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 Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]

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MessageSujet: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Mer 16 Déc - 2:25

Bon sang...Ça me pendait au nez qu'on découvre un jour ma vraie appartenance, mais je n'aurais jamais imaginé que ça serait Chise. On ne s'est pas vu pendant plus de dix ans et la deuxième fois qu'on se revoit, voilà le résultat ! Fallait qu'il pleuve, et comme un gros débile je ne me suis même pas aperçu que les bandages de mon avant bras avaient foutu le camp ! Elle m'avait grillé et je n'ai rien nié, à quoi bon de toute façon ? Mes tatouages parlaient d'eux-mêmes. Mais je n'ai pas osé en dire plus. Pas à cause de la stupide règle d'or de mon père, c'est surtout que j'étais mal à l'aise. C'est vrai, comment allait-elle me voir maintenant ? Probablement comme un sale type à jeter en prison. Remarquez, ce n'était pas plus mal quelque part, je pourrais enfin avoir la paix avec papa qui ne me forcera plus à faire quoique ce soit , et mon frère ou ma soeur qui pourront prendre ma place en tant que futur oyabun. Bon d'accord ce n'était pas la meilleure solution mais c'était mieux que rien !

Autant dire qu'à cause de cette histoire, je n'ai pas fermer l'oeil la nuit dernière, à me poser des questions du genre " Est-ce que Chise me déteste ?"  ou encore "Qu'est-ce que je vais devenir ?". Je n'arrivais tout simplement pas à me sortir cette fille de la tête.
...
Ah mais pas pour la raison à laquelle vous pensez hein. Enfin...J'avais bien besoin de me détendre, du coup j'ai proposé à des amis non-mafieux d'aller boire un verre avec moi. Evidemment, j'essayais d'être le même Morgan que d'habitude, mais j'avais la tête dans les nuages. D'ailleurs je crois bien qu'ils l'avaient remarquer. Alors on m'a demandé ce qui n'allait pas et moi - tel le manipulateur que je suis selon certaines personnes - je leur ai sortit que j'avais une peine de coeur passagère. Et devinez quoi ? J'ai tellement bien rodé mon histoire que j'ai réussis à tous les berner.

Soudainement, mon téléphone s'est mit à vibrer et mon visage s'est immédiatement décomposé quand j'ai vu celui qui en était à l'origine : Chise. Oui oui vous avez bien entendu, la même fille qui détenait mon lourd secret.

« Salut, tu peux venir chez moi ? »
Reçu de Chise : 14h19

Chez elle ? Oh là, j'ai un mauvais pressentiment. Je ne sais pas du tout ce qu'elle me veux mais quelque chose me dit que ça avait un rapport avec ce qui s'était passé hier. Et si une horde de policiers m'attendait à côté de chez elle ?...Non non arrête de te faire des films Morgan, ce n'est pas son genre. A mon avis c'est juste pour discuter et je pense qu'il n'y a pas de meilleur endroit. Parce que chez moi, disons que si quelqu'un s'aperçoit que Chise est Lieutenant de police on est mal barré. Très mal barré. Limite ce que mon père m'a fait subir lorsque je lui ai désobéit lors de ma toute première " mission", ça ne serai rien à côté de ce qui pourrait réellement nous arriver, que je sois son fils ou pas. Et c'est bien ça le problème malheureusement, le pouvoir lui ai trop monté à la tête.

Je tapotais frénétiquement sur l'écran de mon téléphone pour lui répondre, et vu la tête du mec concentré que je devais tirer, l'un de mon groupe a demandé qui c'était. Honnêtement intérieurement je n'étais pas du tout serein et le ton assez sec que j'ai pris pour lui répondre "rien." sans lever le nez vers lui, ça voulait tout dire. Le pire, c'est qu'il n'a même pas bronché. Personne d'ailleurs et ça a toujours été comme ça, je crois que je les impressionne quelque part et je ne sais même pas pourquoi. Quelque chose me dit que la clé se trouve dans l'éducation que j'ai reçu si vous voulez mon avis.


« Quand, maintenant ? »
Envoyé: 14h22


« Si tu peux oui ! »
Reçu de Chise : 14h25


« Ok donne-moi dix minutes, j'arrive.»
Envoyé: 14h26


Refuser ? J'aurais pu oui, mais je ne suis pas un lâche. Je suis un homme qui assume ses actes en toutes circonstances. Donc advienne que pourra ! Alors j'ai levé mes fesses de la chaise et j'ai dit à mes collègues que j'avais affaire. Vu les sourires narquois que certains avaient, ils ont du s'imaginer que j'avais un rencard. Ah oui bien sûr ! Sauf que ce n'était pas de la nature à laquelle ils pensaient. Du coup pour bien les mener en bateau encore une fois, je suis rentré dans leur jeu en leur sortant un " Si je ne réponds pas ce soir, pas besoin de me harceler je serai probablement occupé " en faisant un clin d'oeil puis je suis allé payer ma part avant de faire le chemin jusqu'au nid douillet de la miss. Et j'étais tellement absorbé par mes propres pensées que je n'avais pas immédiatement réalisé que j'étais déjà devant sa porte.

Le stress montait d'un coup. Ce n'était pas le fait d'aller chez une fille qui me dérangeait - il ne s'agissait ni de la première  fois ni la dernière je pense - non non en fait, c'était de me dire que je m'étais fourré dans une situation où je ne savais même pas comment ça allait se finir. De ne pas avoir le contrôle de quelque chose pour une fois, c'est ça que me mettait mal à l'aise. Parce que d'habitude, je suis plutôt du genre à tenir les rennes vous voyez. Sauf que là, changement de programme. Bon, j'ai quand même fini par toquer et il n'a fallut que quelques secondes pour que Chise vienne m'ouvrir. Puis pour faire mine que tout allait bien, je lui ai sortit en souriant :

- Hey. Ca va, je n'ai pas été trop long ?

Un idiot. Mais quel idiot je fais ! Dix minutes, c'est long ?... Je pense qu'il n'y a pas que le fait que je sois grillé en tant que yakuza, mais je crois bien aussi que mon cerveau a disjoncté lui aussi. A qui la faute ? Vive le manque de sommeil !

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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Mer 16 Déc - 12:50

Chise avait passé la nuit allongée sur son lit, le regard fixé sur les fissures qui parsemaient son plafond. Elle était bouleversée. Elle avait passé la journée avec Morgan, et lorsque la pluie les a surpris, ils ont couru le plus vite possible vers l’abri le plus proche. Arrivés à destination, ils étaient partis dans un fou rire en voyant leur tête dans la vitre teintée d’un magasin. Les cheveux de Chise dégoulinaient, ceux de Morgan aussi et leurs vêtements étaient si trempés qu’ils leur moulaient le corps à la limite de l’indécence. En observant le reflet du visage de Morgan de manière plus détaillée, elle avait souri. Jamais elle n’aurait cru être un jour aussi proche de cet énergumène. Il arrivait vraiment  à la faire rire !

Descendant son regard plus bas pour profiter de la situation, elle était tombée sur ses fameux bandages qu’il arborait fièrement en tant que signe particulier. Elle les trouvait ridicules, mais il seyait au personnage. L’un d’eux s’était légèrement défait et elle s’était détachée de sa contemplation pour lui repositionner correctement. Elle avait pris ses bandages dans ses mains glacées, et avait aperçu sur sa peau mouillée, un tatouage tristement célèbre. Morgan avait alors posé sa main anormalement chaude sur la sienne. Elle avait levé la tête vers son visage attendant de plus amples explications mais il n’avait rien dit. Il était resté le même. Chise n’avait pas relevé l’incident mais elle avait fini sa journée dans une anxiété dérangeante. Elle qui pensait profiter de cette journée pour changer d’état d’esprit, c’était raté !

Depuis qu’elle était rentrée chez elle, elle n’avait de cesse de regarder sa main qui s’était réchauffée à son contact. Comment un être aussi chaleureux pouvait-il appartenir à ce monde de barbarie mafieuse ? Son travail des deux premières années de sa carrière avait consisté à contenir les problèmes de rues d’Iteku, engendrés la plupart du temps pour la famille Chikara. Tout le monde au sein de la police, savait que les vrais responsables de ces agissements étaient les membres de la famille italienne Ancona, mais personne ne leur disait quoique ce soit. Quel était le nom de famille de Morgan déjà? Cette première injustice avait fortement atteinte Chise qui s’était promise de les arrêter. Puis les agissements des grandes firmes avaient retenus son attention, et elle s’était détournée de ce problème. Ils étaient responsables de presque tous les crimes commis dans la ville. Même certaines des cibles de Chise les employaient.

Comment peut-il être responsable d’autant de meurtres, trafics de drogues et vols ? Lui qui sourit autant, qui célèbre la vie, comment peut-il même se le permettre ? Quelques larmes perlaient sur les coins des yeux de la jeune femme, mais elle les refoula. Elle ne pleurerait pas pour avoir été déçu d’un individu. Ce n’est pas comme s’il serait le dernier. Elle avait fini par s’endormir alors que le soleil se levait et ses rêves avaient été perturbés par le visage de Morgan tantôt jovial, tantôt meurtrier. Quand elle s’était réveillée quelques heures plus tard, elle s’était machinalement préparée mais le cœur n’y était pas. Elle regardait machinalement son téléphone en buvant son café mais aucune nouvelle du monde extérieur ne lui parvenait. Elle semblait dans un monde à part.

Tel un fantôme, elle vaquait à ses occupations dans son appartement. Elle se mit un instant à son bureau, pour vérifier ses pistes concernant les disparus dont le nombre augmentait de jour en jour. Dans une marge, elle vit une Nota Bene qu’elle s’était écrite. « Vérifier si les victimes avaient des différents avec la famille Ancona ». Décidemment, elle n’avait pas l’occasion de se le sortir de la tête ! Chise s’empara alors machinalement de son téléphone et tapa frénétiquement un message à Morgan : « Ça y est j’ai atteint ma limite, je ne peux plus me retenir. Comment peux-tu faire partir de la mafia ? Qu’est-ce qu’elle peut t’apporter exactement ? Tu es au courant de toutes les atrocités dont elle est responsable ? Réveille-toi un peu ! Pourquoi toi ? » Dans cette dernière question, elle exprimait sa déception. Cette déception de perdre un être qu’elle appréciait énormément. Mais elle ne voyait pas d’autres solutions. Elle était prête à envoyer le message, quand quelque chose la retint. Et s’il lui était possible de le garder près d’elle ? Elle l’effaça et recommença.

« Salut, tu peux venir chez moi ? »
Envoyé à 14h19

Quoi? Venir chez elle? Mais comment avait-elle pu écrire ça si spontanément? Quoique son appartement ne lui ressemble pas vraiment, épuré de toute décoration, elle venait tout de même d'inviter un individu suspect chez elle! Son coeur battait la chamade et une boule s'était formée à son estomac. Pourvu qu'il ne lui réponde pas. Pourvu qu'il ne lui réponde pas!

« Quand, maintenant ? »
Reçu à 14h22


Trop tard. Elle regarda le message fixement quelques minutes. Bah, maintenant que l'engrenage était enclenché, autant continuer. Permettre à un ami d'avoir le bénéfice du doute n'était pas une si mauvaise chose.

« Si tu peux oui ! »
Envoyé à 14h25


« Ok donne-moi dix minutes, j'arrive.»
Reçu à 14h26


Ça c'était du rapide!! En attendant son arrivée, elle prépara deux tasses de thés. Elle s'observa dans le miroir. Elle avait troqué sa tenue de travail stricte habituelle à un jean et un pull de laine, confortables pour rester chez soi. Elle n'était pas maquillée ou coiffée. Son apparence négligée le rebuta, mais elle n'eut pas la force de la modifier. Pour une fois il la verrait dans son habitat naturel, au naturel. En retentissant, la sonnette la fit sursauter. Déjà? Elle allait ouvrir la porte et vit Morgan dans son encadrement, la mine aussi piteuse que la sienne.

"Hey. Ça va, je n'ai pas été trop long ?"

Elle ne sourit pas à sa remarque comme à son habitude, et ne lui répondit pas. Elle se contenta de s'effacer pour le laisser entrer. Elle referma ensuite la porte derrière lui et se dirigea vers la cuisine sans attendre qu'il la suive.
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Ven 18 Déc - 1:24

Qui je voyais apparaître ? Une Chise, sans tenue formelle ni rien, complètement décontractée, à la limite comme moi dans mon appart. C'est...Étrangement ça ne m'a pas choqué, peut-être parce que je n'ai pas été assez longtemps habitué de la voir dans sa tenue habillée ?  Non ce qui m'a le plus refroidit, c'était l'expression du visage qu'elle arborait : pas un semblant de sourire et pas une réponse à ce que je venais de dire. En même temps, la situation dans laquelle nous étions mêlé tout les deux n'était pas des plus heureuse c'est vrai...Ou alors c'était le fait que je l'avais involontairement...Euh...Scannée de la tête aux pieds juste avant oui voilà ! Haha! ... Et que ça n'a pas dû lui plaire. Vas-y, accumule les gaffes Morgan c'est bien !
...
Bon, si elle m'a laissé rentrer, c'est que cette dernière n'était pas fâchée si c'était vraiment ça. Ouf ! En tout cas je trouvais que son appartement était bien rangé d'ailleurs en plus d'être agréable à vivre. Ce n'est pas comme le mien, où limite je marque mon territoire avec des vêtements que jonchent aux quatre coins de mon appartement ! Je crois que j'ai tellement été habitué en étant petit à ce qu'on range tout à ma place que du coup, je n'arrive pas à me dire presque instantanément quand je laisse un truc par terre " Faut que je le range tout de suite ! ". Non non, ça vient beaucoup plus tard. De toute façon, l'important est que ça soit fait au final, hein ?

Bref. Comme je ne voulais pas tout saloper, j'ai enlevé mes chaussures et le temps que je le fasse Chise n'était déjà plus dans la pièce. Du coup, j'ai scruté le salon, mais je ne la voyais pas. Alors je l'ai appelé.

- Chise ?

Pas de réponse. J'ai soupiré, passant ma main dans ma crinière blonde hirsute, et je me suis finalement assit sur le canapé. Puis je me suis penché légèrement pour observer au loin le tic-tac de la pendule en face de moi qui arrivant bizarrement à me détendre un peu. Pourquoi il a fallut qu'un truc pareil arrive ? pensais-je. Je n'ai franchement pas le souvenir qu'un tel mur ai été dressé entre nous lorsque nous étions petits. Bon c'est vrai qu'elle a toujours été du genre sérieuse, et moi j'étais un gamin plutôt énergique. Remarquez, on a pas tellement changé au fil des ans, juste que...On a prit fatalement des chemins différents. Elle sert le Bien, et moi le Mal. Si ce que je pense dois arriver aujourd'hui...Hé bien qu'il en soit ainsi. Que voulez-vous que je fasse ? Une chose est sûr, je resterai fidèle à moi-même, à commencer à détendre cette foutue atmosphère si j'y arrive !

Je restais une bonne minute à réfléchir dans le vide comme ça, et la miss en question est venue à son tour s’asseoir en posant deux tasses de thé sur la table basse à côté de nous. Mon regard se perdait de brèves secondes dans le liquide, avant de porter mon attention sur Chise avec un petit sourire amusé, la main sur la poche de mon pantalon.

- Hmm tiens. J'en connais qui ont du vraiment croire mon histoire, puisque je ne sens pas mon téléphone vibrer. Ah ou je ne t'ai pas raconté ! Pour qu'on me fiche la paix, je leur ai fait croire que j'avais un rencard, ce qui est vrai mais pas de la nature qu'ils imaginaient. Si tu voyais leur têtes ! Ça n'avait pas de prix, crois-moi !

Je riais, ma voix résonnant toute seule dans la pièce. Parce que j'étais tout seul à rire comme un con en fait. Voyant qu'elle ne me suivait pas, je me suis finalement arrêté.

- Allez Chise...C'était drôle non ? lui lançais-je calmement, un peu déçu.

Puis je me suis saisis de ma tasse, et soufflant un peu dedans, j'ai pris une gorgée. Aaah je ne savais pas ce qu'il y avait dedans, mais c'était super bon en tout cas. Je l'ai ensuite reposée, et en fermant les yeux avant de les ré ouvrir j'ai fini par demander d'un air déterminé :

- Alors...Qu'est-ce que tu voulais me dire ? Je mettrai ma main à coupé que tu ne m'as pas fait venir juste pour une discussion amicale, je me trompe ?

Franc, sérieux et décontracté. C'est tout moi ça.

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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Dim 20 Déc - 19:09

En arrivant dans le salon, Chise avait évité de croiser son regard. Elle avait posée les tasses de thé sur la table basse et s'était assise sur la canapé le plus loin possible de lui. Les émotions de Chise ne réagissaient pas. Elle aurait eu envie de se joindre à son rire, vu la cocasserie de la situation, mais son cœur se serrait davantage. Il avait appeler cette conversation capitale un rencard... et il lui disait cela sans même comprendre l'ampleur de la situation. Il mentait à tout va et à tout le monde! Certes, ils restaient la plupart du temps des mensonges anodins. Toutefois, ce qu'il cachait sur ses activités mafieuses nul ne le savait. D'un côté, Chise avait peur de découvrir la moitié de ses agissements mais elle souhaiterait tellement qu'il soit pour une fois simplement honnête avec elle. Elle n'était même pas sûre de savoir de quelle manière il concevait leur relation. Était-elle importante à ses yeux? Rentrer en contact avec un membre de la police était-il un de ses objectif?

En y repensant bien, leur rencontre avait tout d'un de ces comédies romantiques américaines. Quand on croise quelqu'un dans la rue, même en ancien ami de collège, on se contente généralement de demander comment ils ont évolués puis on se sépare pour le reste de sa vie. Mais là, ils étaient restés en contact. Ils avaient passés de très bon moment. En y réfléchissant, même cette fuite sous la pluie avait tout d'un stratagème finement élaboré par des scénaristes imbibés d'amour. Le seul hic à leur idée, avait été de la laisser entrevoir ses tatouages... Presque automatiquement, les yeux de Chise se posèrent sur ses bandages. Oui, leur relation était trop belle pour être vraie. Et si le personnages qu'il avait joué avait pour seul but de l'attraper dans ses filets, attendant la bonne occasion pour l'utiliser? Si elle ne s'était aperçut de rien, cela aurait certainement pu marcher. Était-elle paranoïaque? Oui, sans doute. Mais elle préférait visionner toutes les probabilités possibles. D'ailleurs, pourquoi était-il venu?

