mon premier vrai ami!

Sur cette phrase, l'enfant se mit à rire en regardant le Polonais. Puis il regarda ses mains surement en quête d'une question ou d'autre chose à dire.

-Et toi? Cela fait combien de temps... Tu as quel âge au fait!
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Dim 7 Fév - 11:30

« Alors comme ça… il existe des gens qui sont maudits dès la naissance ? » Pensa Charles en entendant le discours du jeune garçon. Depuis qu’il possédait cette curiosité furieuse, il ne passait pas un seul jour sans que le libraire ne tombe sur une question sans réponse, une énigme, encore une. Sa vie entière n’était composée que de questionnements sans but, une quête vouée à l’échec. Il n’était pas Dieu, alors comment pouvait-il prétendre comprendre ses créations ? C’était impossible, mais d’innombrables questions continuaient d’affluer de toutes parts, et Charles était condamné à les écouter et à essayer d’y répondre. Oui, la philosophie était une malédiction et ce pauvre gamin la possédait depuis sa prime jeunesse, quelle horreur… La solitude l’a plongé dans cette abîme de réflexion, et il était désuet de tenter de s’en échapper.

Visiblement, Saoki avait souvent connu la solitude, un autre point commun qui le rapprochait de Charles. Des parents absents, un besoin constant d’attention… A travers les yeux de ce jeune garçon, l’immigré polonais retrouvait sa propre jeunesse, ses propres peurs. Il dévisageait ce petit japonais avec autant de fascination que de pitié. S’il ressemblait tant à Charles, il était malheureusement destiné au même avenir. Non, le jeune homme ne pouvait s’y résoudre, il ne pouvait laisser Saoki tomber aussi bas que lui. La charité chrétienne l’interdisait.

Finalement, le petit homme parla de Shishio. Etait-ce une personne ? Un ami ? Un oncle peut-être ? Charles ne savait pas, à vrai dire il s’en fichait un peu. Malgré l’évidente importance de cette personne aux yeux de Saoki, visiblement il n’était pas assez présent pour endiguer les tourments du jeune japonais. Ce dernier s’était tut sur une question, comme depuis le début de la conversation. Rien d’étonnant à cela. Le libraire lui sourit, garder la tête baissée devenait gênant, mais c’était oubliable.

- Moi ? J’ai 26 ans bientôt. C’est vieux… En ce qui concerne ta première question, j’ai commencé à avoir cette curiosité quand j’étais adolescent. Je te passe les détails, mais ce n’est pas une période de ma vie dont j’aime me rappeler.

La drogue, l’alcool, les discussions austères, la nuit, la drogue encore, on ne dort plus, on ne mange plus, on ne rentre plus chez soi, encore de l’alcool, pendant des jours, pendant des nuits entières, deux années gaspillées à cela. Quel gâchis… Définitivement, Charles voulait éviter un tel destin à ce pauvre garçon. Il regarda de nouveau les poissons, heureux dans leur monde stable et monotone. Comme ils étaient enviables…

- « Plures crapula quam gladius perdidit. » (« L’ivresse est plus périlleuse que le glaive ») On devrait écouter les anciens écrits plus souvent. Enfin ! Je te souhaite de ne pas finir comme moi, petit. Suis de brillantes études, trouves une femme, fais-lui des enfants… C’est ça la belle vie, il paraît. souffla le géant.

Charles ne croyait pas lui-même en ce qu’il disait, pour lui la belle vie n’existait qu’en Noerphilie, là où les rêves deviennent réalités. Mais c’était une vie qui consumait, qui dévorait, elle n’avait aucun sens. Il ne fallait pas laisser Saoki se noyer dans le vin, comme le polonais l’avait fait avant lui. S’il avait un brillant destin, il devait s’en saisir et non pas le fuir. « Vae Soli » (« Malheur à l’homme seul ») comme dirait l’autre.
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Dim 7 Fév - 17:20

- Moi ? J’ai 26 ans bientôt. C’est vieux… En ce qui concerne ta première question, j’ai commencé à avoir cette curiosité quand j’étais adolescent. Je te passe les détails, mais ce n’est pas une période de ma vie dont j’aime me rappeler.

