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 [Terminé] Dimitri Dawn

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MessageSujet: [Terminé] Dimitri Dawn   
Mar 3 Mai - 21:09

Dimitri « T » Dawn
28 ans ♦ Homme ♦ Americain ♦ Héterosexuel ♦ Le Diable ♦ Actionnaire
A Iteku : Dans cette ville, son nom est Dimitri Dawn. Grand et blond, il a la tête de l'Occidental. Il porte constamment des lunettes de soleil, afin de masquer l'état de ses yeux, qui s'approchent plus des larges cicatrices que d'yeux à proprement parler. Suite à ses nombreuses blessures à la jambe droite, Dimitri boîte, et ne peu pas courir (excepté peut être en cas de forte poussée d'adrénaline). Il porte le plus souvent un costume noir, avec des bottes de même couleur. Il ne sort jamais sans un long manteau... noir. Il emporte constamment avec lui 2 objets, qui lui sont vitaux : Sa canne de marche, en bois d'ébène avec un pommeau en argent, et un dictaphone, qu'il garde constamment dans sa poche de manteau intérieure.. Son visage semble toujours sérieux, presque anxieux. Il a beaucoup de mal avec les relations sociales, voyant toute nouvelle rencontre initialement comme hostile. Il est violoniste, depuis ses plus jeunes années, et le fait qu'il continue après être devenu aveugle et sa manière de faire un bras d'honneur au destin. Il est également écrivain, rédigeant essentiellement des poèmes. Enfin... il enregistre des poèmes maintenant, avec son dictaphone.
Finalement, Dimitri est un pratiquant de Krav Maga, avec une dizaine d'année d'expérience, ceinture noire 5e dan.

En arrivant à Iteku, Dimitri ne voulait qu'une chose : oublier son passé. Il a traversé un océan pour ça, a émigré vers un pays qui lui est totalement inconnu, dans le but de découvrir un tout nouveau monde. Il ne se confie pas facilement, et a du mal à accorder sa confiance. Il est très riche, et ses actions lui rapportent gros.
C'est ainsi qu'il débarqua un jour à Iteku, sa canne à la main, armé d'un violon et d'une carte de crédit.

En Noerphilie : En entrant en Noerphilie, Dimitri devient « T ». Il garde globalement la même apparence, et les même vêtements, mais ses yeux, bien que toujours non-voyants, lui sont rendu, bien que totalement blanc. Ensuite, il récupère un Desert Eagle, attaché à sa ceinture, sous son long manteau.
De plus, T recouvre une certaine assurance : il devient quelqu'un de plutôt charismatique, avec sa prestance d'antan, mais son côté... malsain ressort lui aussi un peu plus. Il redevient un fragment du tueur qu'il a été. Il reste néanmoins le plus souvent d'un calme continu, ce qui peut être un tantinet effrayant dans certaines circonstances.
QUALITES

♦ Rusé ♦ Attentif
♦ Calculateur ♦ Subtil
♦ Pragmatique ♦
♦ Charismatique ♦
♦ Très calme  ♦
DEFAUTS

♦ Dépressif à Iteku ♦
♦ Impitoyable ♦
♦ Tendances sociopathes♦
♦ Manipulateur ♦
♦ Parfois sadique ♦
True Self

Nom : Double vue
Description
Dimitri est aveugle. Mais dès qu'il entre en Noerphilie, il peut utiliser un nouveau sens, que représente son pouvoir : Il est capable de reconstituer  son environnement en 3D sur une dizaine de mètres de diamètres, et de discerner les entités vivantes, prenant une couleur vive, qui dépend de l'analyse que Dimitri en fait (assez simple en vérité : Vert pour les personnes et créatures connues et amicales, bleues pour les entités inconnues et rouges pour toutes entité représentant une menace, potentielle ou avérée.) de son environnement, lui apparaissant gris.. Lorsqu'il utilise son pouvoir, ses yeux se colorent en un rouge luisant, assez brillant pour percer à travers ses lunettes. Il peut utiliser son pouvoir 2 à 3 heures par jour avant de devoir se reposer. Il peut aussi étendre la zone de perception, mais il s'épuisera plus vite. Mais avant d'atteindre ces limites, des symptômes tels des maux de crane, vertiges et nausées peuvent apparaître lorsque que Dimitri approche des limite temporelle ou dépasse les limites spatiales de son pouvoir.
La Double Vue comporte une 2e capacité : Celle de voir normalement, en redonnant à Dimitri une vue parfaite et même légèrement améliorée. Elle demande moins d'énergie, aussi Dimitri peut théoriquement l'utiliser constamment, bien qu'a la fin d'une journée les cachets d'aspirine seront ses meilleurs amis. Si il utilise cet aspect de sa capacité, une coloration rouges "normales" des yeux de Dimitri est notable.