- Allez Chise...C'était drôle non ?

La jeune femme finit par croiser son regard. Sa gorge était nouée. Elle ne pouvait consciemment pas ouvrir la bouche pour parler. Elle avait peur que sa voix défaille et que ses yeux finissent pas trahir ses préoccupations. Fermant les yeux, elle prenait de grandes inspirations et expirations pour se calmer, mais la boule était toujours présente. Voyant la tasse posée près d'elle, elle prit une gorgée sans prendre le temps de souffler sur le liquide brûlant. Elle reposa violemment la tasse mettant sa main sur sa bouche et sortant légèrement sa langue pour la refroidir. Elle pesta contre elle-même et sa maladresse. Le boule s'était décoincée mais des larmes perlaient sur le coin de ses yeux. Heureusement que cela arrivait maintenant, Morgan pourrait certainement croire qu'il s'agissait de la faute du thé. Chise jura une nouvelle fois, essuyant ces larmes. Cette histoire l'avait bien plus atteint qu'elle ne l'aurait cru.

- Alors...Qu'est-ce que tu voulais me dire ? Je mettrai ma main à couper que tu ne m'as pas fait venir juste pour une discussion amicale, je me trompe ?

Chise reporta son attention sur lui. C'est vrai qu'il avait droit à quelques explications. Ce n'est pas comme si elle avait l'obligation de lui déballer tout ce qu'elle pensait de sa déception et de sa trahison. Juste de la raison de sa venue. Elle l'ignorait elle-même mais il fallait bien en parler. Et maintenant qu'il était à quelques centimètres d'elle autant en profiter.

"Je... Je ne sais vraiment pas par où commencer", finit-elle par commencer après de longues minutes de silence, lâchant un léger rire larmoyant. "Je voulais te voir, pour être sûre de n'avoir par rêvé la journée d'hier... et je voulais aussi discuter de ce que j'ai vu avec toi. Te demander une explication franche. Fais-tu parti de la mafia Encona? Ou qu'elle est ta relation avec elle?"

Elle s'apprêtait à boire ses paroles. Elle voulait tout savoir, tous les détails.

"Je suis prête à tout entendre. Je t'écoute, ne lésine pas sur les détails, je veux pouvoir comprendre ta situation. Je ne te jugerais pas, pour une fois je vais mettre de côté ma personnalité et ouvrir ma possibilité de compréhension."

Elle le regarda d'un air résolu, sa tasse dans les mains. Sa chaleur lui apportait du réconfort.
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Mar 22 Déc - 3:05

Aah quelle ambiance tendue. Et dire que tout ça était ma faute. Les mots ne fusaient pas de sa bouche, mais j'ai bien sentit son regard sur mes bandages. Quelque chose me disait que ses pensées étaient orientées vers ce que j'avais en dessous. Elle devait sûrement essayer de se persuader que tout cela n'était qu'un rêve, comme ce que j'ai déjà essayé de me dire, sauf que malheureusement c'est la triste réalité.

Chise m'a finalement regardé dans les yeux. Je voyais qu'elle était plus que perturbée, et ce qu'elle m'a dit n'a fait que conforter ce que je pensais. Nous y voilà, le moment fatidique. Elle me demandait si j'avais vraiment affaire avec les Ancona, ceux qui sont affiliés à la mafia. J'étais carrément au pied du mur, je ne pouvais plus lui cacher. J'ai pris à nouveau une gorgée de mon thé, avant d'inspirer et expirer calmement, afin de me préparer à ce que j'allais lui révéler. Et mon regard a fini par défier à nouveau le sien.

- Tu as raison. Je fais partie de la famille de yakuza "Chikara", dirigée par la famille italienne Ancona. Je ne suis pas seulement un membre, mais aussi le fils ainé de leur chef...Ce qui signifie que je suis le prochain oyabun à lui succéder. C'était destiné depuis ma naissance sans que je puisse y faire quoique ce soit pour y échapper. J'en ai vu des horreurs, j'ai dû en faire aussi et dès mon plus jeune âge, on m'a fait fréquenter les pires ordures de la pègre pour me former et ça a commencé justement quand on s'est perdu de vue, même si le pire était lorsque j'avais quinze ans. A partir du moment où...L'on a commencé à me tatouer un peu par un peu. Tu sais ce que ça signifie n'est-ce pas ? Cela veut dire qu'on me considérait déjà comme un adulte et je peux t'assurer que dès cet instant, tu n'as plus d'innocence dans tout les sens du terme du moment où tu as goûté à tout les vices. On a des règles aussi, et si jamais je les enfreint...Mon père me fera tuer, c'est certain.

Terminais-je avec sang-froid. Enfin j’essayais d'en avoir un, mais en réalité on pouvait sentir ma voix trembler. J'étais frustré, à tel point que je me suis levé en m'éloignant un peu, dos tourné à Chise.

- Tu vas me dénoncer n'est-ce pas ? Puis, après m'être retourné à nouveau vers elle d'un air résolu, je me suis approché rapidement de Chise en la saisissant ensuite par les épaules pour qu'elle me regarde bien dans les yeux Ne te retiens-pas, parce que je suis ton ami. Tu faillerais à ton devoir. Juste... Fais ton travail, et comme ça je pourrais aussi expier mes fautes.

Voilà, j'avais vidé mon sac. Oui je détestais ce statut d'héritier et même si le seul moyen d'échapper à mon destin était de croupir en prison, hé bien qu'il en soit ainsi parce que je ne voyais pas d'autres solutions !

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Dernière édition par Morgan E. Ancona le Mar 22 Déc - 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Mar 22 Déc - 13:13

Chise de s'attendait pas vraiment à cela. Tous les soupçons qu'elle avait s'étaient confirmés et étaient même allés au-delà de ses espérances. Il était non seulement un membre à part entière de la mafia Encona, mais il en était aussi l'héritier légitime! Chise eut comme un blocage. Ses yeux restèrent dans le vide quelques instants le temps qu'elle prenne conscience qu'il s'agissait de la réalité et non d'un cauchemar. Elle leva son regard vers Morgan qui semblait paniqué. Ce n'était pas son genre de s'agiter ainsi. En même temps, la menace et planait sur lui semblait réelle. D'un côté, elle ne souhaitait en aucun cas le perdre. Mais d'un autre côté... Il avait bien dit avoir fait des horreurs? Et dès l'âge de 15 ans? Elle ne pouvait pas le concevoir, pas lui! Lorsqu'il se leva abruptement, tout le canapé s'ébranla. Chise sembla alors sortir de sa torpeur et posa sa tasse de thé prête à réagir, mais il fut plus rapide qu'elle. La laissant clouée sur place.

Comment? Comment pouvait-il avoir cette idée? Bien sûr que non elle n'allait pas le dénoncer. Evidemment qu'elle y penserait, tous les jours restant de sa misérable existence, mais elle ne pourrait pas le dénoncer. Ce n'était pas son genre et ça ne le serait jamais. Le seul moyen pour lui d'atterrir en prison serait de se rendre ou de se faire prendre. Elle ne risquait pas non plus de le protéger en volant des pièces à conviction. Mais elle ne pouvait pas être la source de son emprisonnement! Si terrible qu'il était en dehors de cet appartement, elle ne pouvait pas le contrôler. Pourtant, elle aurait adoré en avoir l'opportunité. Elle ne supportait pas ne rien maîtrisé mais dans sa confession, elle était soulagée. Au moins, ils n'étaient pas devenus amis par intérêt. Enfin ça elle n'en était pas sûre... il aurait simplement pu omettre ce détail... Et puis un autre détail la chiffonnait. Si c'était pas destin et par obligation qu'il en était là, pourquoi n'avait-il jamais tenté de se libérer? L'histoire de l'humanité était basé sur ce désir ardent de liberté et lui, en étant piégé dans ce cercle vicieux n'avait pas eu l'idée de se battre pour l'obtenir? Il laissait les autres lui commanditer ses actes et restait aussi détaché des abominations qu'il avait commises? Chise ne comprenait pas ce comportement. Comment aurait-elle pu?

Alors que Chise baissait peu à peu le regard, Morgan la saisit brutalement par les épaules et la secoua. Ses doigts s'enfonçaient dans ses nerfs et une vague douloureuse obligea la jeune femme à soutenir son regard. Maintenant il lui faisait mal? C'était ça son plan pour la ranger à ses côtés? Il ne savait vraiment pas s'y prendre avec les femmes. Cette dernière remarque fit germer un sourire au coin de ses lèvres, mais il disparut très vite après ce qu'il venait de lui dire. Son regard se durcit. Il ne savait pas en quoi consistait réellement son travail. Qu'il ne lui parle pas de devoir. Elle ne connaissait pas ce mot. Elle travaillait évidemment avec acharnement pour atteindre le plus haut poste de la hiérarchie. Mais cet engouement n'était nullement dû à son amour pour la police, où s’agglutinait le plus de ripoux possible depuis l'apparition de le Noerphilie. Elle voulait faire régner la justice. C'était son seul mot d'ordre et ça l'avait toujours été même un fois que son père s'était fait tué pour la protéger. La justice était l'idéal qu'elle se devait d'atteindre. Et le destin n'a rien en commun avec elle. Morgan n'y pouvait rien. Mais il se devait maintenant de réagir.

Sans avoir l'occasion de retenir son coup, Chise gifla violemment Morgan. Au moins, peut-être que ce geste aura l'opportunité de le réveiller de son univers. Il pensait vraiment ne rien pouvoir faire? Elle avait perdu son sang-froid. En observant le regard fataliste qu'arborait son ami, Chise fit un autre geste inconsidéré. Elle se leva à son tour. Et dans un élan de pitié et d'affection mêlée, elle le prit dans ses bras. Collés l'un à l'autre, elle commença à lui caresser tendrement les cheveux. Comme une mère parlant à son enfant, elle lui répétait "Ça va aller, ne t'en fais pas, tout va s'arranger". En réalité, elle n'en savait rien. Et elle ne savait même pas comment Morgan réagirait à ce brutal changement dans sa personnalité. Il ressemblait toute fois à un enfant qu'elle se devait de protéger, ou dû moins qu'elle se devait d'aider.

Lentement, elle desserra son étreinte et posa ses mains sur ses épaules. Le regardant droit dans les yeux elle continua.
"Tu ne vas tout de même pas t'arrêter de te battre maintenant? Je ne sais pas en détail les horreurs que tu as faites. J'ai ma petite idée, mais je ne veux pas le savoir. Il y a toujours un moyen d'échapper à son destin, toujours. Et je ne pense pas que la prison soit la solution pour toi." Laissant échapper un petit rire, elle continua:" De toute façon tu ne tiendrais pas deux jours sans laisser éclater ta réelle personnalité, et ça ne t'aidera pas. En plus, l'organisation de ta famille est assez importante pour t'en faire évader dans la semaine."
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Lun 28 Déc - 1:01

Que pouvais-je bien faire ? J'étais au pied du mur, dans l’incapacité de savoir quel sera mon devenir. Chise avait mon destin entre ses mains, je le savais et elle aussi, c'était pour ça que j'étais tendu et que j'ai agis aussi impulsivement envers elle, à tel point que je ne me suis pas rendu compte immédiatement que la façon dont je la tenais par les épaules devait probablement lui être insoutenable. Et comment j'en suis venu à me dire ça ? Lorsque j'ai reçu une bonne gifle de sa part. Je m'attendais à tout sauf à ça, et la première réaction que j'ai eu était de me reculer, manquant de faire tomber le contenu des deux tasses. Je me tenais la joue qui était chaude de ce que je venais de me recevoir, n'osant même pas regarder dans la miroir à côté pour voir la marque de sa main. Parce que j'avais honte voilà tout. Je n'ai pas honte d'être un Ancona, jamais je n'ai pensé une chose pareille parce que malgré tout je tiens à ma famille. Je tiens à mon père sans qui je ne serais pas de ce monde s'il n'avait pas décidé avec ma mère de fonder une famille. Il est ce qu'il est devenu mais je l'aime, et je sais qu'au fond c'est un homme bon, tout comme Vincente même s'ils le nient. Non en fait, j'avais honte d'être idiot. De ne pas savoir quoi faire pour prendre ma vie en main. Parce que c'est vrai, j'étais paumé en réalité et pourtant je fais croire à tout le monde que je suis heureux.

J'étais planté là, le regard vide orienté vers Chise et la main sur ma joue enflammée sans dire un traître mot. En général, j'aurais réagi avec un truc pareil mais là j'avais carrément mit ma fierté de côté car ma tête était beaucoup trop embrumée par un méli-mélo de pensées, jusqu'à ce que mon amie d'enfance fasse une autre action impensable : me prendre dans ses bras, et me caresser calmement les cheveux. J'en ouvrais les yeux, complétement surprit par son geste en écoutant ce qu'elle était entrain de me dire. Elle avait réussi à me détendre pendant un bref instant, ce geste dans mes cheveux a toujours eu cet effet d'ailleurs lorsqu'on me le faisait, mais...Mes incertitudes sont revenues de plus belles.

- Chise...Ce n'est pas aussi simple. faisais-je en soupirant, avant de m’asseoir à nouveau sur le sofa Si je me retrouve en prison je saurais me défendre, même bien plus que tu ne le penses et quant au fait qu'on va chercher à me faire évader tu as totalement raison. Le truc, c'est que tu es au courant de qui je suis vraiment et si par malchance quelqu'un de mon milieu venait à l'apprendre... je plantais mon regard noisette dans le sien avec le plus grand sérieux du monde Tu risquerais de te faire  prendre pour cible par ma faute puis je commençais à enlever les bandages de mon avant-bras Du moment où je suis né dans cette famille et que j'ai ça dans la peau faisais-je en montrant mes tatouages significatifs à ma famille afin ai de prouver mes dires Je ne peux plus faire marche arrière. A part si... commençais-je, hésitant à dire la suite de la phrase ...Je venais à mourir. Mais ça reviendrait au même, mon frère prendra la relève et vice-versa, ça n'en finira jamais et c'est comme ça on y peut rien.

Puis je passais une main dans les cheveux, en fixant le sol.

- Je t'avoue que j'avais pensé à faire quelque chose une fois, mais c'est carrément du suicide. Je sais que mon père malgré les apparences a un bon fond, et s'il m'aime vraiment il acceptera peut-être de m'écouter si je le fait.


Oui, j'avais un plan fou en tête mais je n'ai jamais été capable de le mettre à exécution parce que je risquais de faire plus de dégâts que je ne le voudrais.

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Dernière édition par Morgan E. Ancona le Dim 7 Fév - 20:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Lun 28 Déc - 2:38

Le ton calme et sérieux que Morgan avait prit la laissa perplexe. Il n'était pas défaitiste. Au contraire, il avait réellement réfléchit à sa situation. Il avait étudier toutes les possibilités qui s'offraient à lui et d'après ce qu'il venait de lui dire, il savait que la prison n'était pas la meilleur option. Lorsqu'il commença à aborder la question de sa sécurité, elle le rejoignit sur le canapé. Il n'avait pas seulement peur pour lui... En réalité, elle n'avait pas pensé une seule minute à ce que cela changerait pour elle. Pour dire la vérité, elle s'en fichait. Elle avait déjà la plupart des gros bonnets qui régissaient les plus grandes entreprises de ce monde. Une organisation malsaine de plus à ses trousses ne lui apporterait pas plus de tracas. Évidemment, celle-ci risquait de choisir plus ouvertement la violence... mais Chise savait se défendre. Du moins, elle avait appris à ses risques et périls à rester discrète sur les secrets qu'elle découvrait.

Elle s'apprêtait à lui rétorquer cela lorsqu'il défit spontanément ses bandages. Sa bouche se ferma automatiquement. Voilà donc ces fameux tatouages qu'elle avait entraperçut ce jour de pluie. Malgré le sens qu'ils véhiculaient, ils étaient étrangement attractifs et magnifiquement réalisés. Sans même qu'elle ne s'en rende compte, sa main s'approcha de son bras. Elle voulait les toucher. Sentir la rupture entre la peau naturellement chaude de Morgan et ces dessins certainement plus froid et austère. Un instant, Chise arrêta son geste. Elle était tout de même en train d'être obnubilé par ce qui le mettait en mauvaise posture. Elle ne put toutefois le retenir plus longtemps, et posa délicatement ses doigts sur sa peau tout en tendant l'oreille ce qu'il disait. Elle avait volontairement commencé par un endroit isolé de toute perturbation. Son corps dégageait réellement une chaleur inhabituelle... elle descendit ensuite lentement sa main sur l'un de ses tatouages. Peut-être l'effet était-il psychologique mais il lui sembla que cette partie était bien plus électrique. Elle retira ensuite brusquement sa main. Morgan commençait à avoir la chair de poule à cause de toutes ses chatouilles et Chise émit une grimace d'excuse en écoutant le reste de sa confession.

Il parlait de mourir... tout compte fait, c'était peut-être cela qui avait fait réagir Chise. Il ne pouvait pas parler sérieusement. Pourtant, il l'évoquait comme une idée mûrement réfléchie et un frisson parcourut la jeune femme. Lui qui était si plein de vie ne pouvait pas y mettre un terme aussi radicalement... n'est-ce pas? Plantant ses yeux bleus dans ceux de Morgan, elle sentit les larmes monter une nouvelle fois. Elle ne semblait toutefois pas vouloir sortir, peu importe le nombre de fois qu'elle cligna des yeux. Cette eau salée devaient très certainement commencer les teinter en violet. Cette touche si particulière qui rendait son regard bien plus triste et détachée qu'au naturel. Le défaitisme réapparaissait progressivement dans le ton de Morgan et cela n'arrangea pas l'état d'esprit de Chise. Elle ne voulait en aucun cas le perdre. Il n'avait même pas le droit d'évoquer le sujet. Et si à la fin de cette entrevue, il finissait par lui annoncer qu'ils ne pourraient plus jamais se voir? Comment pourrait-elle l'accepter? En passant la main dans ses cheveux, une distance sembla s'établir entre eux. Distance qu'elle ne risquait pas d'accepter aussi facilement. Certes, son secret instaurait déjà une barrière entre eux, mais elle n'était pas infranchissable!