26 ans... Il avait donc onze ans de plus que le jeune japonais qui regardait le polonais. Si il n'aimait pas s'en rappeler, Saoki n'allait pas insister, tout le monde a des moment douloureux ou des moment qui font honte alors, dans ce cas, mieux vaut pour la mémoire des les faire tomber dans l'oubli mais quelque fois, les personne n'arrivaient pas à s'en défaire...

- « Plures crapula quam gladius perdidit. » On devrait écouter les anciens écrits plus souvent. Enfin ! Je te souhaite de ne pas finir comme moi, petit. Suis de brillantes études, trouves une femme, fais-lui des enfants… C’est ça la belle vie, il paraît.

De brillantes études? Si c'était pour finir comme ses parents non merci. Et puis, tout ce que le jeune garçon voulait c'était vivre jusqu'à la fin de ses jours en Noerphilie. Après tout, son seul véritable ami se trouvait là-bas... Le japonais retint la phrase en se la murmurant puis, afin d'être sur de ne pas l'oublier, il la nota en dessous d'un dessin représentant un homme couvert de bandage de la tête aux pieds avec un kimono à moitié enlevé par dessus. Le tout était retenu par une corde faisant office de ceinture et un katana se trouvait coincé entre la corde et la taille de la chose...

-J'ai noté ta phrase. Cela te gène si je l'as dit? Elle devrait plaire à Shishio! Après, si tu ne veux pas je peux l'effacer!

Le jeune homme souriait au blond avec qui il parlait avant de se mettre à réfléchir.. Ne fini pas comme moi avait-il dit... Et puis, l'européen se trompait sur la belle vie..

-Je ne suis pas d'accord... Pour moi la belle vie n'est pas comme cela.. Elle n'est pas ici même. Ici, les gens sont des moutons, suivant le troupeau qui est représenté par la routine... Là où est la belle vie est en Noerphilie. On ne peut pas passer un jour là-bas sans faire de nouvelle rencontre, croiser des choses différentes chaque jour... Et puis, tu parles de ne pas finir comme toi. Mais à 26 ans... Tu peux encore trouver une femme, faire des enfants. Après, pour les études.. Pas besoin de faire de grandes études et d'être riche pour être heureux... Justement, les personnes qui travaillent trop sont heureux sans voir la tristesse des autres.. Alors mieux vaut faire un travail pas beaucoup payer mais de rendre les autres heureux non?
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Mar 9 Fév - 11:10

Aussitôt après que Charles eut terminé sa phrase, le petit garçon la nota sur un petit carnet à dessin. Quelle étrange comportement, comme s’il interviewait le jeune homme et que chacun de ses mots pouvait bien devenir une future citation à inscrire sur le portail d’un lycée en Angleterre. Cela fit rire Charles qui resta silencieux le temps que Saoki ait terminé sa petite notation. Le plus amusant c’est qu’il demanda l’autorisation au libraire uniquement après l’avoir déjà inscrite. Mais il mentionnait encore Shishio… un instinct brûlant commençait à étouffer Charles, de la gorge jusqu’aux narines, comme un plat trop épicé. Il devait lui poser la question. Seulement, il n’eut guère le temps de le faire que, déjà, le petit homme s’élança dans une longue tirade philosophique à la maturité… inquiétante. Définitivement, il n’était pas comme les autres garçons de son âge. Il avait une vision de la vie, certes optimiste voir naïve, mais quel enfant se demande quel est le véritable sens de la vie à son âge ? Pas le grand polonais en tout cas. D’un geste distrait, ce dernier regardait un visiteur tardif qui passait derrière eux, une jeune fille derrière lui. On aurait dit Orphée, qui ramenait Eurydice dans le monde des vivants sans être autorisé à lui porter un seul regard.

- La Noerphilie est un monde de rêve, je te l’accorde, mais peut-être que ce n’est qu’un rêve justement… Tu ne t’es jamais posé cette question ? Non. Tu as l’air si attaché à cette autre vie que cela relèverait du masochisme de la remettre en question…

Non, Charles n’avait aucun scrupule à parler de masochisme à un gamin de 15 ans, bien qu’il paraisse beaucoup plus jeune. De toute façon, il finirait bien par découvrir cela par lui-même. Ses yeux d’océan se posèrent à nouveau sur le visage juvénile en contrebas.