Prologue



Le vent soufflait par cette nuit d'hiver. La température était glaciale. Sur le perron du vieux hangar dans lequel il travaillait, en tant qu'agent de sécurité, Jack essaya pour la quatrième fois d'allumer une cigarette. Mais rien à faire, une puissante bourrasque éteignit de nouveau la malheureuse flamme de son briquet.

« Merde ! »

Jack jeta la cigarette au loin, excédé, et retourna à l'intérieur. Son lieu de travail actuel, un vieux bâtiment en pierre depuis longtemps désaffecté, était un tantinet glauque. Il était mal éclairé, et les rangées de conteneurs, appartenant à son organisation, empêchaient d'avoir une bonne vue d'ensemble du hangar. Jack soupira pour la énième fois. Cet endroit lui foutait les jetons, et le vent soufflant et sifflant à l'extérieur ne faisait rien pour le rassurer. Il prit son talkie-walkie, à sa ceinture.

« Les gars ? Je sais pas pour vous, mais je trouve cet endroit dérangeant. Vous savez pour combien de temps on en a encore ?
-Il a pas encore craqué. Ton petit cœur fragile va devoir supporté cet endroit encore quelques heures.
-Fais chier. »

Quelques rires se firent entendre sur le canal radio, avant qu'un faible écho de ces même rires parvienne de l'autre côté du bâtiment.
Renfrogné, Jack se rassit à sa chaise, juste à côté de la porte d'entrée du hangar.
« Fais vraiment chier. »
Il prit son lecteur mp3, ainsi que ses écouteurs, qu'il enfila, et commença à écouter de la musique, le plus fort possible, afin de ne plus entendre le sifflement ô combien agaçant et ô combien dérangeant du vent.

Il allait s'assoupir quand il entendit un faible écho de voix, provenant de l'autre bout du hangar. Il enleva ses écouteurs, et repris son talkie-walkie.

« Il se passe quoi ? Il a parlé ? 
-..........................
-Les gars ?
-...........................
-Et merde. »


Maintenant un peu plus alerte, il se redressa, s'assura que son pistolet était toujours bien attaché à sa ceinture, puis entreprit de traverser le hangar. Le vent avait cessé de souffler. Tout compte fait, cet agaçant sifflement était peut être moins effrayant que le pesant silence auquel il avait laissé sa place.
Angoissé, pour une raison inconnue, il atteignit finalement le bureau, dans l'angle nord-ouest du hangar, dans lequel l'interrogatoire avait lieu. Il entra. Puis il vomi.

Ce qui l'attendait dans cette pièce, c'était l'Horreur. Son chef, avec qui il avait parlé il y a à peine 10 minutes, était maintenant plus proche du bout de viande que de l'être humain. Du sang était visible à de nombreux endroits au sol et aux murs, et quelques éclaboussures avaient même atteint le plafond. Une grosse hache, qui devait servir de « dernier argument » pour tirer les vers du nez de quelqu'un, avait manifestement décidé de se retourner contre son maître, en servant à le mutiler abominablement.
En tentant de reprendre son calme, Jack remarqua plusieurs choses : son chef avait été désarmé, tout le reste de l'équipe avait disparu, et le prisonnier s'était fais la malle. Il ressorti du bureau. Il entendit alors plusieurs détonations, quelque part entre les conteneurs, sur sa gauche. Jack dégaina son arme et fonça. Les rangées de conteneurs étaient mal éclairées, mais pas assez mal pour que les cadavres de ses équipiers soit invisibles.

« Merde... Merde merde merde ! »

Il s'arrêta à l'angle d'une nouvelle rangée de conteneur. Plaqué contre l'une des grosses boites de métal, il examina soigneusement la rangée plongée dans la pénombre, à la recherche du prisonnier. Rien. Il se retourna et... Il était là. Ça devait être lui. Jack poussa un bref cri d'effroi, en voyant le visage du prisonnier. Celui-ci braquait l'arme de son chef au niveau de son visage.

« Bouh. »

Si les oreilles de Jack entendirent la détonation qui suivit, son cerveau n'eut jamais le temps de l'interpréter, car une balle de calibre .44 Magnum le transperça de part en part une fraction de seconde plus tard, laissant un trou de la taille d'une assiette à l'arrière du crâne de l'agent de sécurité.