Finalement, il évoqua une solution à laquelle il avait réfléchit. Une solution qui avait l'air de pouvoir marcher. Elle l'écouta attentivement attendant la suite. Mais elle ne vint pas. Ce plan devait réellement être fou pour qu'il ne songe même pas à le lui présenter ouvertement. En tout cas, cela avait un rapport avec son père... Elle ne savait pas si elle pouvait l'aider dans cette situation. Il y a tellement de chose qu'elle aurait voulu dire à son père. Mais elle n'en a jamais eu le courage. En y repensant il était et sera à ton jamais son modèle. Elle aurait simplement voulu lui annoncer ouvertement son admiration pour lui... mais elle ne le pourrait plus jamais. Une nouvelle volonté apparut sur le visage de Chise. Elle n'allait certainement pas le laisser ruiner sa relation avec son père à cause de non dits. Évidemment, la situation était certainement plus compliquée avec un parrain de la mafia lorsqu'on lui annonçait son désintéressement pour la succession familiale... Mais au moins elle pouvait le soutenir. Quitte à l'accompagner chez lui, dans une maison où l'ennemi l'entourerait de toutes parts. Cette idée lui fit froid dans le dos. Mais elle la préféra largement à la mort suicidaire qu'énonçait Morgan, et puis elle avait assez de courage pour l'accompagner n'importe où.

Elle posa sa main sur celle de Morgan pour le tirer de ses réflexions et continua à fixer son regard dans le sien. Si elle s'écoutait, elle s'y perdrait volontiers. MAIS L'heure était au plan de bataille, et elle pouvait autant être fin stratège dépourvu de toute émotion, que cette bombe à retardement catatonique qu'elle avait présentée à Morgan depuis qu'il était arrivé chez elle.

"Dis-moi à quoi tu pensais. Ce sera déjà moins du suicide que d'évoquer ta propre mort sous mon toit. Je ne te laisserai pas mourir. Pour rien au monde, que tu le veuilles ou non. Tu es revenu dans ma vie par miracle et il faudra m'accepter avec mes défauts.
Elle changea de position pour s'installer en tailleur sur son canapé. Ainsi elle ferait bien mieux face à Morgan et cette attitude décontracté l'amènerait peut-être à relâcher les muscles tendus de ses bras. Malheureusement, je suis têtue et je ne conçois pas le mot impossible comme une solution suffisante. Je suis une grande fille, je serais me protéger quoiqu'il arrive ne t'en fais pas pour ça. Tu n'as pas à porter le fardeau du monde sur tes épaules seules."

Presque machinalement, elle posa sa deuxième main sur son épaule et commença à la masser affectueusement pour la détendre. Elle ne l'abandonnerait pas. Jamais elle ne le pourrait. Et l'envoyer en prison n'était même plus une option. Elle baissa ensuite ses yeux sur son autre main qui tenait la sienne. Son contact était vraiment réconfortant. Elle resta dans cette position attendant sa réponse. Elle avait peur de croiser son regard. Peur, qu'il ne découvre le boule qui venait de se former dans son ventre.
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Dim 7 Fév - 20:11

Quel idiot je fais. Chise essaye de m'aider et moi je lui balance des horreurs pareilles. Je ne sais pas si réellement, mon amie pouvait être prête à entendre ce que j'allais lui révéler : le dessein que j'avais eu en cas de force majeure. Néanmoins...C'est parce qu'elle est mon amie que je n'avais pas le droit de lui cacher. Et puis le mal est déjà fait, j'ai commencé à tout lui déballer autant continuer non ? Même si c'était...Délicat. Fallait que je m'attende à ce genre de situation, je pensais être prêt. Mais visiblement je ne l'étais pas autant que ça. Même si Chise me disait qu'elle était forte, je sentais une boule se former dans mon estomac. Oui je m'inquiétais, c'est normal après tout.

- Ah je...Tu as raison comme toujours. Peut-être que son entêtement me sauverai la vie qui sait ? C'est une qualité chez elle que j'ai toujours admiré. Non. Plus exactement, j'ai toujours estimé Chise dans sa personne. Elle est un exemple de bravoure, de droiture, alors que moi j'étais l'icône de tout ce que la société considérait comme un stigmate. Honteux, mes yeux ambrés fixaient toujours le sol, puis j'ai levé le nez afin de planter mon regard hésitant dans le sien Tu sais Chise, mon père...Même s'il ne le montre pas forcément, il tient à moi : il a un bon fond, je le sais, je le sens. Je reste son premier enfant après tout, seulement sa soif de pouvoir l'aveugle complétement. Du coup je me suis demandé un jour : et si je disparaissais ?

Je m'étonnais moi-même de ce que j'étais entrain de lui révéler, mais probablement que les mots réconfortants qu'elle avait eu à mon encontre m'avait donné la force de le faire. Pas que, pendant que je parlais, Chise avait posé sa petite main sur la mienne que je serra, et me massait délicatement l'épaule. C'est pour ça que je m'étais arrêté en plein milieu de mon "discours", car je sentais mon corps peu à peu se détendre grâce à son geste. J'appréciais, et j'en ferma même les yeux, essayant de suivre mentalement chacun de ses mouvements avant de continuer.

- ...J'avais pensé engager un tueur à gages pour volontairement me blesser grièvement. Dans un état dans lequel ça passerai ou casserait. Quelque chose me disais que mon père le vivrait très mal même si d'un autre côté mon frère pourrait reprendre la relève au final. Mais je parlais de mal le vivre dans le sens que ça pourrait lui faire réaliser son attachement à mon égard. De se rendre compte qu'il va trop loin tu vois ?

J'ouvris ensuite doucement mes paupières, un léger sourire se dessinant sur mes lèvres.

- Mais tu m'as convaincu. Il faut être suicidaire pour faire un truc pareil, sans compter que je risque de ne pas faire du mal qu'à moi-même ou à mon géniteur... Faisais-je en serrant une nouvelle fois sa main afin de lui faire passer le message.

C'est vrai. Quand on y pense, il y a aussi le reste de ma famille, mes hommes qui ont confiance en moi. Mais je sous entendais surtout Chise en disant ça. De ce fait, je regardais ce qui nous liait, et entremêla sans réfléchir mes doigts avec les siens.

- Je trouverai une solution, je l'espère. Enfin tant que cette discussion restera entre nous, ça me laissera de la marge pour y penser. Tu me le promets ? Lui demandais-je la voix un peu tremblante, la tête légèrement penchée sur le côté.

Si j'étais entrain de lui faire du chantage ? Non, pas le moins du monde ! Tout ce que je voulais, c'était de faire en sorte que ce qui venait de se passer n'avait jamais eu lieu pour notre bien à tout les deux, même si j'étais conscient que c'était plus facile à dire qu'à faire. Toutefois, quelque chose me disait que cet épisode nous avait malgré tout rapproché.

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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Lun 8 Fév - 23:54

Chise frissonna. À la seule mention de la possible disparition de Morgan, son corps rejeta  tout d'un bloc. Il avait dû ressentir ce brusque changement vu l'entrelacement de leurs mains. L'apparent calme dont elle faisait preuve depuis qu'il avait confirmé ses soupçons venait de se volatiliser. Elle ferma les yeux refusant de laisser la panique l'envahir. C'était notamment pour son sang froid dans les situations extrêmes que ses coéquipiers la valorisait. Il ne fallait pas qu'elle le perde maintenant alors que sa relation avec son ami le plus proche pouvait était en jeu. Il exposa alors clairement son idée d'engager un tueur à gage pour lui faire le plus de dommages possibles. C'était quoi cette idée de contrat stupide? Elle ne doutait en aucun cas de la résistance du corps de Morgan. Il devait être assez bien entraîné pour survivre à ce genre de choses. Mais et si? Il restait un pourcentage de chance que son plan foire totalement! Et s'il mourait suite à une infection? Et si le tueur à gage voyant qu'il n'était pas mort finisse par décider de finir le travail? Et si tout son monde s'écroulait devant ses simples suppositions? Lorsqu'il lui fit un petit sourire. La façade froide de Chise faillit tout bonnement lâcher.

Elle n'avait plus de forces. La main qui lui massait un épaule retomba brutalement le long de son corps. Celle qu'il tenait dans la sienne fut prit d'une secousse brutale qui faillit l'arracher à son étreinte. Heureusement, la soudaine panique de Chise avait rendu sa peau moite et elle resta à sa place, au chaud, en sécurité. Mais pour combien de temps? La paranoïa la gagnait progressivement. À quelles extrémités Morgan avait-il être pu conduit pour songer à un plan aussi suicidaire? Elle le croyait plus intelligent que cela. Cette idée relevait de la pire folie, celle dont les animaux faisaient preuves quand ils étaient poussés dans leurs derniers retranchements. Un à-coup à sa main prise la fit revenir à la réalité. Les mots de Morgan se voulaient apaisant, mais de simples mots ne pourraient pas l'apaiser dans l'état dans lequel elle se trouvait. Il resserra l'étreinte de leurs doigts et Chise faillit une nouvelle fois lâcher prise. Elle leva ses yeux vers les siens et elle ne reconnu pas l'homme en face d'elle. Il ne riait plus. Ses yeux ne pétillaient plus. Comment pouvait-elle se fier aux paroles d'un individu dont elle ne connaissait pas le quart de la personnalité?

"Je... Je ne peux pas."

Ces simples mots eurent du mal à sortir de sa gorge sèche. Elle tendit automatiquement la main vers sa tasse de thé et le contact avec Morgan se rompit. Et elle hésita à continuer son geste. Étrangement elle se sentit seule. Si seule. Alors qu'elle aurait été prête à tout risquer à ses côtés quelques minutes plus tôt. Maintenant, un fossé venait de se creuser entre eux. Mais ce n'était pas ce qu'elle voulait. Elle but une gorgé du breuvage. Elle eut un grimace la sortant peu à peu de sa torpeur. Il était froid et complètement imbuvable à présent. Elle se leva du canapé et se dirigea vers la fenêtre. Elle donnait sur un trafic mouvementé. La vitesse à laquelle allait les voitures battait en rythme avec son coeur.

"Je ne peux tout simplement pas te promettre quoique ce soit. J'aurais promis la lune et tellement plus au Morgan qui a franchit cette porte. Vraiment je ne mens pas."

Elle lui jeta un regard et lui lança un regard contrit. Ses yeux ne reflétaient aucune émotions. Lentement sa tête retourna à son poste d'observation. Elle bu une gorgée de son thé froid qui lui donna le courage de continuer. Il contrastait tellement avec la chaleur de Morgan...

"J'aime la personne que tu étais. Je l'admirais tellement. Profitant de la vie avec une grâce et une facilité à nulle autre pareille. Et pourtant maintenant que tu m'expose ton idée je découvre une autre facette de ta personnalité, se rapprochant au désespoir croisant de t'accrocher à la vie par tous les moyens."

Elle prit une grande inspiration, cherchant l'audace de lui faire face. Elle se retourna lentement et sa voix vibra se colère.

"Ton père tient à toi vraiment? Alors pourquoi ne portes-tu pas un peu tes couilles sur la table et ne lui dis-tu pas vraiment ce qui tu souhaites? Il devrait l'accepter non? Un chef de la mafia ne voulant pas l'être ne présage rien de bon pour l'avenir de ta famille as-tu même pensé à cela? Que tu pourrais être le responsable de tous ces gens auxquels tu tiens certainement? Du moins certains. Je ne dis pas que tu ne feras pas un bon chef, loin de là. Toutefois si tu ne mets pas ton coeur dans l'entreprise, il n'en ressortira rien de bon. Le sens du devoir n'est pas la première chose à laquelle on pense en te voyant. Et pourtant de voilà. Fidèle toutou tendant le bâton pour se faire battre. D'après ce que je comprends, il n'a même pas besoin de t'amadouer pour que tu obéisses à ses ordres."

Ses propos étaient durs. Elle s'en rendait bien compte. Il ne devait certainement pas la reconnaître. Mais au moins elle lui tenait tête. Son corps tremblait de la tête aux pieds et elle était incapable de se retenir. C'était toujours la même chose lorsque le culot faisait place à son habituel stoïcisme. Elle ne se contrôlait pas c'était impossible et il lui faudrait plusieurs heures pour se calmer. Elle s'avança faiblement vers Morgan prenant appui sur tout ce qu'elle trouvait pour ne pas trébucher. Ses jambes menaçaient de plier sous elle. Arrivée près du canapé elle se laisser tomber et posa la tasse de thé qui s'était de toute façon presque entièrement vidée sur elle. Elle leva ensuite ses yeux vers lui.

"Tu me fais pitié. Et ne le prend surtout pas mal. Cela prouve seulement de la force à laquelle je tiens à toi. Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur. Je ne veux pas avoir à différencier ces deux Morgan que j'aperçois en toi. Ne peux-tu simplement pas arrêter de jouer un jeu à chaque fois que tu me vois? Je ne veux plus voir le visage de l'enfant insouciant, ni celui de l'adulte abattu qui se tient devant moi. Je veux que tu sois naturel et je suis persuadée que les deux ne peuvent former qu'un. Essaie d'abord de te réparer avant de songer à chambouler ta vie. C'est dans ce sens que cela marchera."

Lentement, elle posa la tête sur son épaule. Attendant avec appréhension sa réaction. A sa crise de tremblement s'ajouta ceux provoqués par la peur de le perdre à tout jamais.
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Mar 9 Fév - 15:24

Je ne savais pas quoi dire d'autre. C'était une situation tout simplement...Absurde. Pourquoi tout ne pourrait pas redevenir comme avant ? Il est vrai que j'avais déjà moult fois voulu retourner en arrière, cette époque de l’insouciance où je n'avais pas ses foutues responsabilités sur mes épaules ! Voilà où ça nous mène maintenant, à devoir faire des choix contre ma volonté parce que " ma destinée" en a décidée ainsi. Mes mots résonnaient apparemment dans la pièce comme un coup de massue, à la fois pour Chise et pour moi. Je ne sentais plus rien de ce geste apaisant sur mon épaule - qui, j'aurais espéré dure plus longtemps -  ni de quelque chose de rassurant dans le ton tremblotant de sa voix;

"Je ne peux pas"

Cette simple phrase agissait comme un coup de poignard en plein cœur, mais est-ce que j'avais le droit de lui en vouloir ? Ce qui me faisait le plus mal au final était un semblant de perte de confiance à mon égard, tout ça à cause d'une idée aussi stupide que grotesque. Un goût amer me resta en travers de la gorge, même pas à cause de ce que je venais de boire mais plutôt de ce que je venais d'entendre; j'en aurais presque les larmes aux yeux, parce que mine de rien je l'apprécie beaucoup Chise. Elle fait partie de cette enfance, ce vestige de moi-même qui était un des seuls moments de ma vie où je me sentais être comme tout le monde. J'aurais voulu qu'elle me voit encore de cette façon, malheureusement cette époque est révolue. Nous ne sommes plus des enfants, mais des adultes qui font face à la dure réalité d'aujourd'hui. La seule chose que je pouvais faire à présent était d'observer chacun de ses gestes, maintenant postée près de la fenêtre comme si cette dernière était entrain de lutter contre ses pensées, me rappelant à quel point j'avais manqué de rationalité.

J'ignorais que Chise m'admirait à ce point. J'étais le premier concerné et pourtant je ne m'en étais même pas rendu compte. L'âge y était surement pour quelque chose, mais cela montre à quel point on a mûri. Qu'elle a mûri. Parce que moi j'étais toujours au stade où je me cherchais encore au final. Néanmoins, Chise ignorait à quel point mon père pouvait s'avérer sévère lorsqu'il exerçait son autorité. Et sans que je ne m'en rende compte tout de suite, elle avait mit le doigt sur un paradoxe : je suis persuadé que mon géniteur possède un bon fond, ma mère me l'a confié une fois m'expliquant que quand ils étaient tout les deux, elle avait l'impression de revoir le même homme dont cette dernière est tombée amoureuse durant son adolescence. Pourtant, mon père m'a déjà prouvé une fois qu'il était capable de tout en me punissant corporellement et psychologiquement parce que j'avais rusé pour ne pas abattre une personne dont il avait ordonné l'exécution sous mes balles. Peut-être qu'au fond, j'étais encore inconsciemment traumatisé par cet épisode ? ...Non non, je ne suis plus un gamin ! Alors quoi Morgan ? Si toi-même ne le sait pas, qui pourrait le savoir ?

Pour l'instant je n'avais rien dit depuis que Chise s'était levée, mais je pouvais pas la laisser me prendre pour un lâche non plus. A vrai dire, j'étais carrément surpris de la façon dont elle s'adressait à moi maintenant. A savoir si c'était parce que j'étais vexé ou la volonté de lui faire comprendre les vraies aspirations de ma famille, j'ai soudainement élevé la voix.

- Tu te trompes !! Tu crois que je n'ai pas essayé d'aller contre ses décisions ?! Nous avons un code dans notre famille : tu désobéis, on t’efface. Point. Et encore, c'est parce que je suis spécial à ses yeux que je peux encore me présenter devant toi, si tu savais à quel prix ! Oui j'ai pensé à mon avenir et à ceux qui m'entouraient, tout les jours même ! D'une certaine façon je suis né et on m'a élevé pour poursuivre les œuvres de mon père, c'est comme ça, c'est tout ! Et étrangement même si je n'en ai pas la volonté, je pourrais être capable de mettre le masque de chef au moment venu. C'est pour ça que tu n'arrives pas à m'imaginer comme tel, parce que c'est une facette superficielle que j'adopte que dans ce milieu, bordel !!

C'est vrai, il existait bien au Moyen-Age des gens de la haute société qui étaient obligés de prendre leurs responsabilités pour le bien être de leur famille, en sacrifiant leurs envies comme celui d'épouser quelqu'un par amour. Depuis tout petits ils en étaient conscients, hé bien moi c'est pareil. Et pourtant je croyais réellement pouvoir y échapper, mais cette discussion m'a prouvé que non. Je me suis même énervé à l'instant, et quand je l'ai réalisé je me suis instantanément calmé. Ma voix, mes muscles, et même mon regard qui était maintenant orientés vers mes mains, au moment où Chise s'est ré assise à côté de moi en fait. Tout paraissait si simple, et pourtant tout était compliqué quand on y pense. J'ai fini par lâcher un bon gros soupire, comme si ma frustration s'était en allée d'un seul coup. Puis j'ai sentis un poids sur mon épaule et du coin de l’œil, j'ai pu voir qu'elle avait posé sa tête. Embarrassé par ce geste soudain, je resta figé, le rythme de mon cœur s'accélérant à cause de ce processus. Il m'a fallut une bonne dizaine de secondes pour me détendre, avant de pouvoir être aussi capable de parler à nouveau en lui caressant délicatement les cheveux d'un geste rassurant.