- Tu as vu ma dégaine, p'tit gars ? Je fais peur à toutes les demoiselles du coin. C’est pas au Japon que je trouverai chaussure à mon pied, mais je m’en fiche après tout.

Il ne mentait pas. Une relation aussi obséquieuse que celle de gens mariés ne l’intéressait pas le moins du monde. Il préférait encore être seul. S’appuyant finalement contre la paroi de l’Aquarium, il lança un dernier regard en coin à son interlocuteur avant de fermer les paupières, comme pour réfléchir.

- Il y a des gens, comme tu l’as dit, pour qui le bonheur des autres ne compte pas. C’est moche, mais c’est comme ça. Seulement, si cela les rend heureux, n’est-ce pas là le principal ? Je veux dire, être heureux sans vouloir le bonheur des autres, mais sans pour autant le leur enlever, au final en quoi est-ce mal ? Alors qu’au contraire, un homme peut rendre les gens heureux, tout en étant malheureux. Et là qui peut dire lequel à tort, et lequel a raison ? Mieux vaut être heureux dans l’égoïsme, ou malheureux dans la générosité ? Seul Dieu le sait.
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Mar 9 Fév - 13:40

-La Noerphilie est un monde de rêve, je te l’accorde, mais peut-être que ce n’est qu’un rêve justement… Tu ne t’es jamais posé cette question ? Non. Tu as l’air si attaché à cette autre vie que cela relèverait du masochisme de la remettre en question…

Comment osait-il? Comment pouvait-il dire que le plus beau pays qu'il connaissait n'était peut-être qu'un rêve? Le jeune Saoki baissa la tête sous sa question... Du masochisme hein? Tout simplement non, cela ne pouvait pas être un rêve, il touchait l'herbe, les arbres, même Shishio pouvait être touché... Mais comment le Polonais pouvait-il dire que tout cela n'était que songe... Le japonais sent un air noir, peiné, s'installer sur son visage. Les larmes lui montaient aux yeux... Après tout, c'est quelqu'un qui n'accepte pas qu'on dise du mal de ce qu'il aime et là, le Polonais venait de le blesser.

-La Noerphilie n'est pas un rêve... C'est la réalité... P-Pourquoi personne ne le perçoit comme moi je le perçois? Ce monde est une scène de carnage, le sang y est lavé par le sang. On devrait appeler cet endroit l'enfer. Alors que la Noerphilie... Certes elle est dangereuse mais au moins nous sommes libres une fois là-bas.

Il y eut un blanc, laissant le temps à Saoki de faire un pas en arrière et avec une mine déçue, il regarda les poissons nager comme s'ils étaient dans un autre monde...

-Tu as vu ma dégaine, p'tit gars ? Je fais peur à toutes les demoiselles du coin. C’est pas au Japon que je trouverai chaussure à mon pied, mais je m’en fiche après tout.

Rien n'était impossible et surtout que son physique ne faisait pas bien peur... Pourquoi ferait-il fuir les gens? Mais bon, il s'en fichait alors ce n'était pas son problème... Saoki ne releva même pas ces paroles, il regardait les poissons étant devenu distant avec le polonais....

-Il y a des gens, comme tu l’as dit, pour qui le bonheur des autres ne compte pas. C’est moche, mais c’est comme ça. Seulement, si cela les rend heureux, n’est-ce pas là le principal ? Je veux dire, être heureux sans vouloir le bonheur des autres, mais sans pour autant le leur enlever, au final en quoi est-ce mal ? Alors qu’au contraire, un homme peut rendre les gens heureux, tout en étant malheureux. Et là qui peut dire lequel à tort, et lequel a raison ? Mieux vaut être heureux dans l’égoïsme, ou malheureux dans la générosité ? Seul Dieu le sait.