Chapitre Premier : Jeunesse



J'ai, à ma connaissance, eu une jeunesse à peu près stable. Mes parents m'étaient attentif, j'avais beaucoup d'amis, j'étais sociable, populaire... Ouaip, j'aimais ma vie. J'ai commencé le violon très tôt, quand j'avais 5 ans. Je n'ai jamais été un joueur de génie, mais ça me plaisait. Je faisais partie de l'orchestre junior de mon quartier. D'ailleurs, vous ne savez même pas où j'ai grandi ! Je suis né et ai vécu toute ma vie à New York, dans Manhattan.
Mon père... était un mafieux. Étant jeune, je ne pouvais que le supposer, mais même les yeux innocents d'un enfant ne sont pas aveugles. Ma mère était l'exemple parfait de la « femme au foyer ». Elle a toujours été là pour moi.
J'étais bon à l'école, mais je n'aimais pas travailler. Trainer et faire un paquet de conneries, c'est tellement plus excitant. On arpentait les rues en bandes, terrifiant les plus jeunes et les plus vieux, et on se sentait puissants. Autrement dit, on était des gamins stupides.
Mon meilleur ami, plus le frère que je n'ai jamais eu, s'appelait John Smith. On a souvent plaisanté de son nom, qui faisait « agent secret ». Mais on l'appelait plus par son pseudonyme : « Twilight ». Il avait un sens de l'humour particulier et avait jugé drôle de se moquer de mon nom de cette manière. Mais je lui en veut pas. C'était marrant à l'époque.
A 12 ans, avec John, on a commencé le Krav Maga. On adorait ça. Et on était doués.
Mon père employait beaucoup de jeunes pour ses... activités. Aussi John a décidé de bosser pour lui, à partir de ses 16 ans. J'étais jaloux de lui, car mon père refusait que je travaille pour lui. Du coup j'ai commencé à trainer seul, vu que mon meilleur ami, mon frère, avait mieux à faire avec mon père. Et que fait un gamin fils de mafieux quand il est frustré ? Des conneries. Du coup comme je m'ennuyais un samedi, je suis allé sur le territoire de la mafia rivale de celle de mon père, ennemies depuis leur créations. Et comme un gamin inconscient, j'ai braqué un bar appartenant à cette mafia avec un flingue que j'ai au préalable piqué à mon père. Le braquage s'est déroulé sans encombres, je ne sais même plus combien de dollars j'ai raflé. Tout ce que je sais c'est que le surlendemain un bâtiment avait explosé sur le territoire de mon père.  La guerre froide qu'il y avait jusque là entre nos deux organisations s'est transformée en guerre ouverte. Et c'était ma faute. Heureusement pour moi, personne ne l'a jamais su. Mais malheureusement pour moi, j'en ai quand même subi les conséquences.

Même si personne n'avait été foutu de retenir mon visage lors de ce fameux braquage, il n'en était pas moins connu, avec l'étiquette « fils de parrain » collée dessus. J'ai vu passer plusieurs tentatives d'enlèvement et même d'assassinat. Tuées dans l'œuf pour la plupart par les hommes de mon père, et ses contacts en dehors de la mafia. Mais j'ai dit la plupart. 2 ont tout de même vu le jour. Laissez-moi vous raconter la première tentative d'enlèvement que j'ai subie.
Je sortait du conservatoire, violon à la main, et une berline noir m'attendait. Je n'ai pas fais gaffe immédiatement, la tête plongée dans Bach. (Quel génie, ce Bach ! J'adore interpréter ses œuvres) Mais quand j'ai vu un homme en sortir et se diriger droit vers moi, mon neurone s'est reconnecté à la réalité. Il s'était arrêté juste devant moi. Il me dépassait de 15 centimètres, en hauteur ET en largeur.

« Dimitri Dawn ? »

A ce moment précis, quelqu'un de sensé aurait dit : « Nan, jamais entendu parler ! », et il m'aurait peut être foutu la paix. Mais j'avais 17 ans à ce moment là. Et un jeune de 17 ans est tout, absolument tout, sauf sensé.