- Désolé de m'être emporté... Je n'aurais pas dû. Je ne joue pas la comédie avec toi, je ne l'ai jamais fait. C'est le vrai Morgan que tu as ici, perdu en ce moment et plus âgé certes, en plus d'en avoir prit plein dans la tronche aussi. Disais-je sur un ton calme. Puis je me suis reculé, avant de la saisir par les épaules pour que Chise ai ses yeux plantés dans les miens, un petit sourire se formant sur mes lèvres. Une mèche était devant son visage, et j'en ai profité pour la replacer derrière son oreille. Celui qui est décontracté, qui aime bien blaguer bien que ce n'est pas toujours drôle je l'avoue. Le même Morgan qui t'admirais aussi, qui tient à toi et qui ne veut pas que tout s'arrête à cause de nos différences. Tu sais quoi ? Cela signifie qu'on a plus rien à se cacher, et même si tu connais maintenant mon secret, moi je te vois et te verrais toujours telle que tu es et pas d’où tu viens.Progressivement, mon cœur se serra, suite à ce que j'allais lui dire qui m'était pire que difficile. Restes à savoir si ça sera ton cas, et si ça ne l'est pas...Je pense qu'on devrait en arrêter... Qu'on devrait en arrêter-là.

Ma voix tremblait, mon corps aussi. C'était la même douleur au fond de ma poitrine que je ressentais pendant une rupture amoureuse. Sauf que s'en était pas une bien entendu, mais plutôt l’appréhension qu'un lien précieux puisse se briser de cette façon.

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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Mar 9 Fév - 22:12

Sa main sur ses cheveux apaisa presque automatiquement ses tremblements. Elle n'en revenait pas qu'ils soient allés jusqu'à se disputer pour une question de destiné, contre laquelle ils ne pouvaient rien faire tous les deux. Elle ne voulait et ne pouvait pas l'imaginer comme le chef de la mafia. Son imagination à son encontre se limitait à ce qu'elle avait sous les yeux. Elle avait beau retourner son image dans tous les sens, il restait malgré tout le Morgan qu'elle avait connu. Mais il y avait eu de la noirceur dans son regard quand il avait évoqué son avenir dans sa famille. Elle n'était pas la bienvenue dans ce portrait, et pourtant elle s’immisçait dans tous les pores de sa peau. Il avait changé depuis leurs 12 ans. La première fois qu'ils s'étaient revus, Chise avait remarqué qu'il s'était assagit. Elle ignorait jusqu'alors que c'était tout simplement les choses qu'il avait faite qui l'avait rendu ainsi. De combien de morts et de disparitions était-il responsable? Parce qu'après tout, on a beau agir sur un ordre, quand c'est notre doigt qui appuie sur la gâchette, on devient l'instigateur en quelques sortes... Il ne suffisait pas de dresser une muraille autour de soi et devenir ainsi détaché envers ces actes malsains pour ne pas en être affecté.

Sa voix opérait comme une extension à sa caresse et Chise faillit se laisser porter par ce simple son. Mais il y avait comme un malaise qui doucement s'insinuait en elle. Elle se tenait là, la tête sur l'épaule du fils d'un criminel notoire. Lui-même en était certainement un, même si c'était contre son gré. Pourtant elle n'avait pas peur. Elle était persuadée qu'il ne lui arriverait rien à elle. Mais qu'en était-il de toutes ces personnes qu'elle se devait de protéger? Elle n'était pas entrée dans la police pour faire joli. C'était une vocation. Certes toutes les petites filles rêvent d'être flic mais peu le devienne réellement. Elle ne pouvait pas se contenter de se mettre une œillère parce qu'il s'agissait de Morgan! Elle aurait pu le faire. S'ils n'avaient pas eu cette conversation, le doute l'aurait rongé, elle l'aurait soupçonné de tout et n'importe quoi. Mais il était là et elle savait tout... ou presque. Elle se maudit d'avoir envoyé ce sms. Le plus compliqué dans la vie était très certainement de faire des choix, et celui qu'elle avait à prendre le mettait dans tous ses états.

Il n'arrangea pas les choses en prenant son visage entre ses mains si chaudes. Quand il replaça sa mèche derrière son oreille, elle faillit tout bonnement craquer. Ils étaient si près l'un de l'autre, elle pouvait sentir son souffle sur sa joue. Un instant, elle entrevit dans ses traits l'insouciance du petit garçon qu'il avait été. Une boule se forma au creux de son ventre. On ne pouvait toutefois pas revenir en arrière. La vie l'avait détruite et rien ne pourrait être réparé. Mais les trous peuvent parfois être rebouchés. Elle eut un léger sourire quand il lui annonça qu'il n'y aurait plus de secrets entre eux. C'était le plus gros mensonge qu'elle avait entendu. Oh, il ne le voyait certainement pas comme ça, mais une fissure les avait séparée. Après tout, jamais il n'osera lui parler de ce qu'il faisait réellement et jamais plus elle ne lui parlerait des enquêtes dans lesquelles sa famille pourrait être impliquée. Et pourtant chacun voudra en savoir plus sur ce point précis. La curiosité est un défaut majeur du genre humain, mais c'est aussi malheureusement ce qui les faisait avancer la plupart du temps. Quand il en vint au point où il songea à se séparer, quelque chose se brisa en elle. Vraiment? Il envisageait vraiment cette possibilité?

Lentement, elle leva sa main frigorifiée pour la poser sur l'une de celle tenant son visage. Elle eut un léger sourire et son cœur battit la chamade alors qu'elle lui répondait les mots les plus honnêtes qu'elle ait eu jusque là.

"Quand tu parlais de mourir, j'étais horrifiée à l'idée de te perdre à jamais. Ce que tu proposes maintenant est encore pire. Te savoir vivant et ne jamais pouvoir te revoir? Tu espères vraiment que je puisse tenir longtemps? Maintenant que je t'ai retrouvé je ne veux en aucun cas te quitter. Mais ce ne pourra se faire sans certains... ajustements."

Elle prit son courage à deux mains et s'éloigna petit à petit de son étreinte.

"Nous nous sommes rapprochés, c'est vrai. Mais il y aura toujours des secrets entre nous de part le radical opposé de notre avenir. Je ne sais pas de quelle manière procéder, mais je pense que nous devrions travailler ensemble si ce n'est contre les autres. Toi tu me donnes les informations que tu peux, et moi je te permets de coincer quelques ennemis de ta famille. Ils sont tout aussi pourris de toute façon. De cette manière, le pouvoir de ta famille s'agrandit et une partie des malversations qui se produisent en ville est annihilé. Je n'ai plus qu'un monstre à traquer."

Elle avait exposé cette idée sans réfléchir. Elle ne savait certainement pas comment Morgan allait réagir. C'était une chose d'être ami. Mais de là à travailler main dans la main dans un but commun... Chise ne doutait pas de leur complicité. Mais elle ne savait pas à quel point Morgan se montrerait honnête avec elle et s'il le ferait juste à cause de ce contrat. Elle fit bifurquer son explication vers un point bien plus personnel. Elle n'osa pas le regarder dans les yeux en exposant la suite de ses réflexions.

"Tu sais, pendant un moment j'ai cru que ton père t'avait engagé pour me séduire. De cette manière je n'aurais été qu'un pion de plus sur l'échiquier. J'hésite encore à croire en cette hypothèse mais je ne peux pas m'y résoudre."

Elle le regarda alors fixement dans ses yeux prête à s'y perdre. Puis sans vraiment réfléchir à ses actes, Chise embrassa Morgan. Elle se retira brusquement et devint complètement rouge.

"Je... je suis désolée... je ne sais pas ce qu'il m'a prit... j'imagine que ça faisait parti des ajustements dont je t'ai parlé..."
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Sam 13 Fév - 2:11

La tension était soudainement retombée, plausiblement car nous avions mit les choses à plat, les confidences ont été faites. Je ne savais pas quoi dire de plus à part de lui imposer stupidement un dilemme, et peu importe son choix, j'avais l'intention de respecter sa décision même si cela devait s'avérer douloureux pour moi. Parfois, je regrettais vraiment cette époque où tout semblait plus simple. Quand je la voyais, je me remémorais certains souvenirs de notre enfance lorsque je fréquentais encore l'école. A vrai dire, j'étais un garçon plutôt insouciant et curieux de tout, comme si je me libérais de l'absence de l'environnement contraignant dans lequel je vivais quotidiennement chez moi. Chise, elle, était une fille connue pour son tempérament calme et sérieuse. Après tout, cette dernière était destinée à avoir un avenir prometteur dans la Justice alors que moi...J'allais être à la tête un jour de l'un des empires de la pègre itekienne. Pourtant, ça ne m'avait pas empêché de vouloir la connaitre. L'enfant que j'étais ne voyait pas le danger que pouvait représenter ce lien sur notre futur. Mon but premier était d'extirper un sourire sur ce visage trop fermé. Ce but qui a fini par devenir une belle amitié, sauf que celle-ci était sûrement en péril aujourd'hui à cause de différents facteurs, dont certain m'échappaient encore. J'ignorais par exemple cette toute autre facette de mon amie d'enfance;

Mes doigts touchaient sa joue, et sa main frêle recouvrait la mienne; elle avait un sourire qui dansait sur son visage, ainsi qu'un regard que je n'avais encore jamais vu reflétant parfaitement les paroles que Chise était entrain de me dire. Habituellement, j'aurais pris ça pour une déclaration de sa part. Toutefois lorsqu'elle s'est éloignée de moi en laissant un vide derrière elle, un doute s’installa dans mon esprit. Je ne savais pas ce qui se tramait dans sa tête, ni ne comprenait ce qu'elle entendait par "des ajustements". Ou plus exactement, je n'arrivais pas à me dire que c'était possible qu'elle puisse avoir quelque chose pour moi. Et la proximité de nos deux visages à l'instant n'arrangerait pas les choses : je me retenais tant bien que mal de ne pas céder en m'approchant d'avantage.

- Des ajustements...? Demandais-je confus, en faisant celui qui n'avait pas saisit le sens de ces mots.

Par la suite, je me suis tût. Je l'écoutais attentivement sans perdre une miette et grâce à son esprit ingénieux, une solution possible pointait le bout de son nez, se présentant comme une aubaine pour nous. Mais je réfléchissais pendant quelque secondes, calculant dans ma tête si c'était effectivement faisable. D'un côté, ça pourrait bien aider ma famille d'avoir le moins de rivaux dans nos pattes et de l'autre en dévoilant des informations, je piétinais notre code d'honneur familial. Ma loyauté aussi. Quoique...

- On ne fait que retarder l'échéance de l'inévitable, mais je pense que... Collaborer pourrait être un bon début. Enfin si tu sous entendais d'obtenir d'éventuelles informations que ma famille aurait récolté sur les agissements de nos rivaux, je pourrais t'en lâcher quelques unes. Certain de mes hommes sont envoyés exprès pour nous tenir au courant, et si je leur demande je peux tout savoir.

Qui ne tente rien n'a rien même si au fond, je ne voulais pas trahir nos alliés non plus : la famille d'Alessia, les Kuchira. Me connaissant je trouverai quoi dire, j'en suis persuadé.

Chise ne me regardait désormais plus dans les yeux; comment pouvait-elle croire que je sois venu, ici même, pour l'embobiner ? Voyait-elle vraiment un enfoiré...Non, un monstre en face d'elle ? Il fallait que je dissipe ses doutes.

- Tu penses vraiment que j'aurais été capable de te faire ça ? Ah...Tu m'en vois déçu ! Lançais-je pour la taquiner.Mon père n'est au courant de rien de toute façon, et si réellement j'avais l'intention de t'entourlouper, je ne t'aurais rien dévoilé d'aussi personnel. Puis malgré tout, je crois bien que j'ai eu besoin de ne rien faire pour te séduire.

Terminais-je avec un sourire amusé en coin. Le message caché que Chise essayait de me faire passer, j'avais fini par le déchiffrer et ma dernière phrase n'était que la réponse à l'interrogation que je me posais. A demi mot, elle avait avoué son attirance pour moi. Je n'étais pas gêné, ni même surpris. Au contraire. J'ignorais depuis combien de temps, ou alors serait-ce un plan pour me manipuler et me coincer ? ... Non, ce n'est pas son genre. Je lui faisais confiance et ça continue toujours. Les années sont passées, gagnant tout les deux en maturité avec une complicité qui était toujours la même, jusqu'à cet instant; sans un mot de plus je sentais que Chise me fixait. Et moi, je faisais de même en étant perdu dans mes pensées, mes iris observant ses traits délicats.

Ce n'est que lorsque j'ai sentis une chaleur humide sur mes lèvres que j'ai retrouvé mes sens. Elle venait de m'embrasser, avec une audace que je n'aurais pas soupçonné. La fille la plus calme que je connaisse, qui ose faire le premier pas à la place du type qui n'aurait pas eu honte de le faire de lui même ! C'est amusant quand j'y pense. Excepté tout à l'heure, tout simplement parce que le moment n'était pas opportun...Contrairement à maintenant. Prenant les choses en mains, je lui ai à peine laissée finir sa phrase que je me suis brusquement approchée de Chise et dès que j'ai eu son visage entre mes deux mains, j'agissais d'emblée selon mon instinct : je lui rendis d'abord son baiser avec une double intensité en fermant les yeux, profitant du goûts mentholé dû au thé qu'elle venait d'ingérer, qui ne faisait que rendre cet échange encore plus agréable. En même temps, je passa mes doigts dans sa chevelure dorée, tendit que mon autre main glissait à sa taille pour prendre connaissance de ses formes, avant de finalement reculer ma tête, posant mon front contre le sien pour la regarder dans les yeux.

- Dans ce cas, tu ne vois pas d'inconvénients à ce que je fasse moi aussi des ajustements ? Demandais-je suavement.

Mon souffle était mêlé au sien et ma respiration légèrement saccadée au rythme de mon cœur qui battait contre ma poitrine à une allure accélérée. Sans attendre plus longtemps, je l'embrassa à nouveau avec une autre intensité, beaucoup plus passionnée cette fois-ci qui nous firent basculer sur le coussin arrière du sofa avec moi qui la surplonbait. Ma main qui était à sa taille, elle, continua sa course en passant derrière son dos tendit que l'autre ne bougea pas. Au bout d'un moment, je manquais un peu de souffle et le temps de le reprendre. Je lui ai ensuite mordillé gentiment l'oreille, bifurquant lentement vers sa nuque. On m'avait perdu, concentré dans ce que j'étais entrain de faire; je ne réfléchissais même plus, agissant plutôt que parler guidé par l'envie et le désir de l'avoir toute pour moi. Le problème c'est qu'à force de bouger mes bras, le bandage de mon avant-bras s'était plus défait que prévu et commença à me gêner. Je râlais contre sa nuque dans un premier temps, me redressant ensuite pour essayer d'enlever ce que j'avais : de toute façon je n'en avais plus besoin. Mais j'avais beau tirer pour le défaire, tout en étant frustré d'avoir été interrompu par un truc aussi futile, j'ai n'ai pas réussi au final car la seule façon de le faire était d'enlever complétement mon tee-shirt.

Je m’apprêtais à le faire, soulevant la partie de ce que j'avais sur le dos côté abdomen, sauf qu'une pensée soudaine traversa mon esprit et m'en empêcha; puis en observant mon avant-bras droit, je me suis rappelé la raison pour laquelle j'étais venu ici à la base : s'expliquer ce pourquoi je lui avais caché la vérité pendant toutes ces années, pas pour me la faire ! Même si je n'aurais pas imaginé que les choses auraient tournés de cette façon, à mon plus grand étonnement. Pendant quelques secondes je resta figé, les yeux rivés sur un dessin en particulier et les genoux sur le canapé à côté de Chise qui devait se poser des questions de ce que je fabriquais. Je n'étais pas en terrain inconnu pour ma part mais probablement que d'avoir ce genre de relation avec un garçon devait être tout nouveau pour elle; je ne voulais pas la brusquer. Haha...Dire qu'il a valu d'un bandage à la con pour me remettre un peu les idées en place.

- Désolé, je suis peut-être allé trop loin. Mine de rien ce genre de choses est difficile à contrôler...Enfin si tu vois ce que je veux dire. Quelques rougeurs apparaissaient sur les joues et tournant la tête, mes yeux se dirigèrent ensuite vers la fenêtre après avoir entendu un bruit du style "plic ploc". Et c'est là que j'ai vu des goûtes coulaient le long de la vitre, avec une pluie battante à l'extérieur. Tiens étrange. Quand je suis arrivé il ne pleuvait pas pourtant ! Génial, rentrer sous la pluie tout seul, en broyant du noir parce que j'aurais agit n'importe comment en brusquant quelqu'un qui m'était cher.

- Je devrais y aller, pas que j'ai quelque chose à faire. Juste que...

Mes iris rivés au même endroit, les mots ne sortaient plus. Avais-je fait une erreur ?

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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Dim 14 Fév - 2:35

La réponse de Morgan avait été trop belle. Elle s'était laissée emporter et maintenant elle le regrettait. Enfin... était-ce vraiment le cas? Non pas vraiment. Pour une fois qu'elle laissait parler ses envies, elle n'allait pas s'en vouloir. Aurait-il été mieux qu'elle ne l'embrasse pas? Cette décision aussi lui aurait laissé des regrets de toute façon. Pour une fois elle s'était inspirée de la prise de risques inconsidérés que prenait Espear en Noerphilie. Cela pouvait lui faire du tord sans aucun doute. Elle ignorait totalement la réaction de Morgan et elle en était pétrifiée. Jusqu'à ce que l'incroyable se produise. Elle finissait sa phrase d'excuse à demi-mot, tentant de paraître sûre d'elle lorsqu'il lui rendit son baiser. Il dura plus longtemps et il était bien plus tendre qu'elle n'aurait pu l'espérer. À l'instar de Morgan, elle ferma les yeux pour sentir cette sensation de chaleur parcourir les moindres extrémités de son corps. Quand elle sentit sa main dans ses cheveux, une sorte de courant électrique la parcourut entièrement lui faisant courber le bas du dos qui accueillit parfaitement son autre main arrivée là.