Dans ce sens oui, c'était normal, tout le monde avait le droit d'être heureux mais à un certain prix... En effet il ne fallait ni être heureux et égoïste ni être malheureux et généreux... Il fallait trouver le juste milieu... Dieu... Saoki n'avait pas été en contact avec la religion mais ne la rejetait pas non plus.

- Je pense qu'il faut trouver le juste milieu, être heureux en rendant les gens heureux ou indifférent. Dans tous les cas, personne ne doit être malheureux. Et puis, je ne connais pas assez Dieu pour dire ce qu'il sait ou ce qu'il ne sait pas, j'en suis navré.
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Jeu 11 Fév - 22:44

Visiblement, les remarques du jeune homme sur la Noerphilie n’avaient pas beaucoup plu à Saoki. C’était quelque chose que Charles pouvait comprendre, bien entendu, mais on pouvait sentir une légère incompréhension dans ses yeux. Il ne comprenait pas vraiment comment l’on pouvait avoir un tel niveau de pensée, un tel pouvoir d’introspection, et continuer de penser qu’il existe dans ce monde prosaïque un Eldorado, qu’il faut trouver et conquérir. Le seul Paradis est celui du Seigneur, point final. Ce monde est adapté au corps, à l’instinct, pas à l’âme. Cette dernière ne peut s’ébattre que dans le royaume céleste. Bon, il ne pouvait pas en vouloir à un japonais, bercé par des croyances bien différentes, de ne pas connaître ce B.A.BA de la vie terrestre. Il conservait, cependant, une moue désolée, prenant en pitié ce gamin désœuvré, qui voyait en Noerphilie le monde véritable où l’homme devrait vivre, dégradant celui-ci, l’affublant du titre d’infernal…

- Ne sois pas désolé de ne pas connaître Dieu. Si toi tu ne le connais pas, lui te connais par cœur. Tu es son enfant. Comme tous les autres, il t’aime, mais je suis sûr qu’il est très peiné de voir que tu considères ce monde, sa création, comme étant l’Enfer.

Il marqua une pause, fléchissant les genoux pour se mettre au niveau du petit Saoki, essayant de chercher ses yeux d’enfant naïf. Essayant d’y puiser une dernière source d’espoir envers cette Terre qu’il trouvait si cruel.

- Je me suis peut-être mal exprimé. La Noerphilie n’est forcément pas un rêve. On peut toucher ce monde, le sentir… Mais ce que je voulais dire c’est que la perfection, elle, est un rêve inaccessible. La Noerphilie a des défauts, elle aussi, comme tout ce qui existe. La différence, c’est qu’elle ne nous les montre pas encore, et en cela elle est très dangereuse. Un piège n’en est pas un tant que nous ne sommes pas tombés dedans. C’est, tout au plus, un tas de feuilles mortes au sol. Mais un œil avisé, entraîné, sait le reconnaître comme ce qu’il est réellement, une arme mortelle. Je te prie d’être avisé, petit, aujourd’hui comme hier. Si ce monde te paraît l’Enfer, dis-toi que la Noerphilie peut être pire, car elle possède aussi forcément son propre Enfer, mais nous ne le voyons pas.


Dans sa voix grave vibrait une inquiétude toute légitime. Il aimait la Noerphilie, mais il s’en méfiait aussi. Sa première pensée en entrant dans ce monde idyllique fut de s’y établir à jamais. Puis il vit ces gens tous souriants, ces murs si hauts et rassurants… Qu’est-ce qui se cache derrière ? Quel est le véritable visage de la Noerphilie ? Son côté sombre ? Personne ne pouvait le savoir, mais l’on pouvait toujours le prévoir…
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Sam 12 Mar - 17:04

-Je me suis peut-être mal exprimé. La Noerphilie n’est forcément pas un rêve. On peut toucher ce monde, le sentir… Mais ce que je voulais dire c’est que la perfection, elle, est un rêve inaccessible. La Noerphilie a des défauts, elle aussi, comme tout ce qui existe. La différence, c’est qu’elle ne nous les montre pas encore, et en cela elle est très dangereuse. Un piège n’en est pas un tant que nous ne sommes pas tombés dedans. C’est, tout au plus, un tas de feuilles mortes au sol. Mais un œil avisé, entraîné, sait le reconnaître comme ce qu’il est réellement, une arme mortelle. Je te prie d’être avisé, petit, aujourd’hui comme hier. Si ce monde te paraît l’Enfer, dis-toi que la Noerphilie peut être pire, car elle possède aussi forcément son propre Enfer, mais nous ne le voyons pas.