« Oui ?
-Viens avec nous.
-Non ? »

Le mec devant moi était là pour m'emmener, et je plaisantais. Quel con ! Heureusement je suis un con qui fait du Krav Maga !
A cette époque j'étais déjà ceinture noire ! Du coup quand il a sorti son couteau et m'a menacé avec, je l'ai désarmé d'un simple mouvement avant d'envoyer un violent coup de paume contre sa tempe droite. Il a reculé de deux pas, avant de se redresser en grognant. Alors, avec tout l'élan possible, je l'ai frappé à la pomme d'Adam. (Vous savez, ce coup stylé qui utilise l'espace entre l'index et le pouce !)
Il a immédiatement commencé à suffoquer, avant de tomber sur le cul. Mais en tombant sur le cul, j'ai pu voir le conducteur de la voiture. Et lui, il avait pas un couteau mais un flingue.
J'ai commencé à courir comme un dératé, en entendant une détonation et en voyant une balle ricocher sur un panneau juste à côté de moi. Il a dû d'abord s'occuper de son co-équipier car j'ai réussi à lui échapper. Je suis directement rentré chez moi, et je suis resté au lit au moins 24 heures ! Tabasser un mec et courir devant les balles, c'est largement suffisant comme action pour faire ma semaine !
Aucune autre tentative de m'enlever ou de me tuer ne fut faite pendant pas mal de temps.






Chapitre second : Tombée de la nuit


Mais rappelez-vous. J'ai dit que j'ai vu passer 2 tentatives d'enlèvement. Je vous ai raconter la première, un fiasco pour l'ennemi. Ce n'était pas vraiment le cas de la seconde. J'avais 22 ans lors de mon enlèvement. 22 ans lors de cette journée de cauchemar.

Je ne me rappelle plus exactement de la date. Je sais juste que c'était en hiver. Je me suis simplement réveillé dans un bureau sinistre, au seau d'eau qu'un mec m'a balancé. J'ai essayé de me dégager, mais j'étais solidement attaché à une chaise. Quand j'ai arrêté de voir trouble, à cause de l'eau, j'ai commencé à paniquer. Sur un mur, il y avait une longue rangée d'outils, et j'avais le mauvais pressentiment que ce marteau ne servait pas à enfoncer des clous et que cette hache ne servait pas à couper du bois. Le mec était baraqué, mais pas autant que celui que j'avais envoyé au tapis 5 ans plus tôt. Il arborait un sourire satisfait, et portait un gros flingue à la ceinture : un Desert Eagle.
Une pendule était visible derrière lui, en haut du mur, au dessus de la porte. Celle-ci était ouverte, et j'ai pu voir que le bureau dans lequel je me trouvais était lui-même dans un bâtiment plus grand, sûrement un hangar.

« Allez, on se réveille princesse ! »

Il commençait à me les briser menue, lui.

« Je suis où, là ?
-Aucun importance, princesse. La question que tu devrais te poser, c'est pourquoi tu es là ?
-... Pourquoi ?
-T'as des infos. Te choper toi, c'est facile. T'es un gamin inconscient. Mais ton père, il se planque mieux. Alors tu va me dire où il est.
-Dans tes rêves, le clown. »

Il a ri. Puis il a pris le marteau. J'ai serré les dents. Il a frappé à la jambe droite. J'ai hurlé.

« Hum. Elle n'est même pas cassée. T'es sûr d'être un homme toi ? 

-Va te faire foutre ! »

Il a soupiré. Il a reposé le marteau, et a pris un gros bidon, remplit d'un liquide transparent. J'ai su après-coup que c'était de l'eau. Mais quand on vous fais une simulation gratuite de noyade, on se préoccupe pas vraiment du  liquide qui s'infiltre à travers le torchon que vous avez sur la tête. J'ai tenu pas mal de temps. Je me suis réveillé le matin, et en fin d'après midi, j'étais salement amoché, mais j'avais rien dit. Par contre je commençais à craquer. J'étais dans un état second. Animal. Conditionné. Quand il jouait avec ses pinces électrifiées, c'était presque pire que l'électrocution elle-même. Il les a de nouveau approchées de moi.