Il mit fin à ce pur moment de bonheur trop tôt. Pourtant leur corps restaient enlacés et sa bouche restait à porté de lèvre. Il parla un instant. Une phrase faisant montée l'excitation de Chise. Elle rit presque à gorge déployée. Elle ne pouvait pas croire ce qui était en train d'arriver et l'adrénaline ne faisait qu'augmenter la délectation du moment. Elle était maîtresse de son corps comme jamais et quand Morgan l'embrassa à nouveau, elle répondit en redoublant d'ardeur. Instantanément, elle l'attrapa par la nuque renforçant l'ardeur de sa passion. Il était là, près d'elle, palpable, et elle ne voulait pas oublier un instant de ce moment. Quand il l'allongea sur le canapé, elle sentit les mèches éparses effleurer son visage. Ce contact léger chatouilla sa joue et avec tous ses sens en émoi, elle enserra de ses avants bras son cou. Sa main lui parcourut alors le dos et son échine se contracta devant ce traitement. N'avait-il donc aucun scrupule? Il allait lui faire perdre la tête à continuer de la stimuler ainsi.

Leur contact s'arrêta bientôt et Chise se rappela de respirer. Elle prit de grandes goulées d'air frais, aussitôt stoppée lorsqu'il descendit plus bas. Son oreille resta humide après son passage et l'air frais raviva toutes les sensations que ses dents avaient provoqués. Ce n'était certes pas l'endroit le plus sensible de son corps, et certainement pas son point G, mais c'était Morgan le responsable de ses actes et cela redoublait la réponse du corps de la jeune femme. Elle ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher et lorsqu'il termina sa course vers son cou, elle leva imperceptiblement la tête pour l'accueillir. Dans la logique du mouvement, elle abaissa ses mains qui se retrouvèrent séparées. L'un était maintenant positionnée sur son bras et l'autre sur son torse. Elle sentit son coeur battre en rythme avec le sien sous son T-shirt et ouvrit la bouche en un sourire comblé. Il s'éloigna toutefois d'elle subitement. Elle baissa la tête pour observer ce qu'il pouvait faire. Il essayait désespérément de retirer son bandage et elle eut un sourire moqueur en observant ses manoeuvres. Lorsqu'il décida finalement de retirer son haut, son coeur s'emballa encore davantage. La fantaisie qui avait envahie son esprit retomba presque aussitôt. Cela n'allait-il pas un peu trop vite?

Elle se redressa sur les coudes pour avoir un meilleur point de vue sur ses agissements. Il restait là, pantois, avec un pan de T-shirt soulevé. Il devait certainement en être au même point de ses réflexions. Elle pensa alors à sa propre tenue et se dit qu'elle ne devait pas être belle à voir. La main de Morgan dans ses cheveux avait dû les ébouriffer au passage et la chaleur qui s'était emparée de son corps devait lui donner les joues rougit de plaisir. Ce n'était peut-être pas le spectacle qu'il attendait d'elle. La soudain coupure lui faisait se poser des questions. Était-il retombé brusquement sur Terre et voulait-il s'excuser d'avoir agit ainsi? Elle se redressa brusquement. Son coeur battait encore plus vite si c'était seulement possible. Par pitié tout mais pas d'excuses. Il s'agirait simplement du coup qui l'abattrait, signifiant qu'il regrettait ce qu'il venait de se passer. On ne pouvait pas montrer un instant de passion aussi ardente pour stopper la minute d'après sans regretter ses agissements. Et c'était la dernière chose qu'elle espérait. Pourtant ce sont ces mots qui sortirent de sa bouche. Ils lui laissèrent un goût amer et le froid envahie son organisme.

Il commençait à pleuvoir. Elle l'entendait derrière elle, mais qui pouvait s'en inquiéter? Elle venait de se faire rejeter après avoir eu l'audace de tenter l'impensable. Elle jura intérieurement contre elle-même. Comment avait-elle pu croire être aussi courageuse qu'Espear au niveau des sentiments? Elle avait toujours eut dû mal à s'avouer les choses qu'elle ressentait pour un tel. Les brèves relations amoureuses qu'elle avait eu s'étaient soldées par des échecs cuisants par son refus de se livrer. Elle avait déjà eu quelques expériences, mais jamais elle ne s'était sentit réagir au touché d'un homme comme à celui de Morgan. Elle remettait en cause tout ce qu'elle savait de la relation homme/femme juste en se tenant face à lui, dans le canapé de son salon. Elle eut toutefois l'impression que ce qui venait juste de se produire, était arrivé une éternité avant. Elle sentit les larmes monter avant de se reprendre en main. Elle ne s'abaisserait pas à ce genre de chose face à un rejet aussi cinglant. Elle ne lui donnerait pas ce plaisir. Quand il lui fit alors la proposition de fuir ce qu'il venait de se passer, elle cru qu'elle allait craquer.

Elle dressa alors seulement ses murailles sentimentales, qu'elle savait si bien manipuler. Sans se presser, elle rattacha les mèches folles s'étant échappées de ses nattes et tira sur son pull pour le repositionner correctement. Tout aussi lentement et posément, elle se leva en attrapant les tasses et partie de la pièce pour les poser dans la cuisine. Ça lui fera au moins ça de moins à débarrasser lorsqu'il partirait sans se retourner. Un signe de moins que cette situation avait existé. Lorsqu'elle posa les tasses sur le plan de travail, elle s'y agrippa fortement, laissant tout son poids tomber sur lui. Elle prit de grande goulée d'air frais, et expiration longuement pour calmer les battements de son coeur. L'adrénaline était redescendue, mais son emballement pour l'instant passé n'avait pas disparut. Un fois qu'elle se fut calmée, elle prit le chemin du retour pour le canapé, prête à congédier son invité. Au passage toutefois, elle se heurta le petit orteil contre la table de bois trônant fièrement au milieu de la pièce et jura spontanément.

"Mais quelle imbécile!"

Chise réalisa soudainement le sens de ces mots de douleur. Et en vint à sourire légèrement. Bah, qu'il le prenne pour lui, ça ne lui fera pas de mal. Elle revient alors vers lui, restant à l'encadrement de la porte, un sourire aux lèvres. Il n'était pas feint, mais il n'était certainement pas à l'intention de Morgan. Malgré le fiasco complet de son entreprise, le souvenir restait heureux. Autant pousser le vice jusqu'au bout et le faire culpabiliser pour son manque de tact. Il ne l'avait certainement pas manipulée, après tout, elle était largement consentante. Mais la manière de faire ne convenait pas. La langue acérée qu'elle utilisait pour interroger ses suspects ne devrait pas être plus dure à utiliser dans ce genre de cas.

"Fais comme tu le sens. La porte est ouverte et tu connais le chemin. Tu m'excuseras de ne pas te raccompagner, j'aurais peur de te sauter dessus une nouvelle fois."

Elle s'écarta du passage les bras croisés, pour le laisser passer. Elle était appuyée au chambranle et observait sa réaction.

"Tu peux regretter ce qu'il s'est passé, mais ce n'est pas mon cas. Maintenant advienne que pourra à notre prochaine rencontre j'imagine..."

Il était pourtant dur de garder son calme. Son coeur battait la chamade et elle n'avait qu'une envie. Le prendre une nouvelle fois dans ses bras.
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Lun 15 Fév - 23:46

Si quelqu'un m'avait dit un jour que je me retrouverais dans une situation pareille avec Chise, je lui aurais ri au nez. Bref je ne l'aurait pas cru quoi. Le truc, c'est qu'il y a un paramètre dont on ne pouvait pas vraiment prendre en compte quand on est gamin. La dernière fois que l'on s'était réellement fréquentés, on avait bien douze ans et à cet âge-là, je voyais un peu tout le monde comme des potes. Puis c'est là que l'adolescence fait son boulot avec ses histoires d'hormones et voyez où ça peut mener. J'ai déjà eu des relations auparavant mais seulement deux étaient réellement sérieuses, tout simplement parce que les filles en questions avaient finalement peur pour leur vie d'être avec moi après en avoir bien profité. Quelques semaines, quelques mois, une nuit. Qu'importe. Avec Chise ça n'avait pas l'air d'être le cas, après tout elle me connait et c'est en cela que c'était différent; Ce qui était surprenant, c'est qu'elle avait l'air de bien réagir à mon toucher et moi au sien, mais ce dernier fait était plus évident. Parce que oui, il est beaucoup plus difficile pour un gars de calmer ses ardeurs et d'ailleurs j'étais moi-même surpris d'avoir pu me contraindre à m'arrêter dans mon élan d'excitation. J'ai été soudainement pris d'un gros doute, dès le moment où je m’apprêtais à dévoiler une partie de moi. Ce n'était même pas la honte, ni la nervosité, juste qu'il se pourrait que Chise ne voulait pas aller pour loin. En temps normal, je n'aurais limite pas posé la question parce qu'on le sens d'ores et déjà si la fille en question veut continuer, mais le fait que la situation en soi était assez étrange mine de rien, je cogitais là dessus.

Enfin... Je gambergeais en l'observant arranger ce que j'avais foutu en l'air avec envie et regret. Sans oublier que la miss avait dressé à nouveau sa barrière du visage imperturbable et à voir, c'était assez contradictoire : ses joues étaient encore rouge de l'instant d'avant. Je trouvais que c'était mignon ! J'en aurais presque ri, je dis bien presque, mais quand j'ai vu Chise se lever comme si rien ne s'était passé en débarrassant ensuite nos tasses, j'ai sentis une boule se former dans le creux de mon estomac. Pendant ce temps-là, j'avais posé les pieds au sol en essayant de ressembler mes esprits. Ou plutôt de me calmer. Frustré, j'avais la main dans les cheveux, n'entendant que les battements de mon cœur à une allure beaucoup moins rapide qu'à l'instant certes, mais rapide tout de même !

Puis soudainement, j'ai entendu un bruit sourd venant d'à proximité, et le mot imbécile résonnait dans toute la pièce d'une manière bien colérique. Je ne sais pas si ça m'était adressé ou pas, si c'était le cas il y avait deux façons de le comprendre : soit Chise regrettait ce qu'il venait de se passer et a tout lâché au travers de la douleur, soit au contraire mon refus soudain et involontaire lui avait déplu. Par réflexe j'ai relevé la tête et elle était devant moi, essayant de se remettre du coup qu'elle venait de se prendre qui dura...Quelques secondes ? Faut dire que c'est une dure à cuire cette fille ! Et c'est ça qui me plaisait en particulier chez elle. Non je corrige : c'est ce qui m'attirait le plus chez les nanas. J'aime celles qui ont un fort caractère, qui me tiennent tête. Moi maso ? Ça se pourrait bien, mais du moment que j'avais moi aussi un fort caractère quand je m'y met on peut dire que ça devenait explosif, aussi bien dans le bon que dans le mauvais sens.

Elle s'est ensuite adossée contre le chambranle les bras croisés et le regard sévère fixé sur moi. Le mien n'était pas similaire au sien, il essayait plutôt de lire au travers pour voir ce qu'elle ressentait. Impossible. Je soupirais lourdement, baissant une nouvelle fois la tête en laissant ma mèche me tomber sur les yeux. Chise commença à parler, je sentais bien les reproches venir du genre "Morgan je retire ce que j'ai dis, je ne t'aime pas" " Sors de chez-moi je n'ai plus envie de te voir !! ". Ça me ferait un truc c'est sûr, mais je l'accepterai si tel est son souhait. Puis si elle veut me dénoncer en tant que membre important de la famille Ancona...Hé bien je ne la retiendrais pas.

Je leva le nez, écoutant sans broncher ce que Chise me disait sauf que la fin de sa phrase titilla mes oreilles, me tirant un petit sourire en coin. C'était drôle d'entendre quelque chose de la sorte sortir de la bouche de la fille qui sait se tenir par excellence. Et c'est là que j'ai réalisé qu'elle essayait de me faire comprendre depuis tout à l'heure que c'était moi le fautif d'avoir tout stoppé sans crier gare, de m'avoir fait des frayeurs tout seul. Après tout, mon but n'était pas de lui faire du mal ou quoique ce soit; c'est mon côté un peu gentlman qui ressortait j'ai l'impression. C'est un truc de famille, même si je suis né au Japon et que j'ai vécu dans cette société depuis petit, à la maison les traditions italiennes étaient très ancrées; parmi elle il y avait le respect envers les femmes notamment, du coup c'était tout naturellement pour moi !

Je la laissa terminer, toujours effaré par ce que Chise venait de déclarer. Donc nous y voilà. Au moins c'était clair de son côté, manquait plus que je le sois de mon côté maintenant que les malentendus étaient dissipés. De manière subtile, parce que je reste un joueur dans l'âme, je me suis muni d'un sourire narquois.

- Me sauter dessus ? Tu échanges les rôles mademoiselle la Lieutenant de Police.
Faisais-je sur un ton amusé, avant de me lever face à elle.

- Je ne regrette pas ce qu'il s'est passé non plus, comme j'ignore tes relations passées j'ai juste flippé du fait que j'ai pu être trop entreprenant à ton goût.

C'est moi qui dit ça ?

- Mais si tu veux vraiment que je ne bouge pas d'ici, tu sais ce qu'il te restes à faire. A contrario je partirais. Le choix t'appartiens, à toi de voir. Le mien semble évident, sauf que je veux juste en être certain de ton côté.

Ma voix était calme, et la lueur dans mes yeux semblait parler d'elle-même ainsi que la petite caresse qui frôla encore une fois sa joue. Ce n'était pas du chantage que je lui faisais, je voulais juste être rassuré. Parce que c'est Chise et que je tenais probablement à elle comme cette dernière tenait à moi. Dans tout les cas, notre relation ne sera plus jamais la même qu'avant.

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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Mar 16 Fév - 0:57

Elle était en colère. Elle se sentait bouillir de l'intérieur avec ce qu'il venait de se produire et son sourire n'arrangea rien. La susceptibilité d'une femme pouvait être grande après ce brusque arrêt dans un moment d'excitation extrême. Parce qu'après tout, même si Chise était le genre de femme sûre d'elle, les relations amoureuses restent les plus compliquées à gérer. Son regard se durcit alors que tout son corps se détendait. Contradiction bien trop souvent observé chez la gente féminine. Pourtant elle ne voulait pas lui montrer sa faiblesse. La phrase suivante, emprunte d'honnêteté, faillit lui faire fondre le coeur de pierre qu'elle s'était forgée pour l'occasion. Elle faillit s'avancer vers lui dans un élan pleins de passion avant qu'il n'ouvre une nouvelle fois la bouche. Il osait la mettre au défi? Il osait la mettre au défi alors que c'était lui qui avait mis fin au premier round et qu'elle l'avait déjà commencé? Il ne manquait définitivement pas d'air. Il ne pouvait pas clairement exprimer ce "choix" au lieu de lui laisser tout entreprendre? Chise fut un instant déçu de l'homme qu'elle avait choisi d'aimer... si leur relation continuait de la manière dont elle commençait, ce serait à elle de lui demander de l'épouser.

Elle ne put toutefois s'empêcher de sourire à cette idée, se voyait déjà un genou à terre dans un restaurant le jour de la St Valentin. Le tableau était ridicule à souhait et la tête que ferait Morgan était trop parfaitement imaginée. Elle revint toutefois à la réalité et le voyant observer sa réaction. Son rire avait légèrement dissipé sa colère mais elle restait là en grande partie. Elle s'avança vers lui à grande vitesse, puis le martela faiblement de ses poings, la tête baissée, pour le pousser à se réveiller de l'apparente béatitude dont il était prisonnier. C'était idiot comme réaction, et certainement pas celle qu'il attendait, mais elle détendit momentanément l'agacement que ressentait Chise à son égard. Puis elle étala ses main sur son torse et s'y appuya. Sa tête vint quant à elle se poser sur son épaule. Elle était bien dans cette position... elle ne voulait pas en bouger pour le moment. Bien sûr l'emballement soudain de son coeur ne fit que confirmer ce qu'elle savait déjà. Elle perdait tous ses moyens en sa présence et c'était déconcertant. Elle avait envie de lui faire milles choses et elle ne trouva qu'une phrase stupide à sortir en introduction.

"Comment fais-tu pour m'attirer autant?"

Et dans un élan brusque ne lui donnant pas l'opportunité de répondre, elle prit son visage dans ses mains et l'embrassa une nouvelle fois, pleine de fougue. Se mettant sur la pointe des pieds, elle resserra son étreinte. Leurs corps étaient collés et ne lui semblait que même un tremblement de terre de suffirait pas à les délier. Pourtant lentement, elle se retira et regarda intensément les yeux de Morgan, un petit sourire sur les lèvres. Elle baissa les yeux et agrippa le bas de son T-Shirt. Là, il devait certainement savoir de quoi il en retournait à présent! Toujours en souriant et en lui jetant des coups d'oeils de temps en temps, elle entreprit d'enlever son haut. Elle s'y prit doucement, sans précipitations, plaquant ses mains sur son ventre et les faisant progressivement doucement parcourir son torse jusqu'à ses épaules. Le tissu du T-Shirt se froissait sur ses poignets. Lorsqu'elle arriva indubitablement à l'obstacle des épaules, elle exerça un légère pression supplémentaire, l'obligeant à lever les bras pour faciliter la manoeuvre. Et alors qu'elle laissait négligemment le T-Shirt tomber sur le sol sans y faire attention, elle fixa une nouvelle fois les yeux si pétillants de Morgan.