Quelque soit l'enfer que le jeune Saoki allait avoir en face de lui en Noerphilie, Shishio serait là pour le protéger et le franchir en sa compagnie... Mais à Iteku... Shishio n'était pas présent, laissant le jeune garçon seul face au monde pourri. Il regardait le polonais dans les yeux... Cherchant une réponse mais ne voyant que de l'inquiétude et la pitié dans les yeux du blond... Une réflexion se posa dans son esprit... Pourquoi s'inquiétait-il? Et puis... Une phrase qu'il avait dit plus tôt lui revint en mémoire... Son Dieu me connaissait, m'aimait et me considérait comme son enfant... Mais comment faisait-il? Si il le considérait comme son enfant, pourquoi avait-il laisser ses parents biologiques l'abandonner? Car oui, il avait vu le fait que ces parents le laisse seul et l'oublient comme un abandon de leurs part...

-Temps que Shishio est là, il ne m'arrivera rien.. Rien ni personne ne pourra me faire du mal, il me l'a promit... Et puis, le Dieu dont tu parles... Si il me vois comme son fils, pourquoi m'a-t-il laissé seul lui aussi? Les parents abandonnent leurs enfants... C'est obligé.. Mais Shishio lui, il est venu quand j'en avais besoin... Il me protège et quand je ne vais pas bien il est toujours là à me rassurer ou me réconforter... J'aurais préférer que Shishio soit mon père car il aurait prit soin de moi lui au moins... Je n'aurais pas été invisible à ces yeux... Et puis il me questionnerait sur ma journée à l'école, sur mes amis, les profs...

Le petit déballa tout d'un coup... Se mettant à pleurer au milieu de sa tirade... Il fallait que cela sorte comme d'habitude mais cette fois-ci c'était différent... Ce n'était pas Shishio qui l'écoutait mais un adulte qu'il venait tout juste de rencontrer... Il devait surement l'embêter avec cela, le polonais devait être gêné de le voir pleurer comme un gamin... Mais il n'arrivait pas à s'arrêter, pourtant il essayait...

-D...Désolé de t'embêter avec cela... Je dois ressembler à un gamin là... Je.. Je suis désolé... Charles...


HRP:
 
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Mer 16 Mar - 23:00

L’enfant… cet enfant intriguait de plus en plus le philosophique vagabond. Son cœur semblait lui hurler une souffrance que le garçon étouffait sous un étroit bandage, qui avait plus pour but de faire taire ces assourdissants murmures que de réellement soigner son esprit infirme. Ce petit être rêvait d’un bonheur parfait pour tous les peuples, mais y avait-il seulement déjà goûté ? C’était là un bon terme de réflexion, songea Charles. Existe-t-il une alternative à ce que l’on appelle « bonheur » ? Et ce que la vision formatée que l’on a de lui convient à tout le monde ? Des gens malades, mourants, seuls, peuvent être parfaitement heureux, de même que des cadres importants ou des pères de familles surchargés de travail. Le bonheur se trouve peut-être dans d’autres choses que ce que l’on nous peint constamment. Au final, ce garçon avait tout l’air d’être heureux, mais était-ce bien le cas ?

Une grande curiosité, teintée d’empathie, animait les yeux sombres de Charles qui écoutait attentivement le discours de ce si jeune garçon. Il n’avait encore jamais côtoyé le christianisme, ses questions étaient celles que devraient se poser tous les enfants que l’on soumet à des cours de catéchisme. Bien peu de théologien peuvent prétendre y apporter des réponses, mais les élaborer par la réflexion renforce la foi et permet une meilleure compréhension des Textes Sacrés. C’est grâce à cela que Charles parvenait toujours à croire en Dieu, malgré l’éloignement de tout lieu de culte propice, ou bien en voyant le monde être aussi bouleversé. Saoki évoquait encore une fois ce Shishio. Ce devait, définitivement, être un ami très cher, ou un frère… Des larmes chaudes se mirent à couler le long des joues pâles de l’enfant. Le cœur de Charles se serra presque automatiquement, comme acculé par autant de tristesse et de souffrance.