« Ok ! J'abandonne ! Je vous dis tout ! »

Il s'est approché de moi. J'ai difficilement repris mon souffle. Il a approché son oreille de moi
« Ils sont... » J'allais lui dire. J'en avais l'intention. Mais la douleur s'était un peu estompée, et alors que l'adresse de la planque de mes parents apparaissait dans ma tête, un peu comme une porte de secours, j'ai retrouvé mes esprits. Mais qu'est-ce que j'étais en train de faire ? J'étais en train d'envoyer mes parents à la mort ? Juste pour qu'on arrête de me faire mal ? Cette pensée... de mon propre égoïsme... En 2 secondes, mon cœur a plus souffert de ma lâcheté que mon corps de sa torture en 12 heures. Jamais je ne leur donnerai mes parents. Je préférais mourir. Et soudainement, j'étais prêt. Prêt à mourir, pour ce qui me semblait être une cause juste. Je n'ai plus eu mal. Mon cœur était ravigoré, et mon corps ne sentait plus rien.
« Dans ton cul ! » Pas très poétique. J'ai déjà fait mieux. Mais parfois, être direct est plus simple, et plus efficace. L'enfoiré a sursauté, a reculé de deux pas, et m'a regardé avec de grands yeux. Il était étonné, ça ne faisait aucun doute, et il était sacrément en colère, ce qui paraît aussi évident. Il est revenu, et a branché ses foutues pinces électriques.

La nuit était tombée.

« Il a pas encore craqué. Ton petit cœur fragile va devoir supporter cet endroit encore quelques heures. »

Le mec prenait sa pause. Je m'étais assoupi, épuisé. Les rires qui ont suivi m'a refait prendre conscience de l'endroit où je me trouvais.
J'étais exténué. Mon moral étais redescendu à zéro, mais ma volonté de ne rien dire était toujours ancrée en moi. Les heures étaient passées, identiques. Je serai incapable de vous dire aujourd'hui ce qui avait bien pu se passer l'heure précédente, ou l'heure d'avant. J'ai entendu mon tortionnaire parler au téléphone. Quelques minutes plus tard, il était revenu.

« Toujours pas décidé à parler ? J'ai encore deux ou trois joujoux à tester sur toi...
-Va... te... faire... »

Il me frappa avec force. Du sang et de la salive s'échappa de ma bouche.

« Ouais ouais. J'ai compris. Ecoute, p'tit gars, tu commences vraiment à me casser les couilles ! Donc soit tu parles, soit mon visage sera la dernière chose que tu verras. »

Je l'ai regardé, avec toute la haine et la fureur que mes yeux épuisés pouvaient encore exprimer. Il eut un rire. Le genre de rire qui dit qu'il en avait vraiment plein le cul. Il a sorti un long couteau, s'est approché brusquement de mon visage, et a mis sa lame juste sous mon œil gauche.

« Comme tu voudras, fils de pute. »

Et il m'a écorché vif. J'ai hurlé, pendant qu'il me déchiquetait les yeux. Mon œil gauche a arrêté de répondre au bout de quelques secondes, et mon œil droit voyait trouble.
Il s'était arrêté. Il venait de recevoir un appel.

« Oui ? Non, toujours pas. Vraiment ? Dac chef, merci de m'avoir prévenu. »

Il a raccroché, et s'est approché de mon oreille.

« Tu sais quoi ? Tout ce que tu as subi a servi strictement à rien. On vient de les trouver, tes parents.
-Alors... Achevez-moi...
-T'achever ? Nan, ce serait trop gentil. Nan, tu vas vivre estropié, avec le sentiment que tu as tout perdu. »

Il me détacha, présumant que j'étais trop faible pour me lever. Il s'éloigna, en criant assez fort un truc du genre « Allez les gars, on décolle ! ». Il s'est ensuite retourné vers moi. « Essaye de te tirer de là, princesse. »