Une nouvelle fois, elle exerça un légère pression sur son torse de ses mains froides pour l'obliger à reculer. Lorsqu'il se retrouva contre la fenêtre, dans uns position bien plus stable, elle ne le laissa plus s'enfuir. Elle appliqua brièvement ses lèvres contre les siennes puis descendit bien plus bas. Elle commença par son cou, y appliquant un suçon que ses proches ne manqueraient pas de voir. Pendant ce temps-là, sa main jouait à caresser l'un de ses pectoraux, lui faisant des chatouilles stimulantes. Elle sentit le téton se durcir à son dernier passage et elle eut un sourire aguicheur en quittant sa gorge. Elle descendit alors et sa bouche s'approcha dangereusement de l'endroit sensible. Elle sentait son corps réagir à sa proximité et c'est à ce moment-là qu'elle décida d'arrêter les choses. Elle se mit une nouvelle fois sur la pointe des pied pour mettre son visage à la hauteur du sien et enlaça une nouvelle fois sa nuque de ses bras. Elle lui fit un bisou sur le nez, puis sur le menton et s'écarta légèrement de lui, affichant un sourire moqueur.

"C'est frustrant, n'est-ce pas? Quand tout s'arrête aussi brusquement qu'il a commencé?"

Elle voulut pousser le vice plus loin mais se contenta se s'arrêter là. Du coin de l'oeil, elle apercevait le mouvement derrière la vitre et elle s'inquiéta soudain que quelqu'un ait pu les surprendre. D'un côté elle s'en fichait complètement. Mais si elle voulait garder une bonne réputation dans sa résidence, mieux valait qu'elle se tienne à carreau. Elle s'écarta alors dramatiquement de l'être aimé pour aller s'occuper nonchalamment du T-Shirt abandonné au sol. Elle se baissa pour le ramasser, puis le secoua légèrement avant de le placer sur l'un des fauteuil du salon. Elle ne savait pas comment elle faisait pour résister à approcher un nouvelle fois Morgan. Elle ne pouvait pas retenir son instinct et il lui disait que tout en eux s'accordait. Son coeur s'emballait indubitablement mais elle eut une petite moue en pensant à son défi. Ce n'était quand même pas elle qui allait faire tout le travail! Elle afficha un sourire provocateur lorsqu'elle ouvrit un nouvelle fois la bouche.

"Bien, j'espère que cet avant-goût t'a plus, pourquoi tu ne me montrerais pas ce que tu sais faire maintenant?"
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Mer 17 Fév - 17:35

La pluie battait son plein dehors, et les nuages devaient être bien imposants puisque la pièce s'était assombrie, donnant presque l'impression que nous étions le soir alors qu'il était quoi, peut-être bien quatre heures ? Je ne sais pas. Avec ce qui se passait, j'avais perdu la notion du temps et honnêtement je m'en fichais complétement. C'est dingue, c'était comme si notre discussion de base avait fait littéralement une volte-face. Et nous y voilà, dans les bras l'un de l'autre...Enfin nous l'étions oui. La météo semblait correspondre tout à fait à notre situation : incertaine, inattendue et aussi dangereuse.

A quoi pense-tu Chise ? Pourquoi souris-tu ? Je l'observais, déconcerté par sa réaction et pourtant je souriais moi aussi. Même si elle n'est pas très expressive, pour le coup lorsqu'elle laissait libre recours à ses émotions elle savait très bien les communiquer.

- Qu'est-ce que j'ai dis ? C'est ma vanne qui t'as fait rire ? Faisais-je sur un ton amusé.

De base, je m'attendais à ce qu'elle me réponde mais à la place j'ai eu droit à une furie qui venait vers moi. Par réflexe je me recula, pensant que Chise allait me foutre une rouste. Ok, je l'aurait mérité c'est vrai. Mais à la place, elle frappa mon torse frénétiquement, tête baissée comme pour évacuer quelque chose. De la colère ? De la frustration ? J'ai bien cru qu'elle allait pleurer, du genre à bien me faire culpabiliser par la suite. Hé bien je me trompais. Mon tee-shirt n'était pas trempé dû à un quelconque contact avec ses larmes et je sentais bien que Chise avait plutôt l'air de se détendre : ses mains délicates se mirent à plats, et sa tête était maintenant posée sur mon épaule. Pendant quelques instants, j'étais un peu crispé et hésitant, jusqu'à ce que mes bras l'entourèrent protectivement, le silence nous offrant la douce mélodie de nos battements de cœur et de notre respiration régulière. Toutefois, mon self-control menaçait de s'effondrer tel un château de cartes; je m’apprêtais à glisser l'une de mes mains le long de sa colonne vertébrale avec l'envie grandissante d'effleurer mes lèvres avec les siennes, mais ses quelques paroles m'arrêta net dans mon geste le temps d'enregistrer ce qu'elle venait de dire. En réalité, j'avais l'intention de lui rétorquer la même question, mais Chise ne m'en laissa pas le temps; impétueusement, elle me fit littéralement ravaler les mots que j'allais prononcer.

Répondre à ses avances n'était que la seule chose traversant mon esprit. Quand je disais que j'avais trouvé quelqu'un d'aussi audacieux que moi ! Son baiser se mêla fougueusement avec le mien, et je baissa la tête pour l'approfondir d'avantage. Mes paupières étaient fermées, savourant le moment présent tandis que mes mains cherchaient d'instinct à épouser les courbes de son corps, en continuant ce que j'avais entamé dans la première phase tout à l'heure jusqu'à ce que celle en face de - enfin plutôt collée à moi - se retira lentement. N'était-elle pas entrain de me faire payer "mon erreur" précédente j'espère ? Ça serait fourbe, très fourbe de sa part si c'est le cas ! Mes iris étaient plantés dans les siens emplie de confusion, me demandant bien ce qu'elle avait en tête. Mes mains ne quittèrent pas ses hanches, scrutant chacun de ses faits et gestes. C'est là que Chise attrapa le bout de mon tee-shirt, et fallait être franchement idiot pour ne pas comprendre ce que la miss attendait ! Je pouvais bien me débrouiller pour enlever ce que j'avais le dos, mais comme elle tenait gentiment de m'aider...Hmm...Comment refuser ? Je me retrouva torse-nu sous ses yeux, sans honte. Par contre il y avait bien une chose qui m'énervait : ces saloperies de bandages que j'ai défaits vite fait et bien fait, qui ont ensuite viré parterre. Au moins, elle n'avait plus d'excuse en disant qu'elle n'avait pas vu mes tatouages.

Presque aussitôt, je me suis retrouvé contre le mur près de la fenêtre, une action qui marqua déjà qui avait le dessus sur l'autre dans cette manche : ce n'était pas moi en tout cas vous l'aurez deviné. Chise jouait et savait particulièrement bien le faire. En fait, c'est comme si elle connaissait déjà tout à l'avance et à chaque caresses de sa part je réagissais immédiatement en gémissant, ma respiration s'accélérant d'autant plus. Une sensation exaltante me parcourait tout le corps, et je la pressais de continuer désespérément ce qu'elle exerçait sur moi jusqu'à ce que je la sente s'enlever de mon étreinte.
...
Attendez, qu'est-ce qu'elle me fait avec son sourire carnassier-là ? Ne me dites pas que...

- Je rêves où tu veux jouer la justicière avec moi ? Demandais-je en levant un sourcil, d'un air interrogateur.

Et j'avais raison. Aaah quelle sadique, c'est limite de la torture ! J'avais sous estimé ses compétences de manipulation à elle aussi, je suis vraiment con ! Chise se préoccupait limite plus de mon vêtement que de moi. Hmm. Pour le coup je croisa les bras, en faisant la tronche de comme quand j'étais plus petit sans même le faire exprès en fait. D'après ma sœur "Je gardais la même bouille de Morganou". J'aime beaucoup le contraste avec la situation actuelle, d'ailleurs. Si seulement Cinzia savait...Bien évidemment elle ne le saura pas, ce sont des affaires qui ne la concernent pas et particulièrement celles-là. Non mais c'est vrai, sur ce plan ma soeur se débrouille toujours pour fourrer son nez partout, cette fois-ci je ne la laisserai pas faire ! Je ne DOIS pas la laisser faire.

Alors Chise cherchait à me provoquer c'est ça ? C'est réussi, vous voyez mon sourire narquois qui se dessinait sur mon visage ? De plus, ce n'était pas réglo qu'elle fasse le chemin toute seule, je suis un mec oui ou merde ?!

- Ce que je sais faire ? Tu verras, mais on peut être deux à jouer à ce petit jeu.

Sans attendre une minute de plus je m'approcha d'elle, la tirant vers moi pour l'embrasser en nous faisant ensuite volontairement tomber dans le canapé, dans la même position que la première fois. Je m'attaqua d'abord à son cou, profitant pour lui susurrer des mots doux dans son oreille tantôt en japonais, tantôt en italien. Ma main gauche glissait de son épaule à sa jambe gauche avant de faire le chemin contraire pour remonter vers sa poitrine et pendant que je la distrayais en titillant cet endroit-là en même temps que sa nuque, j'en ai profité pour lui enlever son haut de pyjama. Ceci fait, je commença à déposer délicatement des baisers sur son torse, lentement, jusqu'à son nombril en ayant l'impression que son corps frémissait à chacun de mes passages. C'était le but ! Ensuite, j'ai fini par me relever affichant un sourire satisfait. Cependant, un détail me perturba un tantinet : mon attention se porta instantanément vers l'extérieur, réalisant que sous cet angle des petits voyeurs pouvaient s'amuser à guigner. Pas que ça me dérangeait, je m'en fous. C'était surtout que la pluie semblait s’être un peu estompée et qu'il était facile de voir au travers de la vitre qu'une partie de mon corps était tatouée du coup, on ferait vite le lien avec le milieu d’où je viens ! L'info pourrait vite tourner dans les alentours, menaçant son poste de lieutenant de police et c'était loin d'être ce que je voulais.

Alors en la prenant par surprise, je l'ai soulevée en la portant telle une princesse. Je faisais attention sur le chemin de ne pas buter sur quelque chose, auquel cas on se vautrerai comme deux idiots. Passé le porche, je lui ai demandé de m'indiquer où était sa chambre. Le salon était un vrai champs de bataille quand on voyait une partie de nos vêtements qui jonchaient sur le sol.

Chise était semblable à une cavalière, ma cavalière, et c'est moi qui ouvrait le bal pas à pas dans une danse un peu bancale au départ le temps de s'y accommoder, et qui finalement marcha en parfaite harmonie. A part quand cet imbecille de téléphone se mit à sonner en plein milieu à plusieurs reprises que j'ai ignoré radicalement, m'enfin ce n'est qu'un détail. Rien ne pouvait déranger cette symbiose qui se termina en apothéose; une symbiose certes, mais qui m'a foutu un sacré coup de barre par la suite. J'étais sur le dos, ma respiration retrouvant son rythme normal. Mon corps refusa de se lever de là où j'étais car après tout, on aurait dit que j'étais dans un petit nuage, un cocon avec un être aimé à mes côtés et une couette bien chaude par dessus qui luttait contre la basse température de la pièce. Sans réfléchir, mes yeux ambrés se portèrent à nouveau sur l'extérieur : le ciel s'était dégagé. Vous voyez, ce n'était qu'un orage ! Toutefois, les seuls rayons qui nous parvenaient étaient de faible intensité, ce qui signifiait que la nuit nous guettait déjà. C'était d'ailleurs l'une des raisons de pourquoi je n'aimais pas l'hiver, c'est triste, il fait froid et en plus les journées sont beaucoup trop courtes à mon goût.

Je soupira, ma tête roulant sur le côté de manière à avoir une pleine vue sur le visage de Chise, un sourire radieux trônant sur mes lèvres.

- Ça va ?

C'était la première chose que je pouvais lui demander, c'est normal après tout. Mes bras venaient l'entourer, et je posa un baiser sur son cuire chevelue me remémorant par la même occasion la journée irréaliste d'aujourd'hui. Et quelle journée hein ? J'en aurais presque oublié ce pourquoi j'étais là. Était-ce une bonne chose ou pas ? Sur le moment non, j'en ai aucune idée.

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Dernière édition par Morgan E. Ancona le Jeu 10 Mar - 23:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Ven 4 Mar - 22:53

Sa réaction fut immédiate et la sourire qui apparut sur les lèvres de Chise, incontrôlable. Elle ne pouvait pas s'en empêcher et cette crispation devait irriter Morgan qui l'embrassait à plein bouche. Mais elle était tellement heureuse. En plus d'obtenir ce qu'elle souhaitait, il y avait une alchimie innée entre eux qu'elle n'avait tout simplement jamais ressentie. Lorsqu'il l'installa une nouvelle fois dans le canapé, elle laissa son corps réagir naturellement à chaque impulsion que son partenaire lui donnait. Elle qui adorait tout contrôler se retrouvait totalement impuissante à ses caresses. Elle ne remarqua même presque pas s'être laissée faire retirer son pull. Le son de sa voix à son oreille la faisait réagir automatiquement. Elle voulait plus, et les rares mots qu'elle réussissait à percevoir dans l'action augmentait son désir. Lorsqu'il commença à descendre le long de son ventre, elle sentit une chaleur l'envahir et lorsqu'il s'arrêta brusquement, semblant marquer une pause dans son élan, la contrariété l'envahit.

Heureusement pour lui, ce n'était qu'un égarement passager. Elle ne savait pas très bien comment il avait pu en avoir l'occasion mais bon... elle n'avait pas le temps de réfléchir. Il la saisit alors par la taille et commença à la soulever. Ses jambes vinrent naturellement entouré son torse musclé et tatoué et ses bras se resserrèrent sur sa nuque. Elle baissa la tête pour éviter l'embrasure des portes et rapprocha une nouvelles fois ses lèvres des siennes. Lorsqu'ils entrèrent dans sa chambre à coucher, elle comprit qu'il n'y avait plus de marche arrière. La déposant sur le lit, le reste de leur vêtement suivirent le chemin de leurs T-Shirt. Le reste de la journée passa à une vitesse fulgurante et le soleil était en train de se coucher lorsqu'ils se retrouvèrent dans les bras l'un de l'autre sous les couverture, exténués. Chise avait la tête posée sur le torse de Morgan, suivant du doigt ses tatouages en une caresse affectueuse. Ses cheveux habituellement attachés étaient ébouriffés et le rouge agrémentait ses joues. Un fois encore, elle ne contrôlait pas son sourire, elle était heureuse, tout simplement. Son coeur battait encore la chamade, ne comprenant pas réellement comment une telle chose avait bien pu se produire.

Elle avait demandé à Morgan de venir chez elle pour avoir plus d'explications. Au final, elle les avait eu. Mais contrairement à son habitude, elle n'avait pas attendu de comprendre tous les enjeux de ces révélations, elle s'était simplement jetée corps et âmes dans une relation pouvant très certainement les détruire tous les deux. Ce n'était pas réellement réjouissant et son sourire commença lentement à disparaître. C'est ce moment que Morgan choisi pour lui demander si tout allait bien. Elle ne doutait pas de ce qu'elle ressentait pour lui, et avec les récents événements, elle avait du mal à douter de lui. Toutefois, l'impossibilité rationnelle même de leur relation la faisait se poser énormément de questions. Avait-elle le droit de lui en parler aussi tôt après cette découverte fondamentale de leurs émotions? Certainement pas. Aussi, elle se redressa sur ses avant bras. Son visage faisait face au sien et elle sourit de manière incontrôlée. Rapidement, elle lui vola un baiser et répondit à sa question.

"Si ta question était: "Comment j'étais?" Tu étais parfait, tresoro. Il va falloir redoubler d'effort pour que ce soit aussi bien la prochaine fois. Tout ça est trop beau pour être vrai."

Elle se laissa alors violemment tomber sur son oreiller en poussant un soupir de satisfaction. Roulant ensuite sur le côté, elle recommença ses caresses avant de continuer.

"Et toi, ça va?"

Il n'eut toutefois pas le temps de répondre que son téléphone se mit à sonner. Mais c'était quoi son problème à celui-là? Déjà qu'il émettait un fond sonore oppressant durant toute la durée de l'exercice, là, son insistance créait comme un malaise chez Chise. Elle avait un mauvais pressentiment. Et vint un blocage sur le futur de leur relation. Elle se demanderait toujours qui l'appellerait, pour quel genre de mission et s'il lui reviendrait en vie. Ils devraient toujours se cacher, exposer leur relation n'était pas envisageable. Une boule se forma au creux de sa gorge. Comment lui faire comprendre que même si elle voulait être avec lui, elle ne pouvait tout simplement pas se taire et rester aveugle à ses agissements? Son corps réagit automatique à son questionnement. Passant gracieusement par dessus lui, elle saisit son téléphone, abandonné dans la poche arrière de son jean. La couverture découvrait entièrement son dos et elle écrasait le ventre de Morgan. Finalement elle se redressa et quitta le lit en emportant la couverture avec elle. Après l'avoir placée convenablement autour de sa poitrine, elle décrocha.

"Allô? Morgan n'est pas disponible pour le moment je peux prendre un message?"

Elle se retourna vers l'intéressé un sourire narquois aux lèvres. Elle pouvait l'admirer ainsi toute la journée. Mais pour le moment, elle voulait prendre la température sur la possibilité de leur futur ensemble. Comment réagirait-il face à ça? Elle n'écoutait que d'une oreille distraire ce qu'il se passait au téléphone. Ce n'était pas ça qui l'intéressait, elle ne voulait pas contrôler chaque minute de sa vie. Par contre le genre de mission sur lequel il était envoyé, pouvant porter atteinte à son intégrité la dérangeait particulièrement. Et malheureusement, le milieu de la mafia n'apportait pas grandement de missions satisfaisantes sur le point de vue légal de la chose. La personne au bout du fil raccrocha et lentement, le bras de Chise s'amollit. L'objet semblait peser une tonne et ses jambes se dérobèrent elles aussi sous elle. Se retrouvant à genou sur le sol de sa chambre, des larmes envahirent bientôt ses joues. Elle leva alors un regard désespéré vers l'être aimé et confia sa pensée d'une voix cassée.

"Morgan... je crois qu'on ne pourra jamais être ensemble."