Dans un élan des plus charitables et spontanés, le libraire plia ses longues jambes, qui craquèrent sous l’effort peu ordinaire, et faisait désormais face à Saoki. Jamais il n’avait ressenti une telle pitié, son visage l’exprimait clairement. Ses yeux dévisageaient ces paupières fermées, ces lèvres vacillantes, la clarté de ces joues humides… La douleur était presque transcendée pour embellir le visage du garçon. Charles baissa les yeux, sa poitrine réveillant une nouvelle douleur à chaque nouveau reniflement, à chaque hoquet nerveux. Il ne savait quoi faire, ni quoi dire. Jamais il n’avait eu à consoler un enfant, ayant toujours côtoyé des gens plus âgés que lui. Mais c’est dans ces moments-là que le cœur est le plus puissant. Un élan paternel poussa Charles à étreindre ce petit être désemparé, seul au milieu d’un monde qui glisse entre ses doigts comme du sable.

- Notre Père ne nous laisse jamais seul, petit… seulement il ne montre pas son affection comme tous les papas font. Il faut apprendre à décrypter ses messages, et là on se rend compte qu’Il est partout, et qu’il nous aime. Ne pleure pas, petit. Cet amour qui t’a manqué dans ton enfance, tu pourras le donner aux autres plus tard, tu seras une bonne personne qui aidera les gens dans le besoin. Et puis tu n’es plus seul maintenant, il y a Shishio…

Charles prenait des pincettes en évoquant ce mystérieux personnage, ne sachant toujours pas vraiment de quoi il en retournait. Mais son but était de consoler ce pauvre enfant, par tous les moyens.
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Mer 16 Mar - 23:30

Pendant les pleurs de l'enfant, le polonais le prit dans ses bras... Des bras chauds qui l'entouraient... Comme ceux d'un père... Un père qui était là... Saoki ne savait rien de Charles mais il enfouit tout de même sa tête dans le cou de l'homme, essayant, en vain, de calmer ses sanglots...

-Notre Père ne nous laisse jamais seul, petit… seulement il ne montre pas son affection comme tous les papas font. Il faut apprendre à décrypter ses messages, et là on se rend compte qu’Il est partout, et qu’il nous aime. Ne pleure pas, petit. Cet amour qui t’a manqué dans ton enfance, tu pourras le donner aux autres plus tard, tu seras une bonne personne qui aidera les gens dans le besoin. Et puis tu n’es plus seul maintenant, il y a Shishio…

Il parlait de Dieu encore une fois... L'enfant secouait juste la tête, même quand il lui dit qu'il serait une bonne personne plus tard puis vint le sujet de Shishio... Connaissait-il Shishio? La surprise gagna l'adolescent qui se recula légèrement de Charles, les yeux grand ouverts... Les sanglots s'étaient calmés mais il pleurait encore un peu....

-T...T...Tu connais Shishio? Co...Comment ça se fait? Et puis il... Il ne peut pas venir dans ce monde... Juste en Noer...Noerphilie...

Il baissa la tête, sentant les larmes remonter il revint contre le polonais, cherchant donc réconfort mais surtout le fait d'être dans les bras de Charles l'apaisait... Il ne savait pas pourquoi mais il se sentait bien là où il se trouvait actuellement.. Il ne voulait plus le lâcher, s’agrippant à lui comme on s'agripperait à une bouée de sauvetage... Les gens les regardaient. Pensant surement voir un père et son fils ou encore un grand-frère consolant le plus petit des deux frères... Charles semblait apporter à Saoki ce qu'il recherchait, c'était surement pour cela qu'il lui avait tout raconté... Il lui accordait de l'attention, répondant à ses questions et le réconfortant quand ça allait mal... Le Shishio d'Iteku... Cela se trouve, Shishio avait réussi à avoir un corps humain... Mais c'était impossible... Il sentait toujours la chaleur au fond de son cœur, comme si Shishio essayait lui aussi de le réconforter. Le carnet à dessin du plus jeune, était posé aux pied de l'enfant, ouvert sur la page où la phrase de Charles avait été notée juste en dessous du dessin de la momie... Après s'être légèrement calmé... Le petit se décolla du géant avant de ramasser son carnet et de montrer la momie.