Mes parents étaient morts, si j'avais tout compris. Je ne voyais plus qu'à peine, et le salaud qui m'a torturé, pour rien, se barrait. J'ai vu rouge. C'est comme si mon cœur venait de prendre feu. Je pouvais distinctement entendre le battement du sang dans mon crâne. Enragé, j'ai bondi, au mépris de mes blessure qui ne ferait que s'aggraver, sur la hache, qui n'avait pas bouger. Le temps que le mec se retourne pour voir ce que je faisais, je lui ai violemment enfoncer la hache dans le visage. Il est tombé, comme une marionnette à laquelle on aurait coupé les fils.
J'ai frappé, frappé, et frappé encore. Quand j'eus fini de réduire le corps en steak haché, je prit son arme, toujours accrochée au holster qui pendait sur ce qui devait être un bout de hanche, et je suis sorti comme une fusée. La brusque lumière du hangar, même si il était faible, m'aveugla, et j'entendis les hoquets de surprise d'au moins deux autres hommes à ma droite. Du coup j'ai couru à gauche, rejoignant la relative obscurité d'une rangée de conteneur. Les deux hommes me rejoignirent peu après.
L'un des avantage d'être le fils d'un parrain, c'est qu'on t'apprends très tôt à tirer. Six balles suffirent à les abattre.
J'ai commencer à errer parmi les conteneurs, tandis que mon cerveau essayait désespérément de reprendre le contrôle.
« Merde... Merde merde merde ! »
Tiens ? Il restait donc quelqu'un ? Je le vis passer devant moi, sans qu'il me voit. Je me suis posté juste derrière lui, en braquant soigneusement le Desert Eagle au niveau de son crâne.
L'homme examina rapidement la rangée de conteneur suivante, puis se retourna, et sursauta en poussant un bref cri en me voyant.
« Bouh. »
J'ai tiré. Il est tombé. Mon arme était vide. Je l'ai jetée à terre, et je suis parti. Il me fallut la moitié de la nuit pour me diriger vers mon quartier, avec la moitié d'un œil pour voir. Je suis finalement arrivé devant le manoir familial. Ou plutôt les cendres du manoir familial. Je suis tombé à genoux, pleurant de mon œil unique. J'avais le sentiment que quelqu'un venait de faire exploser une bombe à l'intérieure de mon cœur, laissant un trou béant, une peine sans fin. Je suis resté à pleurer de longues minutes, quand un bruit dans les décombres a attiré mon attention. Quelque chose bougeait. Je me suis jeté dessus, dégageant tous les décombres le submergeant. C'était Jack. Mon frère. Il était conscient Il me vit, eu un bref instant l'effroi sur le visage, en me reconnaissant, puis souri doucement.
« Dim'.... T'es en vie... (il paru réfléchir un court instant, fermant les yeux) Tes parents... Je suis désolé... Je n'ai... pas su... les protéger...
-Ne t'en fais pas, John. Tu n'es pas responsable.
-Oh que si... Mais toi..., t'es en vie... (il grogna de douleur) Ecoute moi ! Dim'... Restes en vie... Dac ? »
Mon cœur s'est figé. Le sien venait de devenir silencieux.
Je suis passé de la peine silencieuse, à la douleur ardente. J'ai hurlé. Jusque ma voix ne puisse même plus murmuré. Je l'ai regardé une dernière fois.

Twilight is the last thing we could see before the Night. That's right for me, if becoming blind is a nightfall.





Chapitre dernier : Nuit


Perdre tous ceux à qui on tient, l'endroit dans lequel on a vécu, avoir été torturé de façon irrémédiable une journée durant, et devenir un assassin... Un moyen efficace de gagner en maturité.

Le visage de mon frère de cœur est la dernière chose que j'ai vu, avant de devenir totalement aveugle. J'ai été hospitalisé. On m'a clairement expliqué la situation : je ne reverrai pas. De plus, ma jambe droite gardera des séquelles a vie des mauvais traitements qu'elle a subie durant cette nuit. J'étais passé en une nuit de jeune homme bien portant, aimé et insouciant à un orphelin, détruit et terrifié.
Le bon côté des choses, c'est que mon père avait des contacts dans la police, qui ont bien voulu fermer les yeux sur les événements du hangar. Évidemment, c'était plus par souci de ne pas contrarier les fidèles de mon père que de m'aider à proprement parler. La mafia m'appartenait. Mais je n'en voulais pas. Je l'ai confiée (pour ne pas dire abandonnée) aux anciens lieutenant de mon père.

Quelques jours plus tard, à ma sortie de l'hôpital, je suis allé chez le notaire. Le testament de mon père m'attendait. Le notaire m'a présenté ces condoléances, a rempli la paperasse habituelle en cas de transmission d'héritage, puis m'a lu le testament. Une longue partie du testament ne me concernait pas. Il s'agissait essentiellement de parts d'entreprise, d'actions, qu'il donnait à des gens dont le nom ne m'était pas connu; ou encore d'objets divers et variés donnés à des associations quelconques. Mais finalement, mon nom fut évoqué.

« A mon fils, Dimitri, je remet ma canne, présente dans la famille depuis d'innombrables générations, ainsi que cinq millions de dollars, sur un compte dont les coordonnées sont dans un document annexe à ce testament. Finalement, je lui lègue ma propriété en Californie. »

La première de ces trois choses que je reçu fut la canne. Personnellement, elle était pour moi en bois avec un pommeau en métal, avec le nom de ma famille gravé sur le manche. Le notaire voulu bien me la décrire : manche d'ébène et pommeau d'argent pur.
Une canne, de la maille et une baraque. Un moyen comme un autre de recommencer sa vie à l'autre bout du pays.
On aurai pu penser (moi le premier) que se ré-adapter aurait été compliqué. Bah non. Quand on devient aveugle, on perd tous ses repères. Alors l'endroit où on les retrouvent importe peu.