C'était un fait, pas une volonté. Ce quelle venait de lui confier sur l'oreiller ne se réaliserait jamais, tout simplement parce qu'il ne pouvait jamais se revoir dans ces conditions. Qu'est-ce qu'un flic et un mafioso pouvait espérer de mieux? Leurs lignes de vies étaient tout bonnement incompatibles, malgré cette osmose mutuelle qui les unissait. Dans un coin de sa tête, une petite voix continuait de se battre pour la réussite de leur avenir, mais la rationalité butée de Chise l'étouffa rapidement. Si elle avait décroché ce maudit téléphone, ce n'était pas par curiosité malsaine. Même si cela correspondait bien à son envie de découvrir les moindres secrets et souvenirs de Morgan. Elle souhaitait pouvoir attendre, en apprendre davantage au fur et à mesure de leur relation, comme un couple normal. Elle était toutefois persuadée de ne jamais pouvoir rencontrer ses amis ou ses parents et tous ces petits plaisirs de la vie lui étaient enlevés par une rationalité forcée. Jamais elle n'aurait dû décroché ce portable, alors qu'une joie immense la remplissait, elle était à présent vide. Trop de problèmes insurmontables s'offraient à elle et elle n'était pas en état de les résoudre.
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Jeu 10 Mar - 22:54

Notre situation s'apparentait à deux adolescents à la fois euphoriques et troublés d'avoir franchi une étape importante dans leur relation. Problèmes : nous ne sommes plus des adolescents mais des adultes qui se sont précipités à l'improviste dans un acte qui aura probablement des conséquences indélébiles, et c'est en cela que mon esprit doutait. Il était confus, et ma préoccupation première en posant mon regard sur Chise était de me demander si je n'avais pas mal agi...Mais visiblement non. Elle semblait même plus radieuse que jamais, un spectacle dont moi seul avait l’exclusivité de pouvoir admirer les yeux dans les yeux. Son sourire était particulièrement contagieux aussi puisque je me suis mis à faire pareil après qu'elle m'ait embrassé. Puis la façon dont Chise avait prononcé le mot "tresoro" avec son accent japonais associé à ses cheveux en bataille, j'ai trouvé le portrait...Aaah...A la fois adorable et amusant qui m'en fit même décrocher un rire.

- Hé ! Alors comme ça mademoiselle me met la pression ? Non, ma question sous-entendait plutôt "je ne t'ai pas trop secoué ?" vu que j'ignore tes précédentes relations... Mais on peut la voir comme ça aussi. Puis je dois avouer que ta prononciation de "tresoro" était pas mal, tu t'es entraînée à parler italien pendant toutes ses années ?

Bien sûr, quand je disais que Chise me mettait la pression c'était pour plaisanter, et mon expression du visage ainsi que le ton amusé que je prenais suffisait à le comprendre. Je n'étais pas contre, toutefois j’appréhendais et je ne pouvais pas le nier; les circonstances dans lesquelles cela pouvait se reproduire me laissais profondément perplexe... Mais lorsque je lui caressa affectueusement le visage, l'image de la Chise de mon enfance se superposa, me remémorant un bref instant de lorsque nous étions petits quand j'avais tenté de lui inculquer quelques mots dans ma langue d'origine. A l'époque j'avais déjà de l'admiration pour elle; cette fille était forte dans tout et moi, j'étais le petit garçon qui n'avait que d'appellation "japonais" par sa nationalité mais c'est tout, du coup j'avais l'impression que les gens se forçaient avec moi, comme s'ils savaient pour ma famille. Ou alors certain m'évitaient carrément parce que je n'étais pas des leurs. Mais pas Chise. Je pensais que c'était de l'admiration qui avait fini par s'effacer au fil des années pareil à un tableau noir qu'on efface et quand je l'ai revue, j'avais bien senti que quelque chose au fond de moi avait changé sans pouvoir mettre le doigt dessus. Comme si...Comme si j'essayais inconsciemment de la taire à cause de nos différences sociales. Ce n'est qu'une fois le mur du silence brisé qu'on a fini par libérer ce qu'on avait sur le coeur avant qu'il ne soit peut-être trop tard. Pas de la façon la plus originale qui soit, certes...Néanmoins il ne suffit pas forcément que des paroles pour dire à quelqu'un ti amo.

Elle se redressa, se défaisant par la même occasion de mon entrave avant de se coucher à mes côtés en laissant derrière un manque de chaleur sur mon torse qu'elle couvrait à l'instant avec sa propre personne. Il y avait seulement que les draps et la couette au dessus qui nous recouvraient tous les deux désormais, jusqu'à ce que je sente à nouveau sa main délicate au contact de ma peau qui me refila en outre un effet d'apaisement. Si je vais bien, qu'elle me demanda ? J'avais l'intention de lui répondre avec un truc du genre " je ne me suis jamais sentit aussi bien", sauf qu'il a fallu qu'un imprévu vienne tout gâcher : la sonnerie de mon téléphone qui retentissait de plus belle. Le crétin. Tu es un crétin Morgan, de ne pas avoir eu l'idée de le couper en venant chez Chise. Je savais pertinemment que quelqu'un essayerait de me joindre parce que ça a toujours été comme ça. Hé bien non, cette idée ne m'a pas traversé l'esprit hein !

- Cazzo di telefono...! Grommelais-je en direction du fauteur de trouble avec l'intention de lui couper le siffler en allant le chercher. J'ai eu juste le temps de me pencher sur le côté en m'appuyant sur mes avant-bras pour me lever, et c'est là que m'a vu fut obstruée par une Chise qui se faufila devant moi afin d'aller récupérer en mode ninja ce que j'avais dans la poche de mon jean. Elle écrasa mon estomac au passage, extirpant un "aie" de ma bouche. Ce n'était même pas dû à la douleur, mais plutôt de la surprise. De longues années durant je m'en suis pris des coups si vous saviez, alors ça...Bon ok oui, avoir tout son poids sur un même point on le sent bien. Ce n'était ici que temporaire néanmoins, alors s'est passé aussi vite que c'est venu.

- Merci de ... Avant même que je n'ai eu le temps de finir ma phrase, Chise se leva du lit complétement drapée de blanc pour s'isoler un peu plus loin. Elle n'allait quand même pas... Attends, qu'est-ce que tu fais ? Elle décrocha, m'adressant un de ces sourires qui me fit comprendre que cette dernière avait un truc en tête. Je n'aimais pas ça. Mais alors pas du tout. Pas que j'avais quelque chose à cacher, ha, comment le pourrais-je à présent ? Plus à découvert que ça tu meurs. C'était surtout l'identité de la personne au bout du fil qui me préoccupait : il y avait 98% de chances qu'elle se prenne la dure réalité dans laquelle je vivais de plein fouet, et le pourcent restant était la possibilité qu'il s'agisse de l'un de mes amis de tout à l'heure qui voulait s'assurer que la blague que j'avais faite n'était pas des conneries...Ou alors c'était de la pub à la noix, ce que je doute fort.

Je l'observa faire quelques secondes, et j'avais l'impression que son visage se décomposait crescendo alors que les secondes s'écoulaient avec pour bruit de fond la voix grave de son interlocuteur dans cette pièce plongée dans le silence, une ambiance oppressante que je ne pouvais plus supporter plus longtemps. Même si je me gelais les fesses, je me suis mis debout et je me saisissa de mon caleçon posté pas loin que j'enfila en deux temps trois mouvements.

Je l'avais quittée des yeux juste une fraction de secondes, le temps de faire ce que j'avais à faire. Mais il n'a fallu  que ce laps de temps justement pour que la scène devant moi se change radicalement; Chise pleurait. Je ne la reconnaissais pas, je ne la reconnaissais plus. Ou était la femme que je connaissais dont rien semblait ébranler ? Elle était dans un tel état que mon cœur saignait par la même occasion. Chise avait raison : comment pourrait-on faire pour gérer une telle relation ? Un italien et une japonaise...Un mafioso et une justicière qui servait son pays, quoi de plus contradictoire ? Doit-on pour autant se dissimuler afin de laisser libre recours à ce qu'on éprouve de part et autre ? Ce qui se passait paraissait à s'y méprendre à du Roméo et Juliette, les "Star-crossed lovers..." Si on m'avait dit un jour que ça m'arriverait, j'aurais ri au nez de la personne en question, et pourtant voilà où nous en sommes; c'est bien ça qui me faisait peur aussi : ça pouvait mal tourner comme se transformer en quelque chose de grandiose. C'est ce que j'espérais, et je nourrissais au fond de moi cet espoir que la roue puisse tourner en notre faveur.

Je me précipita donc vers l’intéressée à l'instant où je l'ai vue, et je l'ai prise instinctivement dans mes bras, posant sa tête sur mes épaules en caressant délicatement ses cheveux comme ma mère le faisait dans mon enfance le temps qu'elle puisse se calmer un peu. Puis je l'ai aidée à se relever en l'amenant s’asseoir sur le lit, avant d'aller ramasser le téléphone qui était sol et que j'ai éteint sans même vouloir chercher qui était le fameux émetteur de l'appel coupant ainsi toutes possibilités de me joindre. Je le posa ensuite sur la commode à côté et je suis revenu près de Chise. Je ne voulais pas l'accabler de questions du genre : "C'était qui ?" " Il a dit quoi ?"

Non. Elle n'avait pas besoin de ça.

- Regarde-moi... Ecoute-moi. Commençais-je, en glissant délicatement mes doigts sous son menton afin d'avoir directement ses iris brunâtres dans les miens. Personne de mon entourage ne te connait, ni du tiens non plus je présume. Tout ce qu'on aura à faire sera de ne pas leur mettre la puce à l'oreille sur nos activités respectives. En te voyant, on pourrait penser que tu es la fille d'un PDG ou quelque chose comme ça, donc ça sera plus facile pour toi de le cacher que moi avec ce que j'ai sur le corps. Mais j'ai réussi à le faire pendant des années, tout le monde n'y a vu que du feu. Bon ok sauf la dernière fois tu me diras...Néanmoins je pense que ça m'a servi de leçon, je ferais beaucoup plus attention à l'avenir fais-moi confiance.

J'y croyais, vraiment. Une flamme se consumait dans ma poitrine. Pas que sous l'impulsion des sentiments que j'éprouvais à son égard, mais également celle de la volonté de pouvoir être libre un jour de suivre totalement nos envies. De pouvoir peut-être construire quelque chose. Enfin...Je me faisais peut-être encore des fims; le peu de relations sérieuses que j'ai eu auparavant m'ont prouvées le contraire, tout était beau, tout était magnifique. Et à cause de la pression qu'impliquait le milieu de la Pègre ou parce que mon joli minois ne leur satisfaisait plus, on me laissa tomber. Sympa n'est-ce pas ? Alors je m'étais persuadé que je finirai mes jours malheureux comme une pierre en épousant une fille par mariage arrangé que je n'aimerai pas, évidement recommandée par papa pour que je puisse à mon tour léguer notre héritage à ma future descendance. Mon avenir, je le voyais autrement à présent. Flou, dont une lueur d'espoir pouvait toutefois pointer le bout de son nez si la chance me sourit.

Me penchant vers Chise, je posa mon front contre le sien de manière à la rassurer et de voir d'avantage son visage avec la pièce qui était maintenant obscurcie par la presque tombée de la nuit, continuant ainsi mon discours.

- J'ai envie que...Ça marche. Peu importe les difficultés, moi je suis prêt à les surmonter.

Pour conclure ce que je disais, je l'embrassa, mêlant encore une fois mon souffle avec le sien. Ses lèvres étaient un peu salées à cause des larmes qui sont passées par là, alors c'était comme si cette marque d'affection avait pour effet de balayer sa tristesse. Puis je me recula lentement, installant un silence par la même occasion lorsque je tenta d’entrapercevoir sa réaction. Je finis par soupirer, mon regard en direction du sol, une main sur son genou.

- Peut-être qu'une bonne nuit de sommeil nous remettra les idées en place. Conseillais-je sur un ton à la fois résigné et teinté de déception. C'est vrai, je ne voulais pas partir, mais je n'allais pas non plus lui imposer ma présence qui pourrait la faire souffrir encore d'avantage. Son bien être restait d'abord ma priorité. Alors je me suis remis debout en voulant récupérer mon pantalon qui traînait à proximité en ayant des pensées contradictoires plein la tête.

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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Dim 13 Mar - 23:54

Morgan réagit au quart de tour, se précipitant vers elle pour la consoler. Son coeur se serra à cette idée. Il était là pour elle, tout à elle, et elle se contentait d'être pessimiste et de lui causer des soucis. Pourquoi avait-elle même eu besoin de décrocher ce téléphone? Ce n'était pas le sien, jamais elle n'aurait eu l'idée de le faire s'il s'était agit de quelqu'un d'autre. Et c'est bien ça qui la faisait paniquée. Maintenant qu'elle avait franchit la première étape avec lui, elle ne pouvait tout simplement pas retournée en arrière. Elle n'avait pas eu trente-six milles relations dans sa vie. Elle ne faisait pas assez confiance aux gens qui l'entourait pour que cela se produise. Parmi elle, jamais elle ne s'était sentie aussi comprise et libérée. Il avait fallu qu'elle tombe amoureuse du seul être sur Terre avec lequel cette relation serait impossible. En remontant plusieurs années en arrière, jamais elle ne se serait doutée être aussi attirée par Morgan. C'était un ami, un très bon ami certes, mais ça s'arrêtait là. Et pourtant, en le revoyant, elle n'avait pas attendu leur deuxième rencontre pour comprendre que sa présence lui faisait quelque chose.

Il avait prit de l'assurance. Il avait mûrit, grandit et était devenu bien plus ouvert. Elle n'avait pas de type d'homme particulier. Il lui suffisait d'admirer la personne face à elle. Pas besoin qu'il soit l'homme le plus beau de l'univers, un simple charme suffisait. Bref, elle ne choisissait pas la personne qui allait l'attirer. Elle savait simplement que quelque chose dans son ventre se serait dès qu'elle pensait à lui avant de s'endormir. Dans le cas présent, elle n'aurait pas forcément su dire ce qui la poussait à ce point vers Morgan. Elle ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher. Et pourtant, elle ne pourrait jamais se laisser aller dans cette relation. Lorsqu'il tenta de la rassurer, elle leva son visage vers lui, ses larmes se calmaient pour lui permettre de prêter attention à ses propos. Il croyait si fort à la possibilité de leur relation que le coeur de Chise se serra. Elle était bien trop persuadée du contraire. Ce n'était pas pour autant qu'elle voulait y mettre fin. Mais même s'il réussissait à rester cachés, ce qu'elle ne supportait pas particulièrement. Ils n'auraient jamais de conversations libres.  Elle voyait venir de loin les "Alors comment s'est passée ta journée?", "Oh bah plutôt bien, on viens de libérer le fils d'un PDG contre une belle rançon."

Évidemment, elle extrapolait. Mais son imagination était limitée pour le moment, et elle ne pouvait pas penser à un moment sans gêne maintenant que chacun savait ce qu'il en était. D'ailleurs, comment Morgan avait-il pu continuer à la voir en sachant pertinemment le métier qu'elle faisait? Il ne semblait pas être aussi persuadée qu'elle de ses sentiments avant de se présenter devant elle aujourd'hui. Pourquoi alors avoir continué à la voir? Elle faillit tomber une nouvelle fois dans la paranoïa, mais il s'était déjà expliqué à ce niveau-là. Il n'avait parlé d'elle à personne de son entourage. D'un côté, cela la chagrina. Elle avait parlé de lui au moins à sa meilleure amie. Elle comptait ses personnes de confiance sur les doigts d'une main et ses confidents étaient plutôt rares. Elle ne savait pas très bien de quelle manière lancer ce genre de conversation de toute façon. Après, il l'avait aussi peut-être fait pour la protéger. Il savait dès le début qu'il la mettait en danger en la voyant, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Ses caresses lui donnaient toutefois le courage nécessaire pour lui répondre.

"Tu crois vraiment pouvoir cacher ce genre de relations aussi facilement? Et qu'est-ce que cela signifie exactement? Qu'on aura pas le droit à notre vie privée. Qu'il faudrait toujours faire passer ta famille ou mon boulot avant nos rendez-vous. Comment penses-tu que tous ces obstacles influeront sur notre relation?"

Elle ne voulait pas le brusquer bien que ses propos soient durs. Son visage bouffit par ses larmes jouait en sa faveur à ce niveau-là. Elle ne pouvait toutefois pas acquiescer aussi simplement. Les concernant, elle doutait sérieusement que quoique ce soit puisse être simple. Il ne s'agissait pas de deux individus qui s'aimaient. Il s'agissait de deux individus que tout séparait et qui n'aurait jamais la liberté de s'aimer ouvertement. Du moins pas dans le contexte actuel des choses. Son front posé sur le sien, Morgan continuait à asséner ses paroles réconfortantes.

"Ça ne se limite pas à nous. Il y a tout un tas de facteur à prendre en compte qui nous empêcherons d'être ensemble. Moi aussi je veux que ça marche. C'est juste que.... pour le moment, je ne vois tout simplement pas de porte de sortie."

Son baiser finit par la faire taire. Le poids sur ses épaules qui avait commencé à s'accumuler s'allégea tout à coup. Elle était encore en train de tomber naïvement sans ses filets et lorsqu'il mit fin à l'échange, elle fut déçue de ne pas être allée plus loin. Enfin, comment lui en vouloir après les sujets qu'ils venaient tout juste d'aborder. Elle sentit toute sa frustration et sa déception accumulées lorsqu'il poussa un soupir. Il s'appuya sur son genou pour se relever après lui avoir fait ses adieux. Elle n'était pas de force à lutter. Elle ne savait pas comment le retenir. Alors qu'il commençait à s'habiller, elle enfila un sweat et sa culotte de son côté. Elle ne savait pas quoi faire pour l'empêcher de partir. Elle se résigna à le raccompagner à la porte. Arrivés dans le vestibule, voyant sa mine assombrie et dépitée, elle ne pu toutefois pas se retenir. Elle le rattrapa par la manche, l'empêchant d'atteindre la porte d'entrée. Elle le serra ensuite de toutes ses forces, enfouissant son visage dans son T-shirt.

"Reste. On réfléchira ensemble à tout ça. Tu peux resté dormir ici ce soir... s'il te plait?"

Elle n'attendit toutefois pas sa réponse, l'embrassant fougueusement. Elle ne voulait pas raviver la passion qui avait emplit l'appartement quelques heures plus tôt. Elle souhaitait simplement restée près de lui. Vu l'état dans lequel elle se trouvait actuellement, elle ne se voyait pas vraiment restée oppressée dans le silence de mort qui suivrait son départ. Tant qu'il était là, elle pourrait faire face à toutes les apocalypses qui se présenteraient. Elle n'avait besoin que de sa présence. Et possiblement aussi d'un cigarette. Elle pourrait l'aider à se détendre. Elle ne savait pas très bien comment Morgan réagirait lorsqu'il apprendrait son addiction à la nicotine. Une fille avec une cigarette à la bouche n'était pas vraiment élégante à regarder... Elle hésita un instant avant de le lâcher et décida de prendre un ton innocent. Elle sortit discrètement un paquet de la poche de son blouson, trônant fidèlement sur son porte manteau.