-C'est lui... Lui c'est Shishio...
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Dim 20 Mar - 11:04

Spoiler:
 

Charles fut le plus étonné du monde lorsqu’il se rendit compte qu’au lieu de le repousser, comme le feraient la plupart des gens censés, Saoki prenait sans réserve toute l’affection qu’il pouvait trouver dans les bras du jeune homme. N’importe qui recevant une accolade de cet homme, alors qu’il ne le connaissait que depuis dix minutes, aurait déjà fui très loin de lui et de ses contacts physiques étranges, mais pas ce gamin… ce gamin qui pleurait toujours, appuyé contre l’épaule de Charles, s’emmitouflant presque le visage dans son opulente tignasse blonde. De son côté, le polonais acceptait cet étrange lien qui les unissait en cet instant. Un lien de dépendance, de protection, presque paternel. Le petit garçon avait, visiblement, besoin de Charles plus que quiconque maintenant, alors le libraire devait répondre à ce besoin. Il continuait de l’enlacer, murmurant des paroles apaisantes à son oreille candide.

Les gens alentours semblaient suspicieux. Des frémissements se faisaient entendre, signe d’une inquiétude souterraine. Elle était normal, presque rassurante. Quiconque voyant un grand homme de type caucasien aux cheveux blonds, et un enfant japonais s’enlacer de la sorte, et les liait par le sang était idiot, ou très naïf. Saoki semblait, lui aussi, être attentif à ces regards anonymes posés sur lui, et se dérobât à l’étreinte qu’ils partageaient. Une question semblait lui brûler les lèvres.

-T...T...Tu connais Shishio? Co...Comment ça se fait? Et puis il... Il ne peut pas venir dans ce monde... Juste en Noer...Noerphilie...

Alors il pensait à ça. Charles eut un sourire amusé. Il imaginait déjà quelque chose de lourd, de grave, planté dans la gorge de Saoki depuis des années et qui allait finalement sortir. Visiblement, il vivait bien trop dans son monde extravagant. Mais le sourire du jeune homme disparu bien vite, quand il vit les yeux du garçon briller à nouveau de larmes brûlantes. Il n’eut pas le temps de revenir le consoler que, déjà, le petit homme avait retrouvé le chemin de ses bras. Charles n’était pas gêné, comme l’auraient été la plupart des gens. Il était heureux d’apporter autant de réconfort à quelqu’un qui en avait besoin. Ses larges mains caressaient le jeune dos avec calme et douceur, comme des vagues légères sur une mer fatiguée.

A nouveau, Saoki abandonna les bras du jeune vendeur en librairie, reniflant et hoquetant comme une lavandière malade. Cette fois-ci, c’était pour ramasser le petit carnet posé à ses pieds. Il dessinait plutôt bien, pour quelqu’un de cet âge, et avait visiblement l’œil curieux de tout apprendre. Charles remarqua même qu’il avait bel et bien noté sa phrase de tout à l’heure. Il se gratta l’arrière de la tête, un peu gêné. L’adonis en devenir montra au grand polonais un dessin représentant une créature fantastique, momifiée de pied en cap, mais au regard plus ardent que le feu du volcan. (Mulan quand tu nous tiens) « C’est donc lui Shishio… Tu m’étonnes qu’il se sente protégé le petit avec un garde du corps pareil. » Songea Charles. Il sourit avant de répondre à Saoki.

- Tu as bien raisonné, je ne connais pas Shishio, mais je peux deviner comment il est en t’entendant parler de lui. C’est assez simple. Et, effectivement, il a l’air très protecteur comme personnage, même si moi j’aurai un peu peur de le côtoyer tous les jours.