Les cinq années qui ont suivies, j'ai changé. Je suis devenu très sérieux. Peut être même trop. J'ai créé une entreprise, aussi.
Mais surtout, je ne trouvait plus de réelle valeur à la vie. L'idée de « naître » à 22 ans m'avait passablement énervée. Nouvelle maison, nouvelles connaissances... Nouvelle vie. Je crois que la pire chose qui me soit arrivée, suite à cette nuit, c'est l'oubli. L'ompossibilité de me souvenir des visages de ceux que j'ai aimé. Une réelle torture. Je mis un certain temps à accepter l'idée que mes parents, John, ne seraient plus que des impressions.

Je ne m'étais jamais considéré comme « gentil », mais j'ai vraiment eu l'impression de devenir méchant. Les employés de mon entreprise faisait pressions sur les clients d'autres entreprises quand ceux-ci ne payait pas à temps les-dîtes entreprises. Il nous arrivaient de malmener des gens, d'en tabasser d'autres. J'étais impitoyable. Aucun délai n'a jamais été accordé, et nos clients ont toujours été payés. Aussi mon entreprise m'a rapporté gros. Si gros qu'au bout de cinq ans, j'ai laissé ma place de PDG au plus prometteur de mes subalternes, et je me suis mis à la retraite. J'étais multi-millionaire à 27 ans, et mes parts d'entreprise me rapportaient plus que tout ce que je devais payer.
J'avais de ce fait énormément de temps libre. J'ai repris l'écriture. Les poèmes, tout ça...
Six mois plus tard environ, j'ai sombré dans la dépression. Je m'ennuyai. Je passai la journée entière dans ma villa. Je n'en sortait pas, ne mangeait presque plus. J'avais un jour entrepris de fouiller les quelques affaires personnelles qui avaient croupis de nombreuses années au grenier. Je ne reconnus pas les trois quarts d'entre eux. Mais au bout de quelques heures, mes mains se refermèrent sur un objet en bois, relativement petit, à 4 cordes. Mon violon. Juste à côté de lui était posé mon archet. Quinze minute plus tard, après avoir pris soin de l'accorder, j'étais debout au milieu du salon, violon à la main. Quelques jours plus tard, ma ré-adaptation était finie. C'était initialement déstabilisant de jouer sans voir. Mais ce n'étais qu'une épreuve de plus. Un beau matin, je me suis planté sur ma terrasse, et j'ai joué les premières notes du Sonate n°1 pour violon solo de Bach. J'ai toujours considéré Bach comme un génie. Mais il est devenu un sauveur. La musique que je jouait m'a plongé dans un état second, comme une sorte de nostalgie mélancolique. Et des images ont jaillis de ma mémoire. Des visages. Je me suis accroché à ces images, à la musique, gravant au plus profond de mon âme les reflets de ceux qui représentaient celui que j'avais été. Celui que j'aurai pu être. J'ai revu le Crépuscule.

Lundi 17 avril – 18h30

Je venais de commander un vol pour le Japon. Aucune idée de ce qui m'a pris. Surement les rumeurs insensées que j'ai entendues. Un nouveau monde... Peut être était-ce un vieux rêve insensé ou une crise de folie qui m'aura motivé, mais la décision fut rapide à prendre. Si un nouveau monde s'ouvrait au notre, je voulais en faire partie. Donc, quelques cinquante minutes après cette fameuse annonce télévisée à « Iteku », ma décision fut vite prise. Quitter le pays, même si je l'avais déjà traversé, me permettrai surement s'oublier un passé qui me hantait...
Deux heures plus tard, un domestique m'accompagnai à l'aéroport. Canne à la main, je parcourus difficilement la distance me séparant de mon avion. Je sortais pour la première fois en presque un an, pour quitter mon pays définitivement.
J'avais évidemment déjà prévu mon arrivée. Un penthouse en ville, et les domestiques allant avec.

Mercredi 20 avril – 12h00

Appuyé sur ma canne, j’attendais que l'un de mes domestiques m'ouvre la porte de mon nouveau penthouse. J'entrai. Mon installation se fit sans moi. Le décalage horaire m'avait épuisé. On m'indiqua le lit, et je me jeta dedans, dormant les 12 heures suivantes.