"Ça te dérange d'au moins m'accompagner dehors un instant? J'aurais bien besoin de fumer un grand air."
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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Lun 21 Mar - 4:20

La vie privée. Elle n'avait pas tort, combien de fois on pourrait nous déranger pour une quelconque affaire d'un côté ou d'un autre ? La preuve, même le premier moment intime qu'on a partagé avait été déjà plus ou moins perturbé par une sonnerie à la con. Enfin non ce n'est pas la musique en elle même. Le vrai soucis, c'était de savoir pourquoi mon téléphone sonnait à la base. Vous voyez pourquoi la plupart de mes anciennes relations ne voulaient pas rester avec moi ? Mes absences répétées, de ne pas se voir comme on voulait, au bout d'un moment elles ne supportaient plus. Et encore, avec Chise ça risquait d'être plus problématique : autant je pouvais me montrer en compagnie des autres sans être inquiété, autant avec Chise c'était quasiment impossible. Et pourtant... Je me sentais tenter le coup. Je suis un homme dont le risque faisait partit de son quotidien, qui coulait dans mon sang même. Peut-être était-ce a barrière que la société nous infligeait qui me déterminait à se point ? Non. C'était Chise. La nature humaine a toujours était un mystère. Mais je ne pouvais passer outre le fait de me demander pendant combien de temps on pourra probablement tenir dans une relation aussi instable qu'est la notre. Aussi longtemps que possible je l'espère, et peut-être qu'un jour la chance nous sourira pour nous offrir ce cadeau de pouvoir réellement être ensemble. Ah, que la vie est cruelle.

Je l'avais écoutée Chise. Néanmoins, mon esprit rejetait la notion même "d'obstacle". Mon coeur s'y refusait, mais avions nous réellement le choix ? Ne pouvons-nous pas nous battre jusqu'à ce que nous n'ayons plus aucune solution à notre portée ? J'avais mon jean dans les mains et laissa filer une dernière pensée à haute voix en la regardant droit dans ses yeux vitreux par les larmes.

- On ne saura pas tant qu'on aura pas essayé tu sais.

C'était les seuls mots que j'avais fini par sortir sèchement de ma bouche. Des paroles qui cachaient bien des choses; de l'optimisme, de la tristesse, de l’appréhension, de la peur et de l'amour qui s'enflammait de minutes en minutes. J'ai toujours aimé les femmes de caractère, avenantes, qui savent prendre la vie par les tripes alors que moi, je la fuyais comme la peste. Et quand j'essayais de l'affronter en laissant parler ouvertement mes sentiments, je me retrouvais tout seul. C'est ce que je redoutais avec Chise, après tout c'est vrai : qui nous dit que nous n'avions pas été dépassé par les événements ? Que de la peur qu'il nous arrive quelque chose en découvrant mon appartenance, nos instincts primaires se sont substitués à la pensée ? Ou alors serait-ce une façon extrême de nous faire comprendre que nous pouvions mutuellement nous faire confiance ?

Rien que d'imaginer que nos sentiments ne pourraient être qu’illusoires, j'en avais un goût amer qui s'installa au fond de mon palais et mon visage se renferma progressivement; je broyais du noir alors que je terminais de mettre ce que j'avais sous la main alors que Chise faisait pareil, couvrant ainsi son corps de princesse que j'avais à l'instant entre mes doigts. Elle était donc décidée à me laisser partir...Bien. Je ne pouvais pas lui en vouloir après tout. Enfin, il me fallait encore pouvoir récupérer mon t-shirt et ma veste dans l'autre pièce, ce qui fait que je me baladais torse nu traversant ainsi le vestibule pour rejoindre la salon et enfiler la dernière pièce qu'il manquait avant de me geler pour de bon. Ma veste, quant à elle, était suspendue sur le porte-manteau près de l'entrée. Et alors que je m’apprêtais à la prendre, Chise qui avait réapparue couverte me tira la manche en me regardant avec des yeux de cocker, enfouissant ensuite sa tête contre mon torse avant de m'entourer à nouveau de ses bras. Sur le moment, je voyais ce geste comme un ultime "au revoir", geste que je rendis avec la même intensité en la serrant. Toutefois, ce qu'elle déclara par le suite eu l'effet de me figer sur place. C'était ce que je voulais entendre, et les battements de mon cœur qui augmentèrent en intensité suffisaient à le prouver. Sauf que la Raison me fit douter encore. C'était comme si d'un côté un ange me susurrait à l'oreille " Voyons Morgan, soit raisonnable...!" et le diable qui rétorquait " Vas-y cède à la tentation mon petit, tu es jeune ! "

Stupide dualité, cazzo ! L'hésitation me fit glousser, actionnant ainsi ma pomme d'Adam bien marquée. J'ouvris la bouche en ayant l'attention de dire quelque chose, mais j'eue à peine le temps de sortir ma voix qu'elle fut vite changée en un gémissement de surprise provoqué par le baiser passionné que Chise voulait échanger. Une fois encore, cela s'avérait être pareil à une drogue pour moi, une action dont je n'arrivais pas à refuser. Dont je ne pouvais pas refuser. Les sensations de dépendance que cela me procurait faisait frissonner mon corps jusqu'à l'échine. Une main descendit jusqu'à ses hanches tandis que l'autre glissa derrière sa tête, m'empressant de jouer dans son jeu en y répondant comme il se devait jusqu'à ce que nous en ayons le souffle coupé. Mais tel un piquet, je resta planté rattrapé à nouveau par la dure réalité qu'était notre situation alors que Chise se pencha pour attraper quelque chose dans la poche de sa veste. Quoi donc ? Je ne sais pas, enfin pas encore du moins. J'avais la tête dans les nuages, le regard perdu dans l'espace, laissant tomber lentement la main qui la tenait se replacer à mes côtés. Et ce n'est que quand elle se mit à dire qu'elle aimerait bien "fumer un grand air" que j'ai compris en quoi son action précédente retournait; puis comme pour confirmer, mes yeux se dirigèrent vers ce qu'elle empoignait : un paquet de cigarettes.

Étrangement je n'étais pas étonné. Quand on y pense, son boulot doit être un nid à stress, et tirer une latte de temps en temps était un bon moyen pour faire évacuer le stress. Je sais ce que c'est...Même si parfois j'aimerais m'en affranchir de devoir me pourrir la santé parce qu'on est accro à cette saloperie. Mais dans le monde de la Pègre, fumer du tabac ou de la drogue est tout à fait normal, donnant par la même occasion une bonne image de délinquant. Une image que je me devais d'avoir en tant que futur leader, initiée seulement à l'âge de 15 ans. Ce qui fait que même si j'essaye de me contraindre, j'ai toujours besoin de fumer à un moment donné. Hé bien voilà. En voyant le paquet, une soudaine envie m'est venue. C'est psychologique comme phénomène, et même si ça n'aurait pas été là, je pense que le simple fait de voir ou sentir le tabac aurait réveillé le besoin de nicotine. Alors j'étais très mal placé pour lui dit quoique ce soit du genre " HAN tu fumes ! ". Non non.

- Absolument pas. Faisais-je en décidant enfin à bouger, fouillant ainsi dans ma veste à la recherche de mon paquet qui devait être dans l'une des poches de devant et non à l'intérieur, parce que j'étais quasi certain qu'il s'agissait de l'emplacement précis de mon flingue que je garde au cas où. Une des règles d'or de notre famille ou même, de manière générale dans la Mafia : en cas de danger imminent, avoir une arme est nécessaire pour se défendre. Sauf que Chise restait un flic, et l'exposer comme ça n'était pas forcément une bonne idée. En tout cas j'avais raison, ce que je cherchais se trouvait dans la poche de droite.

- Je vais en profiter pour en tirer une moi aussi, je pense que ça va bien m'aider à décompresser un peu.

Une fois le paquet et le briquet dans la main, je lui posa un rapide baiser sur le front et je me dirigea vers la baie vitrée au fond de la pièce que j'avais repéré tout à l'heure, me retrouvant ainsi sur le balcon suivi de Chise. Premier réflexe : je m'appuya sur la rambarde avant de m'allumer une cigarette, laissant ainsi s'échapper la fumée qui a eu l'effet immédiat de détendre mes muscles. L'ambiance nocturne y en était pour beaucoup aussi. Cependant, je venais de me souvenir de quelque chose de capital et dont j'avais involontairement omis d'y répondre.

- Tu m'as demandé si je pouvais rester dormir, hein ? Je... Commençais-je en parlant sérieusement, levant le nez vers l'horizon. C'est difficile de refuser, je t'avoue que j'aurais du mal à me passer de toi ce soir. Dire que de base, je devais seulement justifier ce que je t'avais dissimulé et maintenant, nous voilà à devoir nous-même nous cacher après s’être jeté dans les bras l'un à l'autre la tête la première. Au départ, je pensais que nous avons couché ensemble à cause d'une peur inconsciente que l'on aurait tout les deux de ne plus se revoir. Mais à chaque fois que tu m'embrasses ou me touche, je sens une flamme se consommer au fond de moi qui ne me trompe pas sur le fait que je t'aime vraiment, j'en suis pire que certain. C'est étrange quand on y pense, ce que je ressens, là, en ce moment même...C'est presque ce que j'éprouvais pour une fille que j'avais aimé auparavant de tout mon être. On s'était mit ensemble de manière assez inattendue, et on avait une relation très fusionnelle. Puis du jour au lendemain elle m'a lâchement abandonnée sous prétexte qu'elle en portait trop sur ses épaules. Et c'est ce qui me fais peur Chise.

Puis j'en re-tira une autre marquant un temps de pause, avant de continuer d'une voix qui était emprunt de beaucoup d'émotions contradictoires.

- Je sais que peu importe ce qui arrivera, tu ne vendras pas la mèche à l'organisme pour lequel tu travailles, pas après ce qu'il s'est passé. Mais je suis effrayé à l'idée que tu puisses toi aussi m'abandonner en ne me donnant plus de nouvelles comme elle l'a fait et Dieu sais-je que rien ne m'ébranle d'habitude. Enfin après tout je ne suis qu'un homme...Un homme qui a eu la faiblesse de s'éprendre du quasi inaccessible.

Cette déclaration, c'était mon cœur qui parlait.

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MessageSujet: Re: Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]   
Lun 28 Mar - 20:01

Il acceptait au moins de rester quelques minutes de plus. Ça ne faisait que retarder l'échéance fatidique, où ils se retrouveraient seuls tous les deux à ressasser tous ce qu'il venait de ce passer cette après-midi. Au moins, la cigarette leur permettrait-elle peut-être de se détendre. Enfin d'après ce que tout le monde lui disait c'était l'effet inverse qui s'appliquait. Chise soupira, lasse de penser à ce que tout le monde lui disait de faire et de ne pas faire. Cela s'appliquait à sa relation avec Morgan. Après tout, qui dans ses amis proches la soutiendrait dans cette histoire? En admettant qu'elle leur ait avoué la situation de Morgan ce qui n'était certainement pas possible. En comptant bien... personne. Et certainement pas son père qui devait être en train de se retourner dans sa tombe à l'heure qu'il était. Elle ne savait juste pas par où commencer pour démêler tout ça et un mal de crâne commença à émerger. Elle se massa légèrement les tempes avant de rejoindre son cher et tendre sur le balcon.

Elle ignorait totalement qu'il fumait. En même temps, lui non plus ne l'avait jamais vue faire. Elle attrapa un gilet sur le porte-manteau au passage avant d'entrer dans la fraîcheur de cette fin de journée. Elle frissonna légèrement et s'emmitoufla plus dans sa nouvelle couche de chaleur. Elle dû s'y reprendre à deux trois fois avant que son briquet n'accepte d'allumer sa cigarette. Le vent était bien trop violent sur ce balcon d'appartement. Suite à cela, elle referma la porte fenêtre derrière elle, - pas besoin d'enfumer son salon au passage - et rejoignit Morgan sur la rambarde. Elle s'y adossa, l'empêchant de voir son visage distinctement. Du coin de l’œil, elle sentait toutefois ses cheveux voleter au vent et rien que sa présence la réconforta. À peine avait-elle commencé à se détendre, prit un taff et inspirée profondément, que Morgan aborda un sujet de conversation qui risquait de pouvoir fâcher. Elle crut à un moment donné entrevoir une lueur d'espoir, pour finalement sentir légèrement le "mais" approcher.

Il se confia à elle comme jamais il ne l'avait fait auparavant. Elle se retrouva dans une position où elle aurait put finir ses phrases, si jamais elle avait eu le courage de couper cette confession. Elle aussi avait eu peut de s'être laissée emporter. Elle n'avait jamais fait le premier pas. Et jusque là, elle s'était même embarquée dans des relations qu'elle n'aurait pas forcément voulut avoir. On pouvait être une forte tête dans la vie de tous les jours et avoir tout simplement peur en amour. Ses relations n'avaient jamais durées très longtemps d'ailleurs. Elle forçait systématiquement ses copains à casser avec elle. Tous les moyens étaient bons pour cela. Quand finalement ils comprenaient qu'ils feraient mieux d'abandonner, la satisfaction de leur laisser mettre fin à la relation les rassurait légèrement. Elle n'avait jamais été amoureuse. Elle n'avait jamais mal vécue une séparation, mais elle était persuadée que si cela lui arrivait avec Morgan, vu comment les choses étaient parties, elle aurait forcément du mal à s'en remettre. Elle comprenait donc seulement théoriquement ce qu'il était en train de lui expliquer, mais cela ne l'empêchait pas d'en être affectée.

Seulement, il lui avouait l'aimer. Un frisson traversa chaque extrémités de son corps à cette idée. Ils se connaissaient depuis une éternité, malgré les années où ils s'étaient perdus de vue. Mais pouvait-on être sûr d'aimer une personne aussi rapidement? Était-ce ce qu'elle ressentait en ce moment, à refuser de le laisser voir franchir le seuil de sa porte? C'était possible, mais elle ne pourrait pas en être persuadée aussi rapidement... Il attendait peut-être une réponse du style "Moi aussi, je t'aime." Mais elle ne pouvait tout simplement pas former des mots aussi forts maintenant. Avant même de savoir si leur relation survivrait à cette soirée. Elle ne savait pas où cette relation allait les mener. Elle ne voulait pas le savoir. Elle se doutait juste qu'elle ne réagirait jamais de la même manière avec Morgan qu'avec ses ex. C'était impossible. Elle tenait trop à lui pour lui faire autant regretter d'avoir partager ces quelques temps à ses côtés. En tout cas, elle ne pouvait pas rester insensible à ses dires. Elle-même ignorait totalement pourquoi elle réagissait de cette façon en sa présence. Elle se retourna alors vers le vide, tirant une autre bouffée et posant délicatement sa main sur son avant-bras dans un geste réconfortant.

"Il faut au moins voir le côté positif des choses. Nous partageons tous les deux cette peur. C'est certainement ça qui nous permettra de tout surmonter... ensemble."

Elle inspira profondément. Elle détestait ce genre de situation, où tout la poussait à se confier. Elle avait du mal à faire confiance. Alors s'attacher aux gens, c'était toute une histoire! Jamais elle ne s'était sentie aussi proche de quelqu'un, et elle ne savait pas comment réagir à ces marques d'affections. Quand montait l'adrénaline, son corps réagissait. Mais quand on en venait à devoir exprimer ses sentiments d'une autre manière, elle pouvait bien avouer être novice. Elle devenait agressive, ou s'enfermait une bonne fois pour toute dans sa coquille. Là, elle ne savait pas comment se comporter. Elle voulait simplement rester près de lui le plus longtemps possible. Pour en être sûr, il fallait toutefois qu'elle lui réponde un peu mieux que ce qu'elle venait de faire... Il avait peur de l'abandon et elle n'était pas réellement réconfortante à ce niveau-là. Son stresse avait augmenté son débit et elle se retrouva avec le filtre de sa cigarette. Elle l'éteignit dans un pot de fleur et la jeta dans la rue. Il fallait aussi qu'elle s'achète un cendrier... mais elle y penserait plus tard. Elle posa sa tête sur l'épaule de Morgan. Elle ne pouvait pas le regarder, ce serait trop dur de lui dire ce qu'elle avait sur le cœur.

"Tu sais... je ne compte pas t'abandonner aussi facilement. Pas sans me battre pour te garder. Je n'ai jamais... Je ne suis jamais tombée amoureuse. Je veux dire, j'ai eu des relations avant toi bien sûr. Mais je n'ai jamais réussi à m'attacher suffisamment pour avoir peur de le perdre. Avec toi, c'est différent."

Elle changea finalement de position. Finalement, le regarder en face donnerait certainement plus d'impacts à ses propos.

"J'aimerais te dire que je comprends. Que ça ne se reproduira pas. Mais en réalité je n'en sais rien. Je peux seulement te promettre de rester à tes côtés. Je n'ai jamais ressentie le besoin d'être aussi proche de quelqu'un. Je déteste les limites de la relation. C'est bien la première fois de ma vie que je regrette d'avoir rejoint les forces de l'ordre..."

Elle ne savait pas si ces mots suffisaient. Elle ne pouvait que l'espérer. En tout cas, une chose était sûre, elle ne le laisserait pas filer sans se battre au préalable. Contre la terre entière s'il le fallait. Mais elle ne pouvait pas le retenir contre son gré et c'est ce qui lui faisait le plus peur. Qu'il décide que finalement, cette journée n'avait pas eu lieu d'être et que toute leur histoire en soit bouleversée...

"Je comprendrais si tu devais partir finalement... tu sais pour te retrouver seul, pour réfléchir..."

Elle s'éloigna légèrement de lui, absorbée par l'observation d'une plante. Elle se sentirait tout de même très bête si elle restait attachée à lui, alors qu'il n'avait qu'une envie : fuir.
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Quand les dits et les non-dits s’entremêlent [PV Chise]

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