Il eut un rire léger, déballant sans réserve ce qu’il pensait de cette personne pourtant presque sacrée pour le petit garçon. Charles n’était pas insouciant, ni cruel, il savait que ce n’était pas ce qu’il venait de dire qui referait pleurer le jeune garçon. Un instant de silence suivit ses paroles, il avait besoin de redescendre sur terre, car enlacer Saoki l’avait plongé dans une sorte d’empathie étourdissante. Il avait besoin de redescendre sur Terre. Il regarda l’heure sur son portable, pour l’y aider, et constata, en regardant par la fenêtre, que la nuit hivernale était tombée sur Iteku. L’aquarium fermait dans dix minutes.

- L’aquarium ferme dans peu de temps, petit Saoki, je ne pense pas que je pourrais t’accompagner plus loin, aussi tard, sans que les gens n’aient définitivement de sérieux soupçons. Je suis désolé. Tu as un téléphone ? Tu auras quelqu’un à qui parler, même dans ce monde ci, comme ça.

Un sourire chaleureux illuminait le visage du polonais, une sorte d’excipient pour faire passer la pilule du départ. Il ne voulait pas laisser Saoki maintenant, mais s’il ne le faisait pas il risquait d’avoir des ennuis. Charles n’était pas homme à inspirer confiance aux gens, alors avec un gamin de 15 ans en pleine nuit…
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MessageSujet: Re: L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)   
Mer 23 Mar - 20:36

- Tu as bien raisonné, je ne connais pas Shishio, mais je peux deviner comment il est en t’entendant parler de lui. C’est assez simple. Et, effectivement, il a l’air très protecteur comme personnage, même si moi j’aurai un peu peur de le côtoyer tous les jours.

-Shishio joue au dur mais il est gentil. Il est un peu comme un mafieux, dur, froid et il veut faire peur mais en réalité il est très gentil! Il faut juste le connaître! Pour tout te dire, il a peur des écureuils!

Saoki riait aux éclat en parlant de Shishio. En même temps, Shishio était celui en qui Saoki avait le plus confiance, Shishio était l'homme enfin, la personne en qui Saoki racontait tout, ses joies, ses peines, ses peurs et même ses cauchemars. Shishio était celui qui faisait office de "Grand-frère" pour le jeune garçon ou encore de père... Mais que en Noerphilie. Saoki cherchait tout le temps si c'était possible de ramener son Persona à Iteku, la réponse étant malheureusement pour le petit négative mais heureusement pour les autres habitants... En même temps, croiser Shishio tout les jours, serait-ce la fin pour les hommes? Cette pensée fit sourire le petit garçon, Shishio lui même le disait "Moi c'est Shishio et je suis le désespoir des hommes de ton monde, je suis le mal incarné, je suis le prénommé Shishio.". Voilà comment Shishio s'était présenté la première fois.

-Tu devrais quand même le rencontrer un jour. Vous vous ressemblez!

Un grand sourire se fit voir sur son visage avant qu'il n'entende la dernière phrase où son sourire disparut. C'était déjà l'heure de se séparer de son nouvel ami...

- L’aquarium ferme dans peu de temps, petit Saoki, je ne pense pas que je pourrais t’accompagner plus loin, aussi tard, sans que les gens n’aient définitivement de sérieux soupçons. Je suis désolé. Tu as un téléphone ? Tu auras quelqu’un à qui parler, même dans ce monde ci, comme ça.

-Oui! Ne t'en fais pas! On se reverra je le sais! Après tout, il faut que tu rencontres Shishio!

Après lui avoir passer son numéro de portable, le jeune Saoki regarda sur le côté avant de soupirer

-Eum... Merci Charles... enfin je veux dire, consoler quelqu'un que l'on connait depuis peu est plutôt gênant... Alors... Enfin bref! voilà! Tu m'as compris... Bon, je vais rentrer.. A bientôt Charles!

Après un dernier câlin, le jeune homme courut en dehors de l'aquarium avant de disparaître entre les gens, le sourire aux lèvres.
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L'enfant aux questions sans réponses [PV: Charles] (Terminé)

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