Le japonais est une langue... compliquée quand on vient soit même de l'autre bout du monde. L'apprendre était ardu. J'avais maintenant les bases, mais seule l'expérience me permettrait de m'améliorer. Je refusais d'entrer dans ce nouveau monde, la « Noerphilie » sans maîtriser mieux que ça la langue et surtout d'avoir rencontrer d'autre gens. J'étais seul dans cette ville (Non, les domestiques ne compte pas), et la dépression menaçait déjà de revenir. Il était temps de se bouger le cul.



Et voici l'achèvement du début de mon histoire. La suite ne demande qu'à être vécue.

Note:
 

Vous


Nom/Surnom : Guillaume (mon pseudo = Torak, Toto pour les intimes)
Âge : 16 ans
Sexe : ♂
Un ptit mot ? Je suis guitariste, motard, je rêve de faire du violon, j'ai fait du Krav Maga, de l'escrime, de l'aïkido, du karaté. j'aime écrire lire, et jouer, et ce forum va me permettre de faire les trois à la fois.
Comment avez-vous connu le forum ? Grâce à me sœur. On s'est inscrits en même temps.
Code du règlement : Code validé par Ai ! ^A^
Des suggestions, des compliments ? J'ai pas encore eu le temps de vraiment visité le forum, mais le peu que j'en ai lu, hormis tout ce qui concerne le règlement, semble très intéressant. L'équipe  administrative me paraît très chaleureuse, tout comme l'ambiance générale. Je trouve l'idée de base (Iteku, Show TV de Miss Harmony, puis Noerphilie) juste géniale. (N.B. : En me relisant j'ai constaté quelque chose... Je ne dis pas que le règlement est inintéressant mais qu'il est évident que je l'ai lu, et que je parle des rps d'autres utilisateurs.)
Avez-vous penser à signer le règlement ? Signature OK
Et le bottin des avatars ? Idem


Dernière édition par Dimitri Dawn le Dim 8 Mai - 13:20, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Dimitri Dawn   
Mar 3 Mai - 22:54

Bienvenue !
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MessageSujet: Re: [Terminé] Dimitri Dawn   
Jeu 5 Mai - 0:02

Hey & Bienvenue ♥
( omg. Albert Wesker en vava. Je craque complètement là ;////; )

Je m’occuperai de ta fiche quand celle-ci sera terminée, si tu as la moindre question n'hésite pas à envoyer un MP !  ^o^

Allez, bon courage pour ta fiche, mon grand ♥

EDIT : J'ai failli oublier, ton pseudo n'est pas bon, il faut un prénom + nom (ou prénom + pseudonyme). Aussi, l'avatar n'est pas à la bonne taille. Mais si tu as besoin que je le redimensionne ou encore que je fasse un avatar complet, n'hésite pas à me le demander. Je le ferais avec joie ♥
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MessageSujet: Re: [Terminé] Dimitri Dawn   
Dim 8 Mai - 13:23

Merci de votre accueil ^^ !
J'ai terminé ma fiche, aussi bonne lecture !
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MessageSujet: Re: [Terminé] Dimitri Dawn   
Dim 8 Mai - 18:13

Hello dear, me voilà ♥

Alors commençons. Le personnage est très intéressant ! Le caractère (badass) est bon, il correspond tout à fait à l'Arcane du Diable. Le pouvoir est bon aussi, avec ses avantages et ses limites, (et que je plussois d'ailleurs, j'avais un ancien perso aveugle qui avait un du même genre. Ah que de souvenirs >w<). Pour l'histoire, je l'ai complètement dévoré, j'adore vraiment ta plume ! Avec un humour assez agréable et tout ♥ D'ailleurs, je ne sais pas si c'était fait exprès, mais j'aime beaucoup la couleur des paroles de Dimitri qui est de plus en plus foncé à force qu'il passe un "sale moment". Bref, on connait son passé et l'annonce de Miss Harmony est présent, c'est tout bon !

Vu que tout est en ordre, je n'ai qu'une chose à dire...





Ton groupe va être attribué suite à cette validation! Tu peux dès à présent créer ta propre fiche de relations et faire ta demande de RP. Je t'invite à recenser ton pouvoir. Bonne journée à toi et encore bravo pour ta validation!

PS : Il te manque encore l'avatar pour Noerphilie mais vu que je m'en occupe on peut dire que c'est déjà réglé ♥
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[Terminé] Dimitri Dawn